«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le prochain chapitre de la Dépossession tranquille

Le Canada dans la tourmente

Ce qu’on vous cache et qu’il ne faut absolument pas que vous sachiez

La partie va se jouer sans le Québec et contre ses intérêts

Chronique de Richard Le Hir
samedi 12 juillet 2014
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Il y a une dizaine de jours, coup sur coup, en pleine torpeur caniculaire, deux informations sont tombées. Deux informations critiques pour l’avenir du Canada, donc du Québec, que nos médias fédéralistes se sont empressés d’ignorer.

Si Le Devoir a vaguement fait écho à la décision de Moody’s d’inscrire l’Ontario sur sa liste de surveillance avec une perspective négative en raison de l’impossibilité dans laquelle elle va se trouver d’atteindre ses cibles de réduction de son déficit, il n’a, en revanche - et pas plus que les médias de Québecor, de Gesca ou Radio-Canada - fait la moindre allusion à une étude de la School of Public Policy de l’Université de Calgary qui conclut que la situation de l’endettement en Ontario est « pire que celle du Québec » !

Non, vous ne rêvez pas, vous avez bien lu, « pire que celle du Québec ».

Mais alors, tous ces articles que vous avez lus dans La Presse sous la signature d’André Pratte ou celle d’Alain Dubuc, dans le Journal de Montréal sous celles de prétendus « lucides » comme Michel Hébert, Jean-Jacques Samson, ou de tous ces chroniqueurs de la droite libéralo-caquo-fédéralo-mondialiste à la solde des Desmarais ? De la propagande pour vous faire voter, vous et tous les autres Québécois, du « bon bord » !

La nouvelle est tellement grosse et lourde de conséquences, en plus de trancher sur les perceptions alimentées par les médias à la solde, que je vous la traduis :

L’Ontario et le Québec confrontés à des choix difficiles : un endettement [surtout] attribuable à de mauvaises politiques – L’Ontario est plus mal en point que le Québec

CALGARY, 3 juillet 2014 /CNW/ - Quelle est la principale cause de l’endettement public au Canada ? S’agit-il des politiques publiques mises en oeuvre par les gouvernements, ou plutôt d’autres facteurs comme les taux d’intérêt ou le contexte économique ? Répondre à cette question constitue pour les gouvernements la première étape de la prise en contrôle de cet endettement.

La dernière étude de la School of Public Policy examine les cas de l’Ontario et du Québec pour déterminer de quelle façon ils ont accumulé leur dette, les implications de celle-ci sur leur fiscalité et leurs dépenses, et comment ils peuvent la juguler.

L’étude conclut que les politiques publiques sont très largement responsables de l’endettement des gouvernements, les autres facteurs ayant une incidence négligeable. Il n’existe aucun doute dans l’esprit des auteurs que l’Ontario et le Québec devront faire face à des choix très difficiles. L’étude propose même des solutions hardies qui vont avoir d’importantes répercussions sur les contribuables. Elle précise enfin que l’Ontario devra prendre des mesures nettement plus radicales que le Québec.

Vous pouvez trouver le texte complet de l’étude à l’adresse suivante :

SOURCE The School of Public Policy - Université de Calgary
[Ma traduction et mes caractères gras]

Avouez que vous ne vous y attendiez pas, et que ça bouleverse toutes vos idées reçues sur la situation financière du Québec. L’Ontario devra prendre des mesures nettement plus radicales que le Québec ! C’est une conséquence directe de la crise de 2008 que j’avais déjà signalée dans un article intitulé « Demain l’indépendance », rédigé à l’invitation de Robert Laplante, directeur de la Revue de l’Action Nationale, et publié dans le numéro novembre-décembre 2011 de cette dernière (également disponible sur Vigile).

