«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

L’Homo Festivus et l’esprit du fédéralisme

Camping

Nos dirigeants Justin Trudeau, Philippe Couillard et Denis Coderre forment un trio jovialiste. Ils accueillent dans l’enthousiasme débordant, chacun selon son style, les migrants illégaux qui affluent vers nos frontières.

Les autorités fédérales se jouent des chiffres, donc de nous. Ces derniers jours, l’on a servi près de mille repas à ceux qui attendent d’être interrogés par un officier d’immigration.

Soyons clairs. Ces demandeurs de statut de réfugiés, en grande majorité des Haïtiens, ne sont pas des réfugiés. Ils quittent les États-Unis où ils bénéficiaient d’un statut de résidence temporaire craignant les menaces d’expulsion du président Trump. Ils avaient pignon sur rue, ils travaillaient pour la plupart et ils ont entendu l’appel du premier ministre Trudeau. Certains connaissent même Denis Coderre, le maire de Montréal sanctuaire.

Quelques femmes enceintes se sont présentées à la frontière et ont accouché. Et les enfants représentent près de la moitié des illégaux. Nous sommes confrontés à un problème humanitaire de taille.

Expulsions

Plus de la moitié de ces personnes seront expulsées du Canada à la fin de l’exercice. Dans un an, compte tenu du nombre de dossiers. Probablement plus, si la tendance se maintient à la frontière jusqu’à l’hiver. Et ceux qui feront appel du rejet de leur demande de réfugiés bénéficieront de quelques années de plus au Canada. Un certain nombre disparaîtra sous les radars.

Le Stade olympique affiche complet, plusieurs autres refuges voient le jour à Montréal. Qui peut croire que l’on va réussir à court terme à trouver des logements permanents et abordables pour ces milliers de gens ? Quel travail trouveront ces personnes au sort incertain ?

La rectitude politique pèse de son poids sur la société québécoise. Et nos politiciens en usent et en abusent. Ce dossier des migrants illégaux plonge les Québécois dans des sentiments divers. Nul besoin d’être psychologue patenté pour percevoir un réel malaise dans la population. Les honnêtes gens chez nous n’acceptent pas l’illégalité. Ils respectent la loi.

Malaise

Faut-il s’étonner qu’ils éprouvent un malaise devant des dirigeants qui du haut de leur humanisme électoraliste leur donnent des leçons de morale ? Ils laissent entendre que ceux qui s’interrogent sur le comportement de gens qui refusent de se soumettre aux lois du pays en forçant la porte d’entrée chez nous sont des xénophobes, voire des racistes, qui soufflent sur les braises de l’intolérance, selon Philippe Couillard.

Plutôt que d’être à l’écoute de cette classe moyenne malmenée qui constitue le Québec profond, nos politiciens hautains surfent sur leur nuage de bien-pensants, au-dessus de la malveillance populaire.

À l’automne, la commission sur le racisme systémique au Québec, le joujou empoisonné du PLQ, risque de souffler non pas sur les braises, mais sur les flammes des préjugés d’une partie des Québécois allergiques au nationalisme historique. Plus l’on dénoncera le racisme des Québécois, sous-entendu des Canadiens français de souche, plus l’on jettera les inquiets dans la voie maudite de l’extrême droite, à ce jour un mouvement marginalisé au Québec.

 


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