«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Référendum : Un piège funeste

Comment Ottawa veut nous écraser

Tribune libre de Vigile
mardi 20 décembre 2016
1 600 visites 15 messages

Pour ceux qui croient encore au Père Noël, le journaliste Joël-Denis Bellavance, chroniqueur de La Presse à Ottawa, vient de démontrer une fois de plus qu’espérer faire du Québec un pays par voie référendaire est une chimère qu’il vaut mieux oublier tout de suite au lieu de tomber tête baissée dans ce piège aussi irréaliste que grossier.

Grâce à une série d’entrevues avec d’anciens membres influents de l’entourage politique de Stephen Harper, Bellavance a pu apprendre que, contrairement au Parti québécois, qui dort au gaz sur la question depuis la défaite crève-cœur de 1995, Ottawa n’a pas été inactif depuis les vingt dernières années.
Le gouvernement fédéral, qui avait déjà mis sur pied un « war room » très efficace à cette époque, a peaufiné ses stratégies et fait appel aux plus grands conseillers de la communauté du renseignement/stratégie ainsi qu’aux autres chefs fédéralistes, dont Justin Trudeau. Pour être prêt à toute éventualité dans le cas où Pauline Marois, élue majoritairement, aurait décidé de tenir un référendum.

On s’activait beaucoup dans les milieux fédéralistes et on préparait la guerre à tous les niveaux. Pour ceux qui me reprocheraient une enflure verbale quant au mot guerre, il faut relire à cet effet les minutes de la Commission Gomery, particulièrement le témoignage d’un exécutant du Conseil privé de Sa Majesté, Chuck Guité.

« Il fallait faire la guerre aux indépendantistes » a déclaré ce dernier, confirmant que le but d’Ottawa était et demeure toujours d’écraser dans l’oeuf toute tentative de sécession du Québec de la fédération où on nous a tassés sans que la population n’ait jamais été consultée par référendum.

LE PIÈGE S’EST OUVERT

Pour tous ceux qui l’ignorent- et ils sont très nombreux, le Parti québécois, sous son chef René Lévesque (qui avait quitté le Parti libéral pour poursuivre la « révolution tranquille » vers la souveraineté nationale), il n’y avait alors pas de doute dès 1968 : Un vote majoritaire pour le PQ devait être suivi par la proclamation de notre indépendance par le gouvernement du Québec.

Ce n’est que six ans plus tard que Claude Morin a vendu au PQ l’idée qu’il fallait absolument un référendum pour devenir un pays. Une idée qui lui avait été inspirée par un fédéraliste d’Ottawa avec qui il était en contact, tout comme il a été révélé beaucoup plus tard que M. Morin était à la solde de la GRC et de la CIA. Ce qui ne m’avait pas surpris, sachant depuis très longtemps que le mouvement de libération du Québec avait toujours été infiltré à tous les niveaux par les forces dominantes.

En 1995, Ottawa a utilisé ses puissantes armes de propagande et d’assermentation-vapeur d’immigrants dont on savait qu’ils ne voteraient pas pour se séparer du pays auquel ils venaient de jurer fidélité. Le Québec français a tout de même voté OUI au pays dans une très bonne proportion, mais pas assez pour que naisse la République.

Ottawa a eu très peur et les élites fédéralistes ont convenu que, s’il y avait de nouveau un référendum, ils ne laisseraient pas le Québec le gagner, tout comme ils prendraient tous les moyens pour nous empêcher de reprendre entière possession du territoire.

Par la suite, Ottawa faisait adopter sa Loi sur la clarté référendaire tandis que Québec adoptait la sienne (Loi 99), toujours contestée par le lobby anglophone qui demeure très attaché aux institutions monarchiques.

PAS UNE QUESTION JURIDIQUE

Outre ces considérations de mise en contexte, il est bon de rappeler que lorsqu’un peuple décide de prendre son indépendance, il n’a pas à demander la permission. Quand la population ne reconnait pas le système dans lequel une Cour suprême étrangère décide pour elle, elle n’a pas à se soucier des lois qu’elle combat pour les remplacer par les siennes. Toute indépendance, comme le disait si bien Pierre Bourgault, est en soi une révolution nationale.

