«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Un juge vraiment très particulier

Une évasion, plein de surprises, et des tas de questions

Ça ressemble de plus en plus à une affaire d’État

Et devinez qui est là !

Chronique de Richard Le Hir
mardi 17 juin 2014
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Il y a de ces événements qui ont le pouvoir de révéler d’un coup toutes les vulnérabilités de leurs acteurs, comme s’ils apparaissaient soudain nus devant nous, à notre plus grande surprise, et à leur plus grand embarras.

Je vous soumettais jeudi les questions que m’inspirait la triple évasion spectaculaire survenue samedi dernier en fin d’après-midi à la prison d’Orsainville, en banlieue de Québec. Au moment de mettre ma chronique en ligne, j’ignorais encore l’erreur commise par la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Lise Thériault quant au rôle exacte du juge Louis Dionne, et je présumais que ce qu’elle avait rapporté à son sujet était exact.

Un lecteur ayant eu l’amabilité de me communiquer peu de temps après les derniers développements, j’ai immédiatement modifié mon texte en conséquence comme vous pouvez le constater en le consultant. Mais le simple fait d’avoir à le faire m’a amené à pousser ma réflexion plus loin et à voir des choses que je n’avais pas vues à prime abord, que ce soit au niveau du gouvernement, de la police, des services carcéraux, de l’enquête interne annoncée, et du juge Dionne.

Le gouvernement Couillard

Ainsi, tout à la surprise de voir la ministre tenir le juge responsable de l’abaissement de la cote de sécurité des évadés, je ne me suis pas attardé à la violation qu’elle se trouvait à commettre ce faisant du principe de la séparation des pouvoirs, un des fondements constitutionnels de tout État qui se veut démocratique.

L’erreur commise par Lise Thériault, outre de révéler son manque de jugement et de préparation pour un tel poste, comme l’a souligné très pesamment vendredi Yves Boisvert dans La Presse en termes très durs et à la limite de l’insulte , nous montre combien il est dangereux pour un premier ministre de nommer à une fonction aussi stratégique et aussi spécialisée une personne qui, aussi loyale et dévouée puisse-t-elle être, n’a pas le bagage académique et l’expérience professionnelle requis pour assumer ses fonctions avec l’autorité et l’assurance qu’elles exigent.

L’erreur de Lise Thériault ramène donc à celle de Philippe Couillard qui a privilégié la loyauté au détriment des compétences. Or tout homme responsable et doté d’un bon jugement qui prend conscience d’avoir commis une erreur et de la portée qu’elle peut avoir, comme les événements de la semaine viennent d’en faire la preuve, s’empresserait de la corriger même au risque de sacrifier un peu de son ego.

On doit donc comprendre du renouvellement de sa confiance envers Lise Thériault que, chez Philippe Couillard, la préservation de son ego l’emporte sur son bon jugement et son sens des responsabilités. Si cette révélation risque encore d’en surprendre quelques uns, ce ne sera pas le cas de tout le monde.

Déjà, certaines décisions prises par Philippe Couillard dans le passé avaient de quoi nous alerter à son absence de jugement, les moindres n’étant pas l’engagement d’Arthur Porter pour diriger le CUSM et le développement d’une amitié si étroite avec lui qu’il l’avait même choisi pour en faire son partenaire d’affaires tout juste avant que le scandale n’éclate.

Ce gouvernement n’a pas encore deux mois, et les Québécois découvrent déjà qu’il est très fragile et ne mérite pas leur confiance. Tout un résultat !

La police

Selon les indications disponibles, la police semble avoir très bien fait son travail dans cette affaire. La seule question qui se pose est de savoir si sa découverte du complot d’évasion des trois détenus avait été communiquée au juge Dionne. Mes études en droit étant lointaines et n’ayant jamais pratiqué en droit criminel, je ne sais pas si la police pouvait communiquer directement avec le juge pour l’informer du complot d’évasion ou si elle devait passer par le canal de la poursuite pour le faire.

Une chose est certaine, cette information devait être communiquée au juge car tout détenu en attente de son procès se trouve sous l’autorité du juge assigné au procès. Le cas de Richard Bain, l’auteur de l’attentat du Métropolis contre Pauline Marois, est venu nous le rappeler assez souvent ces derniers temps.