Comme je le soulignais alors :

Mais le mal est fait, et l’Ontario, de vache à lait du système fédéral des transferts sociaux et de la péréquation qu’elle était encore jusqu’en 2008, est devenue un fardeau pour le Canada. Ce n’est pas moi qui le dis – j’aurais trop peur d’être taxé de menteur - c’est Jeffery Simpson, le réputé chroniqueur du Globe and Mail, dans un billet daté du 25 mars 2010 intitulé « Ontario lifted Canada up. Now it’ll drag it down », passé largement inaperçu et prestement escamoté pour cause d’excès de franchise et injure grave à l’image que le fédéralisme canadien se doit de maintenir en tout temps face aux ambitions nationales du Québec.

Je me permets de citer son texte en entier, car vous ne trouverez jamais un portrait plus véridique de la situation dans laquelle se trouve désormais le Canada :

[MA TRADUCTION] « Les Canadiens doivent comprendre qu’à partir de maintenant, la confédération ne sera jamais plus la même. En effet, l’Ontario, qui fut un temps la vache à lait du système, est devenu un poids plume financier.

L’époque où les surplus de l’Ontario pouvaient être redistribués ailleurs en toute impunité politique sans contrecoups économiques est révolue. Plutôt que de porter le Canada à bout de bras, l’Ontario va l’entraîner par le fond.

Quelle est la gravité de la situation ? Imaginez l’inimaginable : d’ici quatre ans, et peut-être même trois seulement, le fardeau de la dette de l’Ontario en proportion de son PIB sera équivalent à celui du Québec, pendant longtemps le plus lourd au Canada.

Au Québec, cependant, on cherche à réduire ce fardeau en raison du vieillissement de la population et de la décennie de faible croissance qui s’annonce. La question de savoir si le Québec prendra les mesures nécessaires pour réduire son endettement demeure ouverte, mais au moins, les Québécois les plus sérieux en débattent.

Mais en Ontario, le premier ministre Dalton McGuinty et la plupart des Ontariens semblent se soucier comme d’une guigne que leur province passe du statut d’homme fort à celui de mauviette.

Le budget ontarien déposé hier décrit la lugubre réalité : un déficit de 21,3 milliards $ cette année, suivi de six autres années d’encre rouge qui ajouteront un autre 100 milliards $ à la dette de la province. Et la situation risque d’être pire, et même bien pire, que le budget ne le suggère.

Pour commencer, les projections du ministre des Finances Dwight Duncan sur sept ans sont, par définition, totalement fantaisistes. Ni M. Duncan ni M. McGuinty n’ont de chance d’être encore là dans sept ans. Il est déjà suffisamment grave que le gouvernement Harper à Ottawa se soit mis à faire passer ses lectures à cinq ans dans le marc de café pour des prévisions solides. Mais voilà que l’Ontario surenchérit avec des prévisions encore moins crédibles sur sept ans.

Et puis, il y a la question des taux d’intérêt. Ils sont très bas maintenant, mais ils finiront par grimper. La seule question est de savoir quand et de combien. À chaque fois qu’ils grimperont d’un point, le déficit de l’Ontario grimpera d’un demi milliard.

Et puis il y a le plus gros monstre de tous, le déchaînement des coûts du système de santé. Depuis des années, les dépenses de santé croissent au rythme de 6 % en Ontario. Puisque ces dépenses comptent pour 46 % de toutes les dépenses de programme, l’absence totale de tout effort sérieux pour en limiter la progression est en train d’obérer le budget provincial au complet.

Il y a quelques années, le gouvernement McGuinty avait promis que la progression annuelle de ces dépenses serait maintenant ramenée à 3 %. Cette promesse était totalement fantaisiste. Et le budget d’hier la reprend en annonçant que le rythme annuel de progression des dépenses de santé passera de 6 à 3 % dans un délai de deux ans, et demeurera à ce niveau par la suite.

Les chances que cela se produise sont nulles. L’effet combiné de l’inflation et de la croissance démographique va à lui seul induire une progression de 3 % à laquelle vont se greffer les effets de la hausse des salaires et des prestations, de l’augmentation des dépenses de médicaments, du coût de nouvelles procédures, et de l’accroissement de la demande de service causée par le vieillissement de la population.

