«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Silence sur l’indépendance : vidéo 2

Comment les chefs du PQ peuvent-ils se regarder sans rire ?

Un parti inodore, incolore et sans saveur !

Tribune libre de Vigile
lundi 20 juin 2016
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Plus le temps passe et plus le cynisme des dirigeants du PQ devient évident. C’est particulièrement clair avec la présente course à la direction du Parti Québécois où tous les candidats présentent de simples variantes de la même stratégie de base, issue de l’establishment, et qui consiste à tromper les militants sur les véritables intentions du parti concernant l’indépendance tout en inventant des formules toujours de plus en plus ingénieuses pour attirer à lui le plus de votes fédéralistes possible.

C’est le sujet de la présente vidéo.

Bon visionnement,

Jean-Jacques Nantel, ing.

https://youtu.be/J3CNDfrg90A

Maintenant, voici le résumé écrit de la présente vidéo :

Depuis 20 ans au moins, le PQ vit une contradiction majeure : ses députés veulent seulement se faire élire alors que ses militants, eux, travaillent gratuitement, parfois depuis cinquante ans, dans le but de réaliser l’indépendance.

La solution que les dirigeants du parti ont trouvé à ce problème est de simplement déclarer aux militants que le parti doit d’abord se faire élire s’il veut pouvoir un jour faire l’indépendance. Et ils ajoutent que ce sera beaucoup plus facile pour eux de faire la promotion du projet quand ils seront au pouvoir. Or, tout cela, c’est de la pure foutaise puisque les gens au pouvoir se plaignent tous de ne même pas avoir le temps de voir leurs enfants.

Parce qu’ils ne croient plus que l’indépendance soit réalisable, les députés du PQ cherchent à se faire élire en évitant soigneusement de parler des avantages que nous tirerons tous de l’indépendance devant les caméras de la télévision pour plutôt passer leur temps à vilipender le ¨gros méchant Couillard¨.

S’ils trahissent ainsi leurs militants, c’est parce qu’à force de leur répéter qu’il est impossible de gagner une élection en parlant d’indépendance, les fédéralistes ont fini par les convaincre d’abandonner le projet pour plutôt reprendre à leur compte la propagande fédéraliste.

Comme la valeur intellectuelle du PQ a beaucoup baissé depuis Jacques Parizeau, il existe désormais une sorte de partage des tâches entre les électoralistes du PQ et leurs maîtres à penser fédéralistes qui les alimentent en continu avec des excuses, des slogans, des idées, des arguments et, surtout, avec des sondages d’opinion qui arrivent toujours au moment opportun pour influencer le décisions prises au PQ.

Maintenant que le PQ a réussi à se débarrasser d’un gêneur comme PKP qui voulait parler d’indépendance, il a organisé une nouvelle course à la direction, à la sauvette et pendant l’été, de manière à s’assurer que les candidats proviendraient tous de la même école de pensée.

Martine Ouellet, par exemple, nous dit qu’elle fera son référendum dans six ans, soit à la fin d’un premier mandat. Est-ce que cela veut dire qu’elle a des choses à dire pendant six ans à la population sur le sujet de l’indépendance ? Ben, non ! Cela veut dire qu’elle compte gaspiller les deux ou trois prochaines années qu’elle va passer à ne rien faire dans l’opposition pour NE PAS parler d’indépendance. Et elle a l’intention d’en gaspiller trois autres après sa prise du pouvoir en se faisant détester de tout le monde en coupant à gauche et à droite pour finalement demander à des électeurs en colère de voter ¨oui¨ à 50% +1 à son référendum.

En fait, elle se dit que si, par miracle, elle gagnait ce référendum, elle pourrait facilement se faire réélire pour pouvoir réaliser l’indépendance et que, dans le cas où elle le perdrait, ce qui est pratiquement certain, elle pourrait déclarer que le Québec, après 25 ans sans référendum, a besoin de se reposer et que, par conséquent, elle va demander un nouveau mandat à la population, mais sans référendum. Dans les deux cas, elle calcule qu’elle se ferait facilement réélire.

Alexandre Cloutier, lui, est le champion toutes catégories pour la course à obstacles devant hypothétiquement mener à un référendum. D’autre part, il nous dit qu’il veut devenir le chef d’un parti indépendantiste mais que, comme il n’a jamais réfléchi à la façon de réaliser l’indépendance, il aura besoin d’un autre dix-huit mois (sans parler l’indépendance) pour y penser. C’est ça, le futur père de l’indépendance ? Hé bien !

Lisée, lui, suit ses maîtres à penser fédéralistes et nous annonce que, sous sa gouverne, le PQ deviendra une simple copie du PLQ. Ce que lui et ses pareils ne comprennent pas, c’est qu’en abandonnant le seul projet qui ait jamais été capable de rassembler la gauche, le centre et la droite dans un même parti, le PQ se dirige vers une catastrophe électorale historique puisqu’il ne pourra pas faire disparaître la CAQ, QS et ON qui lui mangent une énorme proportion d’un vote francophone en déclin constant.

Ceci étant dit, il y aurait bien une autre stratégie que le PQ pourrait utiliser pour gagner. Ce serait simplement d’être honnête avec tout le monde. Il lui suffirait de s’appuyer sur le 41% de souverainistes que compte le Québec et de faire une promotion active de l’indépendance pendant les années passées dans l’opposition dans le but de faire monter les appuis au projet pour finalement tenir et gagner un référendum en début de premier mandat, comme l’avait fait un gagnant comme Jacques Parizeau.

Après cinquante ans d’attente, il est grand temps que les militants du parti se révoltent et fassent comprendre aux chefs du PQ que, s’ils continuent à les tromper aussi effrontément, ils ne voteront pas pour eux. C’est manifestement le seul argument que ces gens-là comprennent.

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