«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Joseph Facal d’accord avec la municipalisation de l’Assemblée nationale

Chiens dangereux : 100% d’accord

Promesse faite, promesse tenue : le projet du ministre Coiteux sur les chiens dangereux est réaliste, rigoureux et raisonnable.

On interdira à l’avenir de posséder un pitbull ou un chien issu d’un croisement avec un pitbull.

L’euthanasie sera obligatoire si un chien attaque et blesse gravement.

Il y aura des droits acquis pour les propriétaires actuels sans passé criminel.

Est-ce un hasard si les gens avec de lourds dossiers criminels, quand ils veulent un chien, optent rarement pour le caniche ou le golden retriever ?

Le reste du projet semble aussi marqué par un solide bon sens.

Agressifs

Initialement, j’ai été surpris de constater que mes chroniques passées sur l’interdiction des pitbulls me valurent des réactions extraordinairement virulentes.

À plus d’une reprise, je me suis fait dire par le sympathique propriétaire de son gentil toutou qu’il le lâcherait sur moi s’il le pouvait.

Je visualise la scène : « Allez, Satan, c’est Facal, attaque mon bébé, attaque, en plus c’est un intellectuel “séparatisse” !!! »

Même quand l’opposition à mon propos est moins extrême, il est inutile de raisonner avec des gens dont j’ai fini par connaître par cœur les rengaines.

« Une loi ne règle pas tout ».

« Le problème, c’est uniquement le maître ».

Leur « gros beubé d’amour » n’a jamais fait de mal à personne.

Tout cela peut être vrai, mais c’est étiré au-delà du raisonnable.

C’est déjà beaucoup de parvenir à leur faire admettre que, indépendamment du maître, il y a des types de chiens plus dangereux que d’autres.

L’idée qu’il n’existe aucun droit de faire peur à autrui au nom de son plaisir personnel ne les ébranle pas un instant.

Évidemment, ces points de vue sont surtout véhiculés par les propriétaires de ces chiens ou par des jeunes pour qui toute imposition de la moindre limite est une intolérable atteinte à la liberté individuelle.

Une autre réaction fort répandue est celle de la personne qui, de très haut, entreprend de faire mon « éducâââtion », qui m’explique gentiment que « ce n’est pas si simple », qui me renvoie à des vidéos ou me cite des « études » qui « prouvent » que...

Essentiellement, on ne connaît rien à rien si on ne pense pas comme eux.

Sécurité

Une autre réaction m’a désarçonné.

Je plaide coupable du fait qu’il y a, parmi mes amis, une assez forte proportion d’intellectuels.

Parmi eux, plusieurs trouvent ce débat en dessous d’eux, désespérément plébéien, révélateur d’une société en panne de sens et de grandeur authentique.

J’ai davantage de patience avec eux, car je sais que le jour où, promenant leur bébé en poussette dans leur quartier, ils tomberont sur un jeune homme qui peine à contrôler Boris ou Killer, ils changeront d’avis en moins de temps qu’il n’en faut pour changer une couche.

Nous sommes ici devant un pur et simple enjeu de sécurité publique, qui devait être pris en charge, au même titre que la conduite automobile ou la possession d’une arme à feu.


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Les dérives de notre temps

 

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