Mais, depuis l’agent double Claude Morin, les indépendantistes ont continué sans la contester d’adopter cette méthode d’accession à la souveraineté. Ce qui est, à mon avis, la meilleure façon de ne jamais faire du Québec un pays souverain. J’y réfléchis depuis longtemps et je ne suis pas le seul. Des juristes comme Jean-Luc Devaux et des personnalités comme Jean-Paul Gilson, en étaient venus à la même conclusion en 2010 quand ils ont formé un groupe qui s’appelait Gouvernement provisoire du Québec et qui publiait sa propre déclaration unilatérale d’indépendance (DUI). Malheureusement, les chefs du mouvement souverainiste sont demeurés scotchés à l’illusion qu’un référendum était la seule clé pour nous ouvrir la porte de la République.
En oubliant que le Québec avait été annexé au Canada anglais sans aucune consultation des citoyens par voie référendaire.

Il est bon de rappeler que les Etats-Unis d’Amérique n’ont jamais tenu de référendum avant de faire leur déclaration d’indépendance et que, plus récemment, la déclaration unilatérale du Kosovo a été reconnue par une majorité de pays de l’ONU, dont le Canada.

Le Parti québécois a fait le pari de ne pas parler d’indépendance et il en a payé le prix fort quand il a été renvoyé dans l’opposition après un court règne de quelques mois, car même si sa recrue-étoile Pierre Karl Péladeau avait lancé son cri pour affirmer être venu en politique pour « faire du Québec un pays », le parti, qui avait semblé un peu embarrassé par cette profession de foi, ne parlait que de gouverner sainement une province, en alternance avec le PLQ et partageant avec ce dernier l’idéologie néo-libérale, celle qui a accouché de la mondialisation et de son multiculturalisme pour mieux contrôler la planète, tout en faisant fi des identités nationales. On a vu ce qui se passe en Europe, on a vu ce qui s’est passé en Grèce quand le Nouvel Ordre mondial prend le contrôle. Fin de la parenthèse.

LE PIÈGE S’EST REFERMÉ

On l’a vu en lisant les textes de Joël-Denis Bellavance : pendant que les indépendantistes québécois ne songeaient qu’au pouvoir provincial d’une part, ou d’un référendum le-plus-vite-possible d’autre part, Ottawa et les fédéralistes ne parlaient pas, mais n’en agissaient pas moins efficacement en sourdine pour garder le contrôle de leur pays où ils entendent faire transiter leur pétrole sale d’un océan à l’autre.

Pas fous ces dominants, forts de moyens issus d’une longue expertise et de traditions séculaires pour arriver à leurs fins.

C’est ainsi qu’on apprend que, s’il y a un autre référendum sur l’indépendance du Québec, Ottawa ne fera pas partie du Comité du NON pour combattre cette idée dans le cadre des règles référendaires adoptées légalement par notre Assemblée nationale.

Oh que non ! Ottawa a décidé depuis longtemps avec l’accord de l’actuel premier ministre Justin Trudeau, qu’il se ne respecterait pas nos lois et qu’il se servirait de ses propres moyens –financiers, entre autres- pour faire en sorte que le Québec demeure soumis aux lois canadiennes et à sa Cour suprême. Ainsi donc, une partie de l’argent que nous envoyons au fédéral, via nos taxes et impôts, servira à nous combattre !

Ces méthodes de guerre, combinées à d’autres moyens moins orthodoxes utilisés pour nous noyer dans le multiculturalisme, referment inéluctablement le piège sur le Québec. Nos pauvres illusions référendaires n’auront jamais été aussi vaines qu’inutiles. Et que d’énergies perdues à discutailler sur le quand et le comment, oubliant souvent même le pourquoi.