Ce qui nous amène à la dernière raison pour laquelle on ne peut accorder aucune foi au budget d’hier. Le gouvernement ne va pas rouvrir les conventions collectives du secteur public, mais il va chercher à geler les conditions de travail à leur expiration. Les syndicats du secteur public en Ontario sont bien organisés, ils ont des poches profondes, et ils ont une longue tradition de militantisme. Leur faire entendre raison ne sera pas une tâche facile, et encore moins de leur faire accepter un gel des salaires sur une longue période.

La situation budgétaire risque donc d’être infiniment pire que le gouvernement ne le prévoit.

Et il n’y a qu’à regarder le budget sous un angle différent pour comprendre que les services publics vont faire eau de toutes parts.

Les hôpitaux vont voir leur budget augmenter de 1,5 %, ce qui, dans un contexte où leurs coûts grimpent à un rythme beaucoup plus rapide, va se traduire par une réduction du nombre des interventions et une augmentation des temps d’attente.

Les universités se font dire de se préparer à recevoir 20 000 étudiants ontariens de plus, et le double des étudiants étrangers alors qu’on leur verse des sommes dérisoires pour de nouveaux édifices et rien du tout pour des nouveaux professeurs. Le résultat est prévisible, des classes surpeuplées au premier cycle dont les étudiants font déjà les frais au plan de la qualité de l’enseignement.

Le Grand Toronto, la zone urbaine la plus importante du pays, a un métro vétuste dans lequel aucune somme importante n’a été investie depuis des décennies. Le nouveau budget coupe 4 milliards $ qui devaient être investis dans un plan à long terme pour développer les transports rapides. Un réseau qui ne parvient pas à suivre la croissance de la population qu’il dessert est voué à la régression.

En d’autres termes, l’effondrement de l’Ontario va se poursuivre, sans éveiller la moindre sympathie ailleurs au pays. Les répercussions, elles, vont se faire ressentir à travers tout le pays. »

Songez-y ! En quelques lignes bien fournies en épithètes péjoratives généralement réservées au Québec, Simpson sonne le glas non seulement de l’Ontario, mais aussi du Canada.

[…]

L’effondrement de l’Ontario place le Canada dans la situation d’avoir à dépendre essentiellement, comme il y a cinquante ans, de ses matières premières pour la création de richesse et la redistribution. Cependant, les besoins sont infiniment plus grands aujourd’hui qu’ils ne l’étaient alors, ce qui le place dans une position très précaire.

Ainsi, pour ne prendre que l’exemple du pétrole, tout ralentissement de la demande mondiale aurait immédiatement pour effet de plonger le Canada en situation de crise, dans la mesure où le seuil de rentabilité du pétrole qu’il tire en plus grande partie des sables bitumineux de l’Alberta est très élevé (aux alentours de 70 $ le baril).

Or tous les indicateurs mondiaux annoncent désormais un ralentissement important de l’activité économique, et il est donc tout à fait raisonnable de penser que le prix du pétrole va baisser au niveau du seuil canadien de rentabilité, et peut-être même en deçà, comme ce fut le cas lors de la dernière crise financière. On se souviendra que le prix du pétrole avait atteint un creux de 33,87 $ US le 21 décembre 2008. »

Si la crise budgétaire ontarienne semble avoir tardé à se manifester plus tôt, c’est que les mesures d’assouplissement quantitatif prises par les grandes banques centrales depuis lors ont retardé le moment fatidique en permettant à l’Ontario, comme d’ailleurs à tous les gouvernements, de se financer à des coûts très bas et en empêchant que leur dette n’explose par le jeu des taux d’intérêt.

Mais la décision de la FED de mettre fin à sa politique d’assouplissement quantitatif devant son échec avéré à relancer la croissance économique et la menace qu’elle fait peser sur la survie des marchés financiers en raison de la déconnexion qu’elle provoque entre les fondamentaux de l’économie et la valorisation des titres ramène à l’avant-scène les difficultés financières des gouvernements.

L’argent va devenir rare et cher, et l’Ontario est en très mauvaise posture, encore pire que celle du Québec, comme nous le rappelle opportunément l’étude de l’Université de Calgary. Sous ses conclusions en apparence neutres se cache un énorme bras de fer entre l’Alberta et l’Ontario pour le contrôle de l’agenda politique au Canada.