Les autorités carcérales

C’est certainement à ce niveau que les dérapages ont été les plus nombreux, comme le démontrera assurément l’enquête interne que doit mener l’ancien sous-ministre de la Justice Michel Bouchard. Il aura très certainement l’occasion d’écouter l’émission diffusée à Québec jeudi matin sur les ondes de Radio X au cours de laquelle les animateurs commentent des échanges de courriels internes qui établissent très clairement le laxisme des autorités carcérales, à la limite des pires caricatures d’incompétence jamais produites.

L’enquête interne

La question à laquelle l’enquêteur devra trouver rapidement réponse est de savoir si nous sommes en face d’un cas d’incompétence (localisée ou systémique), de corruption (localisée ou systémique), ou d’un mélange des deux, et dans quelles proportions. Comme cette réponse est susceptible d’avoir une incidence sur la sécurité de tous les établissements carcéraux sous l’autorité du Québec, et sur la sécurité publique au Québec, cette enquête devient la priorité numéro 1 pour le gouvernement Couillard et le Québec tout entier.

Une inquiétude cependant. Si Michel Bouchard a bien sur papier le profil requis pour prendre cette enquête en main, il a fait preuve dans l’exécution de ses mandats d’une partisanerie qui n’offre pas toutes les garanties d’impartialité nécessaires. C’est un fédéraliste convaincu et un homme du PLQ (parlez-en à Marc Bellemare, l’ancien ministre de la Justice sous Jean Charest), et à ce moment-ci de son histoire, le Québec a toutes les raisons du monde de se méfier du PLQ, comme en témoignent quotidiennement nos médias.

Notons en outre que Michel Bouchard a pendant un certain temps quitté ses fonctions au ministère de la Justice du Québec pour occuper des fonctions similaires à Ottawa.

Confronté à une preuve qui, par le plus grand des « hasards », mettrait en cause le PLQ, sa loyauté au parti l’emporterait-elle sur la loyauté qu’il doit au Québec ? C’est le genre de question qu’on ne devrait pas avoir à se poser sur un enjeu de cette gravité. Et non, s’agissant du PLQ et avec tout ce que nous apprenons quotidiennement à son sujet, la bonne foi ne se présume pas. Le fardeau de la preuve lui incombe.

Enfin, ses fonctions antérieures ont amené Michel Bouchard à travailler étroitement avec le juge Dionne, avant l’élévation de ce dernier à la magistrature. Dans un cas comme celui-ci où il faut faire un examen et un partage des responsabilités de chacun, il eût été de beaucoup préférable de choisir comme enquêteur quelqu’un qui n’ait aucun lien avec le juge Dionne, et le fait que Michel Bouchard n’ait pas décliné le mandat pour cette raison n’est pas de nature à rassurer sur son sens de l’éthique.

En fait, en s’en tenant strictement au plan des apparences, la nomination de Michel Bouchard pour la conduite de l’enquête sur la triple évasion héliportée semble être une tentative de limitation des dommages et, au besoin, de camouflage. On est loin du respect et de la transparence auxquels s’était engagé Philippe Couillard au lendemain de la victoire électorale des Libéraux.

Pourtant, il avait toute la latitude possible pour mettre les apparences de son côté. Au lieu de cela, elles se retrouvent contre lui. Encore un signe de son mauvais jugement.

Le juge Louis Dionne

Nous en arrivons maintenant au cas du juge Louis Dionne, sous l’autorité duquel les évadés étaient détenus dans l’attente de leur procès.

Comme je l’ai indiqué plus haut, la chose la plus surprenante dans toute cette affaire est le maintien de leur incarcération dans le même établissement de détention à partir du moment où leur plan d’évasion était connu des policiers. Tout le reste, cote de sécurité, droit des détenus de préparer leur défense, accès à un ordinateur et à un téléphone cellulaire, relève du détail (et de la poudre aux yeux en cas de tentative de limitation des dommages ou de camouflage) car si les détenus avaient été séparés, il n’y aurait jamais eu de triple évasion, et sans doute jamais d’évasion tout court.

D’où l’importance de savoir si le juge avait été mis au courant de leur plan d’évasion par les autorités policières ou par la poursuite, et le cas échéant, à quel moment pour déterminer s’il aurait été en mesure d’ordonner leur incarcération dans trois établissements distincts.

S’il fallait que le juge Dionne ait connu en temps utile les plans d’évasion du trio sous sa responsabilité, toute cette affaire prendrait un tout autre tour, car sa responsabilité personnelle serait engagée, soit pour cause de négligence, soit pour cause de corruption. Aussi pénible puisse-t-il être de l’envisager, cette dernière possibilité ne peut absolument pas être exclue à cause des antécédents des accusés qui étaient parvenus à corrompre un juge en Abitibi, le théâtre de leurs opérations criminelles.