Je suis de ceux qui sont assurés qu’avec cette naïveté entretenue au sein du mouvement pour l’indépendance, jamais le Québec ne pourra être un pays comme les autres, une République par et pour le peuple habitant son territoire national.

Je suis de ceux qui croient fermement qu’après adoption d’une constitution nationale, le Québec doit procéder et déclarer unilatéralement sa souveraineté.

Sinon, je pense que nous sommes perdus.

Pierre Schneider

Commentaires

  • Danielle Gagnon, 28 décembre 2016 08h58

    En quoi l’indépendance du Québec améliore-t-elle la condition de survivance des Québécois ? Ce n’est pas de gouvernement ou de statut politique qu’il faut changer. C’est le statut de colons et de colonisés qu’il faut transcender. La seule manière d’y parvenir est d’affirmer la souveraineté du peuple sur son territoire et sur ses institutions par la convocation d’une assemblée constituante citoyenne trans partisane chargée d’écrire la constitution du peuple.

    Il est impératif de ne pas lier l’indépendance de la province de Québec à la souveraineté du peuple québécois. Le statut du Québec est secondaire par rapport à une constitution du peuple souverain. Le Québec peut avoir une constitution interne comme l’Ontario et la Colombie-Britannique. L’indépendance est un des aboutissements possibles de la souveraineté populaire.

    Danielle Gagnon, citoyenne constituante du Québec

  • Alain Raby, 21 décembre 2016 14h14

    Mon point de vue pour parvenir à l’indépendance du Québec, c’est que nous pourrions emprunter différentes stratégies. Je propose d’y aller par étapes. D’abord commençons par un référendum gagnant selon toute probabilité en abolissant le poste de lieutenant-gouverneur ou la monarchie elle-même au Québec. ( La Norvège avait commencé par faire déplacer le lieutenant gouverneur d’Oslo à Stockolm ). Les sondages nous disent que plus des 3/4 des Québécois sont d’accord pour que la monarchie soit abolie. La monarchie abolie, la république devrait apparaître avec possiblement une déclaration unilatérale de l’indépendance. C’est après seulement qu’il y aurait un autre référendum portant 2 questions. La première serait : Etes-vous en faveur que le Québec devienne un pays indépendant ? OUI/non. La deuxième : Acceptez vous la constitution proposée ? Oui/non/. Advenant que la constitution soit refusée, mais qu’il y ait un oui pour l’indépendance nationale, à ce moment-là l’indépendance se trouve sanctionnée, acceptée par le peuple et le gouvernement du Québec procédera à un dépôt de candidature aux Nations-unies. Quant à la constitution, l’exercice se continuerait avec des amendements requis. Évidemment cette constitution pourrait être établit à partir d’une constituante pour remplacer la constitution provisoire qui elle aurait été adoptée par l’Assemblée nationale dans un premier temps. Il faut savoir changer de stratégie lorsque celle adoptée a échoué à 2 reprises. C’est un peu de cette façon qu’ont procédé une douzaine de nouveaux états-pays depuis 1991. Une déclaration unilatérale d’indépendance avant un référendum. Il faut arrêter d’avoir peur des référendums, mais poser les bonnes questions claires et gagnantes. https://www.facebook.com/groups/declarationniste/

  • Jean Nolet, 20 décembre 2016 17h20

    L’expansion du territoire (1) et l’appui des Nazis SS albaniens au Kosovo (2) : du nazisme.

    C’est RÉVULSANT de constater que le Canada appuie l’indépendance illégale (i.e. résolution 1244 des Nations Unies) d’un territoire (le Kosovo) sans économie aucune, entièrement dependant de l’aide étrangère, et ne servant qu’à passer des armes et 70% de l’héroine afghane vers l’Europe, tel qu’établi par Interpol.
    _

    Références : votre texte :

    (1) ’’En oubliant que le Québec avait été annexé au Canada anglais sans aucune consultation des citoyens par voie référendaire’’.