Notons au départ que cette étude émane de l’Alberta, une province dont l’élite universitaire ne s’est pas distinguée jusqu’ici sur le plan de sa participation aux grands débats nationaux. Ses deux sujets de prédilection, la propriété des richesses naturelles et le sénat triple E, l’intéressent exclusivement dans l’optique des intérêts de l’Alberta, et c’est donc dans l’optique de ces intérêts qu’il faut interpréter son incursion dans le débat sur le redressement des finances publiques de l’Ontario et du Québec.

Notons aussi que ce genre d’étude émane généralement d’organismes au service ou à la solde d’Ottawa comme l’Institut CD Howe, l’Institut Pembina, le Conference Board ou autres. Elle n’est donc pas téléguidée par l’establishment fédéraliste canadien, et aucun de ces organismes n’aurait jamais produit une telle étude qui va à l’encontre de ses intérêts et qui met en relief des informations que sa propre narration s’efforce d’occulter.

Si son analyse se penche sur le cas de l’Ontario et du Québec, c’est que ce sont les deux provinces qui vont s’accaparer dans les années à venir le gros des paiements de péréquation, et que c’est l’Alberta qui va être appelée à fournir le plus gros de l’effort pour en assurer le financement via ses revenus pétroliers.

Or aussi importants soient ces revenus, ils ne sont pas comparables en profondeur et en solidité à ceux que l’Ontario tirait encore il y a quelques années de sa puissance manufacturière et qui avaient permis au Canada, pendant quelques décennies, d’échapper à la tyrannie de l’évolution cyclique des revenus de l’exploitation des richesses naturelles.

L’Alberta craint donc de voir son propre élan de développement économique brisé par des responsabilités financières trop lourdes à l’endroit du reste du Canada, d’où son désir entre autres d’abolir la péréquation. Et elle craint surtout de se faire imposer un agenda qui ne correspondra pas au sien. Les Albertains sont habités encore aujourd’hui par la hantise du fameux Programme énergétique national mis en place par Pierre-Elliott Trudeau à la fin des années 1970 en réaction à l’augmentation en flèche des prix du pétrole sur les marchés mondiaux.

Le premier ministre de cette province à l’époque, Peter Lougheed, avait été jusqu’à ordonner la fermeture des puits de pétrole de sa province pour contrer les visées fédérales, et cet épisode avait été à l’origine de la relation particulière qui s’était établie entre le Québec et l’Alberta.

Aujourd’hui, devant les nuages qui s’accumulent à l’horizon économique, et face à la possibilité que les Conservateurs de Harper perdent le pouvoir ou soient tentés de sacrifier les intérêts de l’Alberta pour être réélus, les promoteurs de l’Alberta Agenda, un manifeste ultra conservateur lancé en 2001 sous la signature entre autres de Stephen Harper, Tom Flanagan et Ted Morton, qui forment un lobby politiquement très influent sous l’aura prestigieuse de l’Université de Calgary, servent un coup de semonce à tout le Canada.

Si Stephen Harper n’a guère besoin de présentation vu ses fonctions de premier ministre du Canada, il n’en va pas de même des deux autres. Flanagan et Morton sont deux universitaires américains établis au Canada de longue date. Ils entretiennent depuis longtemps des liens très étroits avec l’industrie pétrolière et les milieux politiques albertains. Flanagan a été conseiller politique de Stephen Harper, et Ted Morton a été ministre des Ressources naturelles de l’Alberta.

Devenu premier ministre du Canada, Stephen Harper a dû élargir sa perspective, et s’il continue de se prétendre décentralisateur, les réalités politiques canadiennes l’ont obligé à prendre ses distances avec l’Agenda de l’Alberta. Harper sait aussi qu’il va avoir besoin de l’Ontario pour être réélu, comme je le soulignais dans une chronique récente. C’est ce qui explique sans l’ombre d’un doute la relance du projet de commission nationale des valeurs mobilières à laquelle nous avons assisté cette semaine.