Et parmi les accusés, il s’en trouve un, Denis Lefebvre, qui était propriétaire d’une entreprise de pavage, Pavage Val d’Or. Avec ce que l’on a appris à la Commission Charbonneau, on ne peut pas du tout exclure qu’il ait obtenu ses contrats en contribuant à la caisse du PLQ. Pour faire le trafic de la drogue comme il le faisait, il faut être en lien avec la mafia, et les témoignages entendus devant la Commission Charbonneau ont mis en relief des proximités troublantes entre le PLQ et certaines personnes identifiées à la mafia, actives à la fois dans le trafic de drogues et la construction.

Évidemment, avec l’évasion des trois détenus, la possibilité de révélations compromettantes pour le PLQ se retrouve grandement réduite, et l’on découvre ainsi que le PLQ pourrait avoir toutes les raisons du monde de se réjouir du succès de l’opération.

Je signalais plus haut les rapports professionnels étroits qu’ont entretenus l’enquêteur Michel Bouchard et le juge Louis Dionne au fil des années. Qu’il me suffise de souligner ici que Louis Dionne avait succédé à Michel Bouchard au poste de sous-ministre de la Justice pour mettre en relief toutes les possibilités d’étouffement de scandale que le premier ministre Couillard se trouve à avoir créées en choisissant Michel Bouchard comme enquêteur.

Et comme si cela ne suffisait déjà pas, le curriculum vitae du juge Dionne que j’ai évoqué dans ma dernière chronique nous oblige à envisager une toute autre hypothèse, à partir de son parcours professionnel. Voici d’abord ce que j’écrivais :

« Bigre, tout un parcours ! De la Gendarmerie Royale à la magistrature en passant par une formation chez les Marines aux États-Unis et au Collège militaire de Kingston, un grade d’officier supérieur, un séjour à la SQ, une longue présence comme officier de réserve de l’armée canadienne, la pratique privée du droit criminel et les ministères de la Justice et de la Sécurité publique ! »

Ses allers-retours entre le Gouvernement du Québec et la Défense nationale et les forces armées canadiennes m’ont mis la puce à l’oreille. En y regardant de plus près, j’ai fait une découverte surprenante. En effet, de 1978 à 1992 il est officier d’infanterie dans le régiment des Voltigeurs de Québec, sans doute à titre de réserviste car pendant cette période, en 1984 et 1985, il travaille au ministère de la Justice comme Substitut du Procureur général au Bureau des substituts du Procureur général de Longueuil, puis de 1985 à 1995, comme Substitut du Procureur général au Bureau des substituts du Procureur général de Québec.

De 1992 à 1995, pendant qu’il occupe cette dernière fonction, il est le commandant du régiment des Voltigeurs. En 1995 et 1996, il passe au service du ministère fédéral de la Défense nationale où il est sous-chef d’état-major et commandant de l’école des recrues du 35e Groupe-Brigade. Puis, de 1996 à 1998, retour au ministère de la Justice du Québec où il est chef d’équipe au Bureau de lutte aux produits de la criminalité.

De 1998 à 2001, il est Directeur de la lutte au crime organisé, toujours au ministère de la Justice du Québec, mais, en même temps, officier supérieur d’état-major à l’entraînement collectif au Secteur du Québec de la Force terrestre. L’homme orchestre, quoi ! Alors, les questions qui tuent : Pendant toutes ces années, qui était son véritable patron ? Recevait-il deux salaires ? Les règlements le permettaient-ils ? Bénéficiait-il d’un régime d’exception ? Sur quelle base ?

N’oublions pas non plus que le PQ a pris le pouvoir en 1994 avec l’intention bien arrêtée de réaliser la souveraineté du Québec et qu’un référendum a eu lieu en 1995. Tout un dilemme pour un homme qui occupait des postes-clés dans les deux camps ! Était-il aux ordres du fédéral ? Pour faire quoi ? N’oublions pas ce que nous a appris la Commission Gomery : le fédéral était « en guerre contre les séparatistes ». Dans cette guerre, quelle était la mission de Louis Dionne qui était alors commandant du régiment des Voltigeurs en plus d’être substitut du procureur général du Québec ?

