«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Indépendance politique du Québec

Votez pour Pierre-Karl Péladeau

Le « pays » sera plus et autre chose qu’un « État fédéré ».

Chronique de Bruno Deshaies
mercredi 13 mai 2015
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En fait, il faudra plus que du « souverainisme de province » pour accéder dans un temps raisonnable à l’indépendance. Après le Chanoine Lionel Groulx, il y a eu l’École de Montréal que nous pourrions surnommer le trio des historiens Brunet, Frégault et Séguin. Ces trois universitaires étaient d’accord sur un point majeur, à savoir que l’État du Québec devait se développer de telle façon qu’il puisse assumer collectivement et majoritairement l’ensemble des pouvoirs d’un État souverain.

Dès les années 1950-1960, l’étude du fédéralisme canadien avait suffisamment démontré les LIMITES de l’autonomie provinciale que Maurice Duplessis avait réussi à pousser jusqu’à dans ses derniers recoins des possibilités maximales du fédéralisme décentralisé. Le député fédéral de Québec-Est, le Premier ministre du Canada, Louis Stephen St. Laurent, avait répondu à Duplessis (il y a 60 ans) en ces termes : « Le Québec est une province comme les autres. » Cette devise de l’unité canadienne n’a pas changé d’un iota.

Malgré tous les efforts de la Révolution tranquille pour redresser la situation, cette lancée fut finalement stoppée par la Loi constitutionnelle de 1982 − cette dernière constitution qui confirmait le caractère hautement centralisé de la loi fondamentale canadienne et faisait de la Cour suprême l’arbitre politique par le biais légaliste des rapports de pouvoir au Canada. Parler aujourd’hui du « souverainisme de province » s’est se faire des illusions.

Le disque a assez tourné pour ne plus être audible par la majorité des Québécois. S’imaginer qu’une nouvelle Révolution tranquille nous conduira à l’indépendance nationale, c’est croire encore au « beau risque » de René Lévesque. Depuis le dernier référendum, qui peut nous dire, les yeux grands ouverts, qu’un provincialisme nouveau style Martine Ouellette ou Alexandre Cloutier vont nous conduire quelque part. À mon humble avis, c’est une fumisterie aux yeux de l’histoire. C’est faire preuve d’illusionnisme.

Maintenant, que faut-il penser de ceux et celles qui se demandent ce qui pourrait changer de bon et beau dans nos vies si on était vraiment maître chez nous ? Cette question saugrenue démontre une confusion considérable sur l’apport du collectif ou de la société comme organisme national sur chaque individu.

« Cette perte de notre maîtrise totale de la société québécoise est grave. »

En ce moment, les privations politiques collectives des Québécois au plan national en tant que nationalité annexée limitent les possibilités de chacun de nous quant à l’horizon de nos champs individuels de développement maximal. L’horizon de chacun de nous est bloqué par le remplacement de l’AUTRE dans tous les pouvoirs qui relèvent du fédéral et de leurs conséquences en économique et au culturel. Cette perte de notre maîtrise totale de la société québécoise est grave. Le système CANADIAN est bâti et se développe au-dessus de nous tout en nous considérant comme un appendice gênant. Les preuves s’accumulent depuis 1763. La bonne entente est un mythe.

Monsieur Péladeau est sûrement le candidat le plus réaliste pour défendre le bien commun collectif et le développement progressiste des Québécois et de la nation québécoise. Le défi est de taille mais il a l’étoffe pour y parvenir. Lui faire confiance signifierait que nous pouvons nous faire confiance mutuellement et que nous pouvons travailler ensemble afin d’établir l’État québécois sur ses propres bases constitutionnelles comme nation INDÉPENDANTE.

Ainsi le « pays » pourra afin éclore dans le monde en tant qu’unité politique souveraine. Je crois que Monsieur Péladeau est l’homme capable de tenir explicitement ce discours indépendantiste s’il est supporté par une majorité de Québécoises et de Québécois.

Soyons fiers d’entreprendre ce périple avec lui dans l’amitié et la détermination du gagnant.

Commentaires

  • Jean-Claude Michaud, 15 mai 2015 23h14

    Victoire claire pour le nouveau chef légitime du Parti Québécois. Pierre Karl Péladeau est maintenant celui qui va pouvoir proposer au Québécois de faire de leur nation un pays indépendant ouvert sur le monde.

    Très bon discours de monsieur Pierre Karl Péladeau ce soir. Il a aussi tendu la main à tout le monde et a été très rassembleur dans la victoire. Il a été très élégant dans son remerciement à ses opposants de la course. Il pourra faire une belle place à Alexandre Cloutier et Martine Ouellet qui ont terminé la course avec lui.

    Maintenant, le temps de l’union des indépendantistes et souverainistes de toutes tendances est arrivé. Il faut maintenant commencer le travail pour préparer les études à jour sur l’indépendance et aller convaincre les gens même parmi les jeunes et les immigrants de se joindre au projet de pays.

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