Mais s’il ravit l’élite des affaires concentrée dans quelques comtés huppés de Toronto, il ne peut suffire à attirer aux Conservateurs le nombre de sièges requis dans cette province pour former un gouvernement majoritaire. Il va lui falloir autre chose (comme le plan que j’évoquais dans ma chronique du 22 juin dernier), et le coup de semonce de Calgary constitue un signe que les Albertains redoutent d’être sacrifiés sur l’autel des ambitions politiques de Harper sur fond d’urgence économique nationale, comme ils l’avaient été par Trudeau dans les années 1970.

Dans cette affaire, les intérêts de l’Alberta et du Québec sont objectivement identiques. L’enjeu, c’est le contrôle de leurs richesses naturelles. Cette communauté d’intérêts explique pourquoi l’analyse de la School of Public Policy rendue publique il y a une dizaine de jours ménage le Québec en concentrant son tir sur l’Ontario, perçue comme la responsable de la « dérive canadienne » de Harper.

Mais si Peter Lougheed avait pu se trouver un allié en René Lévesque pour la défense des droits des provinces, il n’est pas du tout certain que Philippe Couillard a autant à coeur les intérêts du Québec que ne les avait René Lévesque. Il y a même tout lieu de craindre le contraire.

Couillard est un Canadien, René Lévesque était un Québécois. Couillard est personnellement vulnérable (Arabie Saoudite, CUSM, etc.), et Ottawa dispose de tous les leviers et de toutes les informations pour le confondre, alors que René Lévesque ne l’était pas. Couillard va suivre les ordres d’Ottawa et de l’Empire Desmarais, et tant pis pour le contrôle de nos richesses naturelles.

Commentaires

  • Michel (Mike), 23 juillet 2014 16h08

    Le Québec est là pour rester car nous sommes "Unique" en cette
    terre d’Amérique et s’est cela qui dérange. Nous ne voulons pas nous
    conformer au modèle établie par nos voisins. Nous sommes se que nous sommes et s’est bien ainsi. La minute ou quelqu’un que nous aimons change, nous avons le "don" de le constater, en anglais
    l’expression se traduits par "The forty rules of love" et en Français
    cela deviens un poème " La fleur séparée du rosier se meurt et se flétrie, mois séparé de toi je pleure et je m’ennuie"

  • Michel (Mike), 21 juillet 2014 16h09

    Nous vous en faites pas outre-mesure mes chers amis anglo. et Allo. Tout particulièrement Montréal et sa couronne.
    Vous avez déjà conquis cette ville.

    On vous laisse en héritage pour le hockey, le "CH" pour le baseball
    le retour des "Expos" et pour le soccer " l’impact" J’oublia pour le football " Les Alouettes." Pour le tennis attendons voir se que va
    faire la belle Eugénie, oh excusez Eugenie. Je ne viens pas de la
    ville et j’en perds déjà mon accent.

    S’est peu dire mais la perception des choses peut changer
    dépendamment du point de vue ou on se situe. Si jamais il vous
    viens l’idée de voir autre chose, le Québec est toujours là.

  • Michel (Mike), 17 juillet 2014 16h57

    Quel est la plus grande richesse de l’Alberta, le "pétrole" Quel est la
    plus grande richesse "naturelle" du Québec, l’électricité crée par l’eau. Tout le monde sais que nous allons manqués d’eau avant de
    manquer de pétrole. Donc quel est cet empressement pour le pétrole. En lui-même le pétrole est une force inerte tandis que l’eau
    est une force vivante tout comme le vent. Ex : Bateau moteur
    versus voilier. Ca vaut la peine d’y penser !!!!!

  • Michel (Mike), 17 juillet 2014 08h14

    J’ai toujours eu l’impression que le Québec regorgeai de richesses naturelles. Entre autre l’hydro-électricité et que l’Ontario n’était
    qu’une grande entrepôt distributeur de produits de consommation.
    Se serait quand même aberrant que le Québec vienne en aide à l’Ontario avec son hydro-électricité. Qu’attends le gouvernement du Québec pour réagir et "vendre" à bon prix son électricité à son voisin
    et ainsi le sauver d’une faillite éventuelle. La situation est cocasse mais probable. Attendons la suite.