Mais la meilleure, je vous la donne en mille. Ça ne s’invente pas. Devinez qui était membre honoraire du régiment des Voltigeurs de Québec pendant toute la période où le juge Dionne y a été attaché d’abord comme officier, puis comme commandant ? Vous donnez votre langue au chat ? Et bien figurez-vous que c’était Paul Desmarais lui-même en personne. À ses funérailles, le régiment des Voltigeurs était même présent pour lui rendre les honneurs militaires

Et la seconde meilleure, c’est que son fils André est maintenant le président des membres honoraires parmi lesquels on retrouve également son beau-père, Jean Chrétien, et David Rockefeller, grand ami de Paul Desmarais.

Je vous l’ai dit, ça ne s’invente pas.

Tous les gens de ma génération qui ont appris le catéchisme se souviendront des réponses qu’il fallait apprendre par cœur aux questions qui étaient posées. La première question était « Où est Dieu », et la réponse correcte était « Dieu est partout ». À se demander si Desmarais n’a pas acheté Dieu pour prendre sa place !

Bien entendu, tout cela n’a peut-être aucun rapport avec l’évasion des trois détenus d’Orsainville, mais le fait qu’on ne puisse pas dire autre chose que « peut-être » laisse ouverte la possibilité que ça en ait.

La suite promet d’être captivante, à condition bien sûr qu’elle ne soit pas étouffée.

Commentaires

  • Marie-Pierre Deschênes, 31 août 2016 22h32

    L’HONORABLE juge Louis Dionne du palais de justice de Québec !

    De 1984 à 1995, Louis Dionne occupe la fonction de procureur de la Couronne.

    De 1998 à 2001, il est directeur de la Section du crime organisé de la Sûreté du Québec, ainsi que chef de l’équipe de la Section des produits de la criminalité du ministère de la Justice.

    De 2001 à 2003, il est sous-ministre délégué de la Sécurité publique et des services correctionnels du Québec.

    En 2003, Jean Charest a modifié la procédure de nomination des juges en permettant au Conseil des ministres d’avoir accès à la liste des candidats. Le ministre de la Justice, qui gardait cette liste pour lui auparavant, est maintenant exposé aux pressions politiques de ses collègues.
    http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/commission-bastarache/201009/24/01-4326525-nomination-des-juges-charest-a-change-le-processus.php
    https://commissionpapillon.wordpress.com/2012/11/12/jean-marc-fournier-et-snc-lavalin-piliers-de-la-corruption-judiciaire-au-quebec/

    De 2003 à 2005, il occupe la fonction de sous-ministre et de sous-procureur général au ministère de la Justice du Québec. Le ministre de la justice de 2003 à 2004 est Marc Bellemare. Ce dernier dit avoir été au centre d’un trafic d’influence pour la nomination de juges. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2010/04/12/004-bellemare-entrevue.shtml Louis Dionne le sous-ministre qu’on lui avait imposé dit ne pas être au courant des pressions exercées sur Marc Bellemare, pourtant Bellemare dit l’avoir mis au courant. http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi%3Fid%3D735687

    De 2005 à 2007, il retourne sous-ministre de la sécurité publique et des Services correctionnels.

    En 2007 à 2011, il est nommé directeur des poursuites criminelles et pénales. Il a la responsabilité de donner suite aux enquêtes de l’Unité permanente anticorruption. En 2011, les procureurs demandent la démission de Louis Dionne, entre autres, pour sa proximité avec le premier ministre Jean Charest.

    -  « Certains enquêteurs de Marteau accusent le directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Louis Dionne, de favoritisme dans les dossiers qu’il traite. Les dossiers qui pourraient embarrasser le gouvernement sont retournés aux enquêteurs pour obtenir plus de preuves. N’est-ce pas un bel exemple d’inceste entre le législatif et le judiciaire ? Mais pourquoi un procureur ferait une chose pareille ?!? Parce que le 17 novembre 2011, Me Dionne se voit nommer juge ? Serait-ce un retour d’ascenseur ? »
    http://ojjvqd.hautetfort.com/archive/2014/10/22/personne-n-est-a-l-abri-vraiment-5474217.html

    -  « …ingérence politique au DPCP : demande de démission de Me Louis Dionne…Les procureurs demandaient publiquement le départ de Me Louis Dionne, le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), pour, entre autres motifs, sa proximité avec le premier ministre Charest…Louis Dionne : un ami sur lequel Jacques Dupuis, l’ex-ministre de la sécurité publique, pouvait se fier pour gérer les poursuites. Il aurait refusé de déposer des accusations dans le dossier Tomassi en 2011, prétextant un manque de preuve… »
    http://www.dossierplq.com/controle_politique_dpcp.html

