«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une « opération hautement partisane »

Commissaire aux langues officielles : du « copinage » selon l’opposition

vendredi 19 mai

OTTAWA – La nomination d’une libérale notoire au poste de commissaire aux langues officielles a toutes les apparences d’une « opération hautement partisane », accuse l’opposition à Ottawa.

Témoignant devant le comité des langues officielles, jeudi, Madeleine Meilleur y est allée de quelques révélations-chocs qui ont fait bondir les députés de l’opposition conservateurs et néo-démocrates.

Pressée de question au sujet de ses liens avec l’entourage de Justin Trudeau, l’ancienne ministre ontarienne a admis avoir été en contact avec deux membres de la garde rapprochée du premier ministre avant et durant le processus de sélection.

Des personnes qu’elle considère d’ailleurs comme des « amis », dont elle a fait la connaissance au cours de son passage de plus d’une décennie en politique ontarienne.

En mêlée de presse, Madeleine Meilleure a fait valoir que ses contacts au sein du bureau de Justin Trudeau l’avaient plutôt désavantagée dans l’obtention du prestigieux poste.

« J’avais plus une côte à remonter à cause de mes 13 ans en politique », a-t-elle affirmé, qualifiant de « très rigoureux » le processus de nomination.

« Je crois fermement avoir les compétences pour occuper ce poste, a-t-elle tenté de rassurer. Je sais que je serai impartiale dans l’exécution de mes fonctions. »

L’ex-procureure générale et ministre déléguée des Affaires francophones de l’Ontario a dédié la majeure partie de sa longue carrière en politique municipale et provinciale à faire avancer la cause des francophones hors Québec.

Il n’en demeure pas moins, selon le chef du NPD Thomas Mulcair, que Mme Meilleur est « trop collée » aux libéraux pour demeurer objective.

« Elle ne peut absolument jamais siéger comme commissaire aux langues officielles pour la simple raison qu’elle n’a pas la distance critique nécessaire par rapport au gouvernement libéral de Justin Trudeau », a lancé M. Mulcair en point de presse.

Le député conservateur Bernard Généreux a quant à lui fait valoir que Mme Meilleur avait bénéficié d’un système de « copinage » pour obtenir le poste.

La nomination de Madeleine Meilleure a monopolisé une bonne partie de la période de questions, jeudi.

La ministre responsable des langues officielles, Mélanie Joly, a défendu le choix de son gouvernement en insistant sur le parcours de la principale intéressée.

« Je suis convaincue que nous sommes tous convaincus que Mme Meilleur est la meilleure candidate pour le poste de commissaire aux langues officielles », a répondu la ministre Joly.


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