  • daniel dube, 14 juillet 2014 07h48


    Le Canada est un pays de CONS !.........La preuve ?........pour élire comme 1er ministre Jean Chrétien ou Joe Clark ou P E Trudeau ou John Turner ou pire encore Stephen Harper, faut être CONS en tabarnak !!!!

  • Mario Goyette, 13 juillet 2014 20h06

    Je me demande bien pourquoi le nouveau chef du bloc québécois Mario Beaulieu est si silencieux, c’est pas les occasions qui manquent pour apostropher Stephen Harper en le traitant de complice de génocide en faveur de l’armée israélienne.

    Des « boucliers humains » à Gaza, dit Harper

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2014/07/13/001-harper-conflit-israel-palestine-gaza-hamas-bouclier.shtml

  • Michel LeBlanc, 13 juillet 2014 18h46

    Il ne faudrait tout de même pas se réjouir d’avoir des voisins en difficultés financières. Si en plus de l’Ontario on ajoute les difficultés des é.u. et de plusieurs provinces de l’est, on n’a pas à se demander pourquoi on est récipiendaire de cette situation.

  • Michel Charlebois, 13 juillet 2014 12h22

    Ajoutez à la dette de l’Ontario celle de Hydro One (As at March 31, 2012, total debt and liabilities were $28.9 billion, with total debt of $26.9 billion, http://www.oefc.on.ca/debtmanage.html). Le démantèlement des centrales nucléaires désuètes (12 ) existantes à 4-8 milliard chacune, total de 12 X 6MM$= 72$ milliards. Le remplacement des centrales par de nouvelles (besoins actuel 20 centrales) au cout de 4-8 milliard, total de 20 X 6 MM = 120 milliards. Soit un besoins d’investissement d’un grand total d’approximativement de 220$ milliard.

    Quand on sait que les anciennes centrales nucléaires on été en grande partie payés pas Énergie Canada, soit par tous les Canadien incluant les Québecois. Attendez vous une à une manigance similaire pour payer les nouveaux besoins de l’Ontario. Souvenez-vous qui a payé 90% de la dette du Haut-Canada lors de l’Union en 1840.

    « Une nation fatiguée de longs débats consent volontiers qu’on la dupe, pourvu qu’on la repose, et l’histoire nous apprend qu’il suffit alors pour la contenter de ramasser dans tout le pays un certain nombre d’hommes obscurs ou dépendants, et de leur faire jouer devant elle le rôle d’une assemblée politique, moyennant salaire. »
    Alexis Tocqueville

  • ssauve, 13 juillet 2014 08h50

    Au dauphin,

    Et si vous saviez la situation en Outaouais, vous en seriez renversé.

    Le taux d’anglicisation de l’Outaouais est effarant (au dernier sondage : augmentation de 30% en 5 ans, quelques années plus tard, c’est bien pire !).

    Les condos et gratte-ciel se multiplient, les anglophones d’Ottawa y achètent des unités chaque jours et pire, les Gatinois agissent en parfait colonisés et laissent leurs magnifiques terres au main des ontariens. Nous en sommes rendus à voir des plaques de l’ontario sur des automobiles de Québécois de souche...c’est pour dire...

  • Jacques Bergeron, 13 juillet 2014 08h40

    On doit retenir de cette affaire, que le Québec , contrairement à l’Ontario possède des actifs, comme Hydro-Québec qui vaut probablement plus de 200 milliards« $ », et nombreux autres actifs. Malgré tout on continue à déposséder le Québec ou à tenter de le déposséder, de ses institutions économiques comme le démontre le projet du gouvernement Harper de déposséder « éventuellement » le Québec de son « Autorité des marchés financiers au profit de l’Ontario, bien sûr, action, croit-il, qui lui permettra de remporter la grande majorité d’élus dans cette province, ce qui viendra combler, ou remplacer, les sièges qu’il pourrait perdre à cause de l’économie déficitaire de celle qui a hérité du vol des institutions financières qui lui ont permis de devenir la « Place de la fiance en Canada ! Il est certain que le rapport, que vous citez M. Le Hir, ne me fera pas pleurer ,comme vous d’ailleurs, devant les malheurs qui atteindront l’Ontario.