    -  « En effet, la critique péquiste en matière de justice, Véronique Hivon, a récemment demandé à la ministre de la Justice, Kathleen Weil, de dessaisir le directeur Louis Dionne du dossier Ellis pour qu’elle le prenne en charge elle-même (2). La ministre Weil rejeta cette demande, tout en disant comprendre la consternation du public dans ce dossier. »
    http://archives-2001-2012.cmaq.net/es/node/31962.html

    -  « L’UPAC a beau faire des perquisitions, les arrestations ne viennent pas. Le DPCP, Louis Dionne, et le responsable du Bureau de la lutte contre les produits de la criminalité, Yves Paradis, n’avaient pas voulu aller de l’avant avec ce dossier qui aurait éclaboussé le Fonds de solidarité FTQ. Ils n’ont jamais expliqué pourquoi et ils ne feront jamais en raison du devoir de réserve que leur imposent leurs fonctions actuelles de juges. »
    http://www.lactualite.com/politique/une-poursuite-politique/

    -  Mme Marois : « Même le Barreau du Québec s’est opposé à une imposition d’une loi spéciale. En plus, les procureurs de la couronne remettent en cause l’indépendance du Directeur des poursuites, Louis Dionne. » http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=44&ved=0ahUKEwjk5KLs9dTNAhWF5IMKHeahAS84KBAWCCYwAw&url=http%3A%2F%2Fwww.assnat.qc.ca%2FMedia%2FProcess.aspx%3FMediaId%3DANQ.Vigie.Bll.DocumentGenerique_45073%26process%3DOriginal%26token%3DZyMoxNwUn8ikQ%2BTRKYwPCjWrKwg%2BvIv9rjij7p3xLGTZDmLVSmJLoqe%2FvG7%2FYWzz&usg=AFQjCNE2wFVQQ6H50Uuvif78eShPAUgMaA
    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201102/22/01-4372675-louis-dionne-saccroche.php

    -  « Toujours sous le couvert de l’anonymat, des policiers se plaignent de ce que leurs dossiers d’enquête traînent sur le bureau de Louis Dionne, directeur des poursuites criminelles et pénales. Selon eux, Me Dionne serait très « frileux » et refuserait de porter des accusations, même lorsque les preuves sont solides. »
    http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/crise-dans-la-construction/201109/24/01-4450937-lutte-anticorruption-le-directeur-de-la-sq-pique-au-vif.php

    -  « 31 Hells Angels libérés…Le juge a reproché au ministère de la Justice et au DPCP d’avoir mal évalué la capacité du système judiciaire à traiter de dossiers aussi lourds et complexes. »
    http://www.lametropole.com/article/actualites/debats-montreal/31-hells-angels-liberes

    -  « Peu impressionnées par la réponse gouvernementale, les oppositions péquistes et adéquistes ont parlé d’un « fiasco » et d’un « gâchis » monumentaux. Se désolant de voir « tant d’efforts policiers anéantis », Pauline Marois en a imputé la responsabilité à « une planification médiocre et à une mauvaise gestion du procès par le DPCP et par le Procureur général et ministre de la Justice de qui il relève ... Me Dionne s’est bien défendu d’avoir improvisé toute l’opération qui, selon lui, a été planifiée de longue date. »
    http://fr.canoe.ca/cgi-bin/imprimer.cgi?id=932682

    -  « Malgré l’avortement il y a deux semaines du procès contre les cinq coaccusés de Norbourg pour cause de complexité extrême, le directeur des poursuites criminelles et pénales Louis Dionne persiste et signe. « Si c’était à recommencer, je ferais exactement la même chose », a-t-il déclaré hier, ajoutant du même souffle que sa stratégie « sera probablement différente » pour « la suite des choses ». On ne peut accuser ce grand gaillard, qui a mené le méga-procès des Hells Angels à l’époque, de refuser de faire face à la musique. »
    http://exruefrontenac.com/affaires/droitdesaffaires/17615-norbourg-proces-louis-dionne

