«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Tous unis, et tous égaux, devant la loi

« Ces gens-là »

Comme nous l’a appris Lise Ravary dans son blogue mercredi, certaines personnalités de la communauté musulmane souhaiteraient la création d’une DPJ pour musulmans.

Pourquoi ?

La loi est pourtant claire : on n’a pas le droit de maltraiter un enfant, point.

Cette loi s’applique à tous les Québécois, indépendamment de leurs croyances et de leurs origines.

Pourquoi aurait-on besoin d’une DPJ religieuse ?

Au Québec, ce n’est pas la loi de Dieu qui nous régit. C’est la loi des hommes.

UNE ATTITUDE RACISTE

La loi n’a pas à tenir compte des particularités religieuses ou culturelles de tout un chacun.

La loi est aveugle. Elle se fout de la couleur de votre peau, de votre sexe, de votre orientation sexuelle, de votre religion et de vos origines.

À ses yeux, nous sommes tous pareils.

Aucun trait culturel ne saurait permettre, justifier ou « expliquer » la maltraitance d’un enfant.

Tu n’as pas le droit de maltraiter un enfant, que tu sois catholique, protestant, juif, musulman, mormon, baptiste, agnostique ou athée.

Dans ton pays, on traite les femmes et les enfants différemment qu’ici ?

On s’en fout. On n’est pas dans ton pays, on est ici.

Et ici, c’est comme ça que ça se passe.

Raciste, mon propos ?

Non : ce qui est raciste, c’est de dire que « chez ces gens-là », ça se passe différemment. Que « dans ces groupes-là », les femmes et les enfants n’ont pas les mêmes droits que les autres citoyens québécois.

Que « ces personnes-là » ont besoin d’organismes spéciaux qui tiennent compte de leurs particularités et de leur façon de vivre lorsque vient le temps d’appliquer la loi.

Ça, c’est enfermer des individus dans leur culture. C’est les emprisonner dans leur religion.

C’est les traiter en citoyens « à part ».

On ne peut pas, d’un côté, demander d’être reconnu comme un Québécois à part entière, et de l’autre, exiger un traitement spécial sur la base de son origine ou de ses croyances.

À QUAND UNE DPJ POUR GAIS ?

C’est quoi, la suite ?

Des services de police pour tel ou tel groupe ? Des tribunaux pour tel ou tel groupe ?

Un système de justice à la carte, qui varie selon l’origine ethnique de la personne accusée ?

Un Schtroumpf qui frappe son enfant, c’est plus acceptable qu’un Québécois de souche qui frappe son enfant, car dans la communauté schtroumpfe, les pères sont plus sévères, c’est bien connu ?

Voyons !

S’il est prouvé que certains employés de la DPJ manquent d’ouverture à la diversité, qu’on leur donne une formation, c’est tout.

On n’a pas à créer un organisme à part, dédié aux membres de telle ou telle communauté.

Faudrait-il créer une DPJ pour homosexuels étant donné que de plus en plus de gais adoptent des enfants ?

« NOUS »

Voici ce que dit la loi : « La sécurité d’un enfant est considérée comme compromise lorsqu’il se retrouve dans une situation d’abandon, de négligence, de mauvais traitements psychologiques, d’abus sexuels ou d’abus physiques... »

Il n’est pas question de culture ou de religion.

« Eux » n’existe pas.

Il n’y a que « nous ».

Tous unis, et tous égaux, devant la loi.


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