  • Le Dauphin, 12 juillet 2014 23h12

    Probablement la raison pourquoi Montréal est envahi d’Ontariens et Torontois a la recherche de condos et maison a bon marché.

  • ssauve, 12 juillet 2014 19h35

    Vous avez tout dit :
    « 
    "Couillard est un Canadien, René Lévesque était un Québécois. Couillard est personnellement vulnérable (Arabie Saoudite, CUSM, etc.), et Ottawa dispose de tous les leviers et de toutes les informations pour le confondre, alors que René Lévesque ne l’était pas. Couillard va suivre les ordres d’Ottawa et de l’Empire Desmarais, et tant pis pour le contrôle de nos richesses naturelles."  »

  • Margot Savoie, 12 juillet 2014 12h25

    Très bon article qui aide a comprendre la politique Canadienne dans laquelle nous sommes encore et toujours. Je partage.

  • Mario Goyette, 12 juillet 2014 12h14

    Dans un reportage de TV5 cette semaine, on rapportait les participations fréquentes de François Hollande à des cérémonies commémoratives en France en expliquant que l’avenir étant loin d’être prometteur, se tourner vers les lieux et dates historiques des dernières guerres permettent sans risque de redorer son image au plus bas dans les sondages.
    Stephen Harper a compris cela depuis bien longtemps, il n’hésite pas à travestir, transfigurer, enjoliver l’histoire pigeant ici et là dans le passé des autochtones et du peuple fondateur canadien français pour les fondre dans son délire monarchique.
    Lors de la fête du Canada, plusieurs ont mentionné avoir été embarrassé par le discours de Stephen Harpeur.

    Ces valeurs que défend le Canada, ces valeurs grâce auxquelles les Canadiens connaissent la prospérité. Comme nous approchons le 150e de notre Confédération, n’oublions jamais les sacrifices des militaires canadiens au cours de notre histoire.

    « Lors de la Première Guerre mondiale, de la Deuxième Guerre mondiale, en Corée et, encore plus récemment, en Afghanistan.

    « Cette année, les forces militaires canadiennes soulignent de nombreux événements marquants : le 200e anniversaire de la fin de la campagne du Canada dans la guerre de 1812 ; le 100e du début de la Première Guerre mondiale ;

    « Le 75e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale le 70e anniversaire du jour J et la fin de la mission militaire du Canada en Afghanistan.

    http://www.pm.gc.ca/fra/nouvelles/2014/07/01/pm-prononce-discours-loccasion-de-la-fete-du-canada

    Ce que je retiens de la politique étrangère canadienne, c’est l’appui inconditionnel d’Ottawa envers Israël malgré les dommages collatéraux négligeables selon John Baird.

    Le Canada condamne le Hamas et appuie Israël
    http://www.international.gc.ca/media/aff/news-communiques/2012/11/14a.aspx?lang=fra

  • caroline tremblay, 12 juillet 2014 11h05

    Bonjour
    Oui vous devez poursuivre cette vipère fédéraste.

    Vous pourriez en remettre une partie àVigile.net

  • André Lacombe-Gosselin, 12 juillet 2014 10h38

    Comme en 1840 au moment de l’Acte d’Union le Québec, (Bas-Canada) a été obligé de payer les dettes du Haut-Canada (Ontario), en 2014, l’Ontario est derrière nous et veut que Québec la sorte du trou en lui vendant à rabais ses richesses naturelles, en laissant passer "gratuitement" le pétrole de l’ouest sur son territoire... évidemment puisque maintenant, on va enlever "la ligne Borden" qui obligeait les provinces de l’est à s’approvisionner en pétrole et à fort prix ailleurs dans le monde.

    NON, à une nouvelle union politique et culturelle avec le ROC. Vive le Québec LIBRE de tous ses choix, dans tous les domaines, comme n’importe quel pays "normal" dans le monde !

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