    En novembre 2011, Louis Dionne est nommé juge à la Cour du Québec.
    -  « Selon la péquiste Véronique Hivon, il faut se questionner sur les conséquences que cette nomination-là va avoir sur la bonne marche des dossiers qui, on le sait, sont nombreux à être sur le bureau ou étaient sur le bureau de Me Dionne. Les dossiers de l’UPAC, qui sont liés à la corruption et pour lesquels on nous annonce toujours des résultats imminents qui ne viennent jamais. Il y a de quoi s’inquiéter pour la suite des choses avec la nomination d’aujourd’hui… le directeur des poursuites criminelles et pénales n’est plus en poste parce qu’il est nommé juge. Donc, oui, c’est une source d’inquiétude…Me Dionne a connu son Waterloo avec la grève des procureurs au début de l’année. Le rôle qu’il a joué dans le conflit avec les procureurs de la Couronne ne m’est pas apparu adéquat. J’estime qu’à titre de patron des procureurs, il a eu plus que son lot de problèmes. Quand tout notre personnel demande notre démission, c’est certain que ce n’est pas un geste de grande confiance, a soutenu Mme Hivon. »
    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201111/17/01-4468943-louis-dionne-est-nomme-juge.php

    -  « Appelé à commenter cette nomination, le ministre a affirmé ne pas avoir été au courant de la démarche de M. Dionne. « J’ai appris que le comité suggérait la nomination de Me Dionne. C’est lui-même qui a fait sa demande. Je n’étais pas au courant. C’est à lui de faire son choix. Vous lui demanderez pourquoi il a fait ce choix-là », a déclaré M. Fournier »
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/11/17/001-louis-dionne-juge.shtml

    -  Au reste, les deux premiers DPCP, Louis Dionne et Claude Lachapelle, ont, après leur mandat, été nommés juges par Québec. Espérer — même secrètement — une telle nomination ne risque-t-il pas, parfois, de susciter quelque frilosité ?
    http://devoir.ca/politique/quebec/453790/directeur-des-poursuites-criminelles-independance

    En 2013, Louis Dionne est nommé juge à la Cour supérieure dans le district de Québec. http://www.lapresse.ca/le-soleil/justice-et-faits-divers/201302/08/01-4619716-le-juge-louis-dionne-nomme-a-la-cour-superieure.php

    En juin 2014, il y a une évasion d’un trio de prisonniers d’Orsainville.
    -  « S’il fallait que le juge Dionne ait connu en temps utile les plans d’évasion du trio sous sa responsabilité, toute cette affaire prendrait un tout autre tour, car sa responsabilité personnelle serait engagée, soit pour cause de négligence, soit pour cause de corruption. Aussi pénible puisse-t-il être de l’envisager, cette dernière possibilité ne peut absolument pas être exclue à cause des antécédents des accusés qui étaient parvenus à corrompre un juge en Abitibi, le théâtre de leurs opérations criminelles. »
    http://vigile.quebec/Ca-ressemble-de-plus-en-plus-a-une

    -  Ordonnance du juge Louis Dionne ! Un chausson aux pommes avec ça ?
    http://www.scoopnest.com/fr/user/M_aime_M/477167093469970433

    -  « La Sûreté du Québec, le Centre de détention de Québec et le juge Louis Dionne étaient au courant que les trois accusés qui se sont évadés d’Orsainville présentaient un risque de fuite. » http://www.journaldemontreal.com/2014/06/16/complot-devasion-connu-des-autorites

    -  « Dans le cas présent, la prompte intervention du premier ministre constitue soit un désaveu de sa vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Lise Thériault, soit la reconnaissance que ce dossier met en jeu la survie non pas seulement de sa collègue mais du gouvernement tout entier. Or en trois jours, Lise Thériault n’avait commis aucune erreur justifiant un désaveu, et si elle n’a pas inventé le bouton à quatre trous, elle est d’une fidélité et d’une loyauté à toute épreuve… Bigre, tout un parcours ! De la Gendarmerie Royale à la magistrature en passant par une formation chez les Marines aux États-Unis et au Collège militaire de Kingston, un grade d’officier supérieur, un séjour à la SQ, une longue présence comme officier de réserve de l’armée canadienne, la pratique privée du droit criminel et les ministères de la Justice et de la Sécurité publique ! Quel étrange et fascinant personnage ! Et, du coup, son comportement coulant à l’égard des évadés apparaît encore plus incompréhensible, ce qui soulève la possibilité que nous nous retrouvions devant une affaire d’État. Mais laquelle ? Un gros cas de corruption dans les plus hautes sphères du gouvernement ? Un règlement de comptes politique ? Un chantage de très haut niveau ? Une lutte entre factions policières ? Et le parcours professionnel du juge ne permet même pas d’exclure la possibilité que cette affaire ait des dimensions fédérales-provinciales souterraines… le juge Dionne N’EST PAS celui qui a abaissé la cote de sécurité des évadés. Il a cependant autorisé les évadés à utiliser des téléphones cellulaires et des ordinateurs, un privilège exorbitant dans les circonstances, et qui a servi de prétexte à l’abaissement de la cote de sécurité des évadés… http://vigile.quebec/Le-gouvernement-Couillard-dans-l