    (2) ’’Il est bon de rappeler que les Etats-Unis d’Amérique n’ont jamais tenu de référendum avant de faire leur déclaration d’indépendance et que, plus récemment, la déclaration unilatérale du Kosovo a été reconnue par une majorité de pays de l’ONU, dont le Canada.’’


    Merci

  • Marcel Haché, 20 décembre 2016 16h47

    @ Pierre Schneider

    « Le Parti québécois a fait le pari de ne pas parler d’indépendance et il en a payé le prix fort… » Pierre Schneider.

    Vraiment ?

    Vous et moi sommes indépendantistes. Nous pensons que l’Indépendance est une bonne idée, une grande solution. Nous pensons que c’est la façon normale de se comporter de tous les peuples. Ne plus subir. Rester digne. Marcher dans la liberté.

    Vous avez certainement raison. Peut-être tort aussi.

    Si les indépendantistes voulaient bien sortir du Déni, en effet, ils constateraient que le référendum Nous (la nation) a divisés radicalement. Sur ce point vous auriez raison mille fois.

    Mais par ailleurs…je vous soumets que l’Indépendance, malgré tout le bien que vous et moi pouvons en penser, ce n’est pas le passe-partout politique que vous et moi sommes en droit d’espérer.

    Ce fut un leurre épouvantable (ce l’est encore) de s’imaginer qu’un référendum pourrait réunir une nation. Mais ce n’est pas un leurre que de s’imaginer qu’une nation réunie, d’abord réunie, enfin réunie, cette nation puisse ensuite prendre son Envol…

    Le défi n’est donc pas de convaincre la nation des vertus de l’Indépendance. Ce défi-là est quasiment impossible à relever « avant »… Plutôt, le défi tout simple et fondamental, redoutable mais formidablement compliqué, c’est celui d’abord de Nous réunir. Les maudites élections provinciales (et fédérales) peuvent y pourvoir. C’est « ensuite », non pas « avant »… si la nation était réunie… c’est « ensuite » que les choses pourraient bien se passer…

    Cela fait depuis 1976 que le Pouvoir « pour tenir un référendum » est une absurdité « stratégique ». C’est la contradiction même du P.Q. à prétendre faire le Pays, puisque c’est l’effet pervers de tous les référendums de diviser l’opinion public, alors même qu’ici, maintenant, l’électorat du Non est en pleine expansion.

    C’est le Pouvoir « pour ensuite Nous réunir » qui serait porteur…Car enfin, vous et moi pouvons le déplorer à bon droit, ce n’est pas l’indépendance elle-même qui est le passe-partout politique auprès de l’électorat, c’est plutôt d’abord cette chaleur d’un parti politique, sa stratégie et sa capacité de faire corps avec l’électorat, c’est cela qui est le véritable passe-partout, lui seul capable d’ouvrir la cage vers une grande Envolée.

    Comment le P.Q. pourrait-il prétendre faire le Pays si d’abord il ne s’adresse pas au premier et seul électorat concerné : Nous ? Fait 36 ans que le P.Q. est gêné, d’ailleurs de plus en plus gêné de s’adresser à Nous, mais avec quels médiocres résultats ?

    Contrairement à vous, j’estime que cela fait plus que 36 ans que l’électorat entend parler d’Indépendance. Sans doute, toute une presse à genoux s’applique à brouiller le Message. Sans doute ! Mais se pourrait-il aussi, on jase-là, que l’électorat ne veuille tout simplement plus entendre parler de cette Indépendance des péquisteux qui ne s’intéressent pas à lui ?

    Se pourrait-il cette chose tout à fait naturelle : que notre nation, (un redoutable électorat…) cherche simplement mais désespérément, non pas « une solution », mais une façon de se réunir à nouveau, sentant bien tout le danger qu’il y a maintenant à rester divisée au profit de la gang de ouaouarons qui forment notre gouvernement ? Réunie à nouveau, la nation ? Oui, comme avant qu’elle n’ait été sauvagement divisée par des référendums, puis maintenant par la gang à Couillard, dont c’est essentiellement la stratégie politique et électorale de Nous diviser encore.