    ** Le nom de Louis Dionne apparaît aussi dans plusieurs sites d’injustice :
    -  La Commission Papillon « carte cachée d’une fraction corrompue »
    https://commissionpapillon.wordpress.com/2012/11/12/jean-marc-fournier-et-snc-lavalin-piliers-de-la-corruption-judiciaire-au-quebec/
    -  Des lois vétustes contre la corruption, selon le procureur de l’opération Marteau
    http://meteopolitique.com/fiches/corruption/anticorruption/UPAC/lois-vetustes-contre-la-corruption.htm
    -  Des gens d’affaires paient pour faire nommer des juges en échange de décisions favorables ultérieurement (Xian Electrical Systems) http://upquebec.org/dossier34778.html
    -  Yves Saint-Martin
    -  https://www.facebook.com/yves.stmartinBS/posts/535293053242985
    -  COMMENT LA POLICE A TUEZ LE PÈRE, LE FILS, LA VIE DE Claude-François Simard http://ireport.cnn.com/docs/DOC-475445
    -  Affaire Villanueva
    https://lacrap.org/affaire-villanueva-la-qu-te-danonymat-dun-flic-assassin
    https://cobp.resist.ca/en/node/59?page=3

  • Mario Goyette, 18 juin 2014 17h57

    Avec les libéraux, le Québec est comparable aux républiques de banane de l’Afrique du 20e siècle avec ses commissions d’enquête dirigées par des bouffons issus du régime corrompu au pouvoir.

    Étonnamment, avant même qu’elle commence à témoigner, la juge France Charbonneau a tenu à réconforter l’ex-ministre témoin. « Je vais vous demander d’être relax et de ne pas vous sentir trop de pression », lui a-t-elle dit.
    http://www.985fm.ca/national/nouvelles/ceic-nathalie-normandeau-defend-son-droit-au-pouvo-325982.html

  • Jean Lespérance, 16 juin 2014 00h16

    En voyant cette nouvelle, j’ai eu la même idée que M.Déry, c’est identique à l’évasion de Lucien Rivard qui s’était évadé à l’aide d’un boyau d’arrosage destiné à arroser la patinoire de la prison alors qu’il faisait au moins 10 degrés celsius dehors. On a aussi oublié l’évasion du Hells René Charlebois retrouvé supposément suicidé dans une maison de l’Île aux Fantômes à Sorel. Il y a tout lieu de croire que son évasion avait été facilitée pour ensuite le faire disparaître parce qu’il en savait trop sur le policier Benoit Roberge, ripoux reconnu suite à sa mort. Affaire classée par un coroner qui conclut à un suicide. Mais son évasion était drôlement suspecte.

    Michel Bouchard et Louis Dionne ressemblent à Dupont et Dupont dans Tintin, aucune crédibilité. Comme je l’ai déjà dit à la blague, on pourrait bien retrouver l’enquêteur à Panama, soigné par un médecin de Porter suite à un ACV. Il pourrait s’y rendre en hélicoptère. Dans la province la plus corrompue, tout est possible.

  • Renaud B, 15 juin 2014 21h09

    Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre, le monde n’est pas fait pour ces paroles d’or........salut Mario

  • Ouhgo, 15 juin 2014 20h46

    Et le ministre Leitao, d’apparence tout innocente, commet un geste tout charestien en parlant de légendes urbaines :

    http://www.vigile.net/Les-legendes-urbaines-federalistes

    On oublie déjà la consigne couillardienne : la transparence !

  • Pierre Bourassa, 15 juin 2014 19h56

    M. Le Hir,vous faite sortir la main de la marionnette,pas sur qu’elle va aimer çà.
    C’est comme révéler un tour de magie...
    C’est notre test à nous,celui de voir clair même si çà fait mal.

  • Françoise Boulay, 15 juin 2014 17h23

    Merci de nous aider à comprendre ce qui se passe . Les corrompus ont tous des liens entre eux et ça ressemble aux séries policières télévisées . Tout finit par se savoir et c’est ce que j’aime, surtout grâce aux personnes intelligentes et politisées telles que vous . Les incultes pourront toujours continuer de croire tout ce qu’on raconte à la télévision et dans La Presse . J’espère vous lire encore longtemps !

  • jacques lamoureux, 15 juin 2014 15h50

    ca pue ! mais comme toute cette corruption du PLQ IL VA Y AVOIR ENQUETES PAR DESSUS ENQUETES RAPPORTS PAR DESSUS RAPORTS POUR NE JAMAIS ABOUTIR ET TOUT LES COUPABLES RESTERONT IMPUNIS CAR LES LOIS SONT FAITES PAR EUX POUR EUX EN BOUT DE LIGNE CA VA JUSTE COUTER PLUS CHER..JE REVE A UN PAYS OU LES COUPABLES SERAIENT PUNIS PAS SEULEMENT LES PETITS CONTRIBUABLES QUI ONT DES AMENDES SALÉES POUR UN EXCES DE VITESSE OU D AVOIR OMIS DE METTRE SA CEINTURE..CA C EST CRIMINEL ,FUMEZ UN JOINT ET VOUS AUREZ UN DOSSIER CRIMINEL ...FRAUDEZ DES MILLIERS DE GENS ETVOUS AUREZ UNE PETITE TAPE SUR LES DOIGTS ...J AIME MON PAYS MA PROVINCE SES HABITANTS MAIS LEURS DIRIGEANTS ME DEGOUTENT

  • Hélène Lavoie, 15 juin 2014 13h17

    Je constate que ce gouvernement n’a pas les qualités pour diriger le Québec. C’est incroyable et gênant.

  • Mario Goyette, 15 juin 2014 10h55

    D’après vous, M. Le Hir, se pourrait-il que le chemin du juge Dionne et de Philippe Couillard et d’Arthur Porter se soit croisé dans le passé au sein des services secrets canadiens ?
    Comme je l’ai écrit ici auparavant, l’écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming auteur de James Bond, également connu par son matricule 007, n’aurait pas osé écrire un scénario si peu crédible comme celui que nous vivons en ce moment au Québec avec possiblement une potiche qui pourrait succéder à Philippe Couillard comme premier ministre advenant son départ précipité pour cause de maladie au autre.

    Évasion à Orsainville : le complot était connu depuis des mois
    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201406/09/01-4774324-evasion-a-orsainville-le-complot-etait-connu-depuis-des-mois.php

  • Jean-Pierre Jacques, 15 juin 2014 08h52

    Cela confirme les doutes que j’avais à l’égard des fédéralistes et de tous ces corrompus.Couillard,Fournier,Chrétien,Desmarais...ect la liste se continue sans fin.

  • Francis Déry, 15 juin 2014 08h34

    « Évidemment, avec l’évasion des trois détenus, la possibilité de révélations compromettantes pour le PLQ se retrouve grandement réduite, et l’on découvre ainsi que le PLQ pourrait avoir toutes les raisons du monde de se réjouir du succès de l’opération. »

    Une exécution extra-judiciaire de ces détenus serait sans doute plus apaisante pour les hautes instance du PLQ.

    Je ne puis m’empêcher de faire un parallèle avec l’affaire Lucien Rivard.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Rivard

  • Marie-Mance Vallée, 15 juin 2014 08h02

    Je n’ai plus assez de mots pour décrire ce que nous vivons.

    Merci M. Le Hir de le faire pour NOUS.

  • Ghisline, 15 juin 2014 07h47

    Merci pour tant d’informations. Il est très important que des gens veillent à sortir du placard des infos qui seraient occultées autrement et que la plupart des citoyens ne savent pas........

    Merci de suivre ce dossier qui s’avère rempli de *peut-être* et qu’il serait essentiel de savoir... On est bien fatigué des magouilles . La confiance ne s’impose pas de la part des libéraux en essayant de masquer les faits par des explications* bidons* ...

  • paulblais, 15 juin 2014 01h41

    jai bien peur ,qu,il disparaisse a jamais ,ses 3 fugitifs.....comme ce boing .....

  • Guylaine Desbiens, 15 juin 2014 00h18

    Et je trouve un peu troublante , l’assurance de la ministre Thériault et de son patron quand ils disent que lorsque la vérité sera connue, les gens verront qu’ils ont bien agi...

  • Mario Goyette, 14 juin 2014 23h01

    Enfin quelqu’un qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

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