    En ce cas, eh oui, c’est-à-dire advenant que la nation, comme tout cet électorat lors de la « vague orange », advenant que ce même électorat cherche à refaire ses forces et son unité, les péquisteux qui se traînent l’âme et le coeur sur le pont du navire amiral n’auraient alors qu’à bien se tenir : va venter fort, sec et frette en simonak…

  • Roger Lacasse, 20 décembre 2016 16h03

    Le problême est que le PQ ne peut accéder au pouvoir majoritaire qu’en promettant un référendum pour le mandat immédiat. Ca, c’est ce que nous enseigne l’histoire.

    Qu’il le tienne ou non est une autre affaire.

    Maintenant, on s’en va vers un gouvernement minoritaire PQ, CAQ ou même PLQ avec, je crois, une participation réduite. Cela, si on fait une moyenne entre les sondages CROP, Léger et les élections partielles.

    Alors, Monsieur Schneider, vous pouvez laisser de côté vos cogitations pour 6 ans environ.

    Ne vous y méprenez pas, je souhaite que JF Lisée gagne son pari, car l’idée est astucieuse et porteuse bien qu’elle ne soit pas emballante, et c’est là son défaut.

  • François Ricard, 20 décembre 2016 15h54

    Le PQ prend le pouvoir en 2018.
    En 2020, il présente aux Québécois une constitution d’une république démocratique.
    Pendant les deux années suivantes, la population sera mise à contribution pour l,amender selon ses voeux.
    Puis l’adoption de cette constitution suivra. Son adoption sera un rejet du système monarchique actuel et créera par le fait même un nouveau pays à régime présidentiel.
    Cette constitution pourra alors être adoptée soit par un référendum ou soit par une élection référendaire.
    Mais au moins les Québécois auront une bonne idée du pays possible, de son fonctionnement, de ses valeurs.
    Er c’est une question qui revient année après année, élection après élection :"Il aura l’air de quoi, ce pays ?"

  • yves corbeil, 20 décembre 2016 13h07

    Nous sommes à cinq jours de Noël et le temps est à des lunes des réjouissances qui devraient nous habiter. J’ai suivi mes habitudes de robot, acheter un livre à mon fils et des cadeaux à mes petits enfants mais le coeur n’y est pas, n’y est plus depuis longtemps. Je suis de moins en moins capable de faire semblant que ça pourrait être pire et que c’est juste une mauvaise passe. Tu ouvres un journal ou la télévision et tout ce que tu constate c’est que ça va mal partout.

    Les perroquets de l’info contrôlé répètent tous en coeur la propagande qui dévie nos coeurs et notre conscience de ce qui se passe sur la planète au profit de la ’’sécurité internationale’’.

    La destruction massive mené par ces nouveaux prophètes économique de ce début de siècle qui ont crée l’arme fatale, le terrorisme ce mal mystérieux qui sévit partout sans qu’on le voit car il n’a pas un ’’suit’’ de camouflages traditionnel chamorer, acheter au surplus de l’armé, non, mais qui il achète ses armes de ceux qui lui font la vie ’’dure’’ ou il recrute aussi son staff de recrus qui sont écoeuré par ce qu’ils voient et entendent, une boucle sans fin pour les extrémistes de chaque côtés.

    Et qui est pris en otage de ce crime contre l’humanité, les gens qui habitent les pays ou se joue la grande tragédie humaine médiatiser à distance par tous les complices de l’information propagandiste sur le net et les populations des pays impliqués qui subissent les attentats de ces révoltés programmés ou déprogrammés par les actions de ce système de malades mentales. Les extrémistes religieux qui n’en demandaient pas autant.

    Nous sommes les complices silencieux de toutes ces atrocités en demeurant dans ce pays qui est à des années lumières de nos valeurs Québécoise. La guerre, la richesse monétaire quand tu as perdu ta richesse humaine, l’ouverture vers l’autre quand tu t’es fait complice de la destruction de son pays, la protection de l’environnement quand tes actions sont totalement à l’opposé avec les énergies fossiles, le gaspillage éhonté et les subventions aux multinationales qui ne servent qu’à enrichir les meneurs de l’ombre de notre inhumanité au détriment des personnes et de notre environnement. Les accusations fusent de toutes parts sans que personnes aux pouvoir ne veulent se prononcer sur LA vraie raison de ce fouilli planétaire.

    La cupidité va-t-elle nous mener à l’extermination de l’espèce avant son heure ou y aura-t-il quelqu’un qui va se lever et dire enough is enough puis faire ce qui aurait du être fait depuis longtemps.

    En attendant, nous autres au Québec, on pourrait peut-être se donner la chance d’avoir notre propre pays et commencer à faire les choses différemment.

    Si on bouge pas bientôt, comment on va faire pour expliquer à tous ces nouveaux importés par la destruction massive qui perdure qu’on serait bien mieux chez nous quand eux avant d’arriver ici y pensaient qu’ils étaient bien mieux chez eux avant que nous on arrive chez eux. Leur faire comprendre que chez nous ce serait chez eux et qu’ensemble on serait tous bien mieux chez nous.

    Quand je relis mon dernier paragraphe, je le comprends parce que je l’ai écrit et une majorité de vous le comprenez aussi...mais eux y comprendront-tu y parle même pas notre langue, pis y se mélange pas trop, trop non plus.

    On as vraiment manqué notre seul coup en 1980, mais la conjoncture mondiale actuelle pourrait nous donné une seconde chance si on fait ça assez vite comme Bourgault et plusieurs autres le pensait dans les années 70.

  • François Ricard, 20 décembre 2016 11h53

    Comme vous, je crois que l’adoption d’une constitution faisant du Québec une république démocratique, donc dehors la Reine, est la proposition à soumetter à la population.
    D’aucuns prétendent que la rédaction d’une telle constitution prendrait des années. Avec tous les modèles qui existent, surtout le modèle américain qu’il est facile d"améliorer en y limitant le financement des partis et en y ajoutant un scrutin proportionnel, et avec les ressources en droit constitutionnel que nous avons, nous pourrions présenter au peuple une constitution qui le prendrait aux tripes.
    Il faut quelque chose de concret pour que le peuple morde vraiemnt dans le sujet.
    Dehors la reine ! Nous allons nous donner notre président. Un gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.

  • Pierre Cloutier, 20 décembre 2016 11h34

    "Je suis de ceux qui croient fermement qu’après adoption d’une constitution nationale, le Québec doit procéder et déclarer unilatéralement sa souveraineté".

    Cher Pierre,

    Ta conclusion me rend perplexe et mérite d’être débattue et discutée.

    1- Adoption d’une constitution. Je suis favorable à l’adoption d’une constitution pour le Québec. Il n’y a rien d’extraordinaire dans cette proposition, puisque même en vertu de la Loi constitutionnelle du Canada de 1982, cette possibilité existe et d’ailleurs la Colombie-Britannique a sa propre constitution.

    2 - Au départ, il faut savoir s’il s’agit d’une constitution d’un État indépendant ou souverain ou celle du Québec comme province du Canada. Dans la première hypothèse, on a en face de nous le même problème que celui concernant l’accession à l’indépendance par une question directe lors d’un référendum. Si cette constitution est celle d’un pays souverain et indépendant et non pas celle d’une province, elle équivaut alors à un mécanisme d’accession à l’indépendance et elle doit être approuvée par une majorité (50% plus un vote) de la population pour que cet acte d’accession soit reconnu par la communauté internationale.

    3 - Le Québec pourrait faire aussi une déclaration unilatérale d’indépendance avant même d’adopter une constitution. Mais quelle serait l’efficacité de cette déclaration si elle n’est pas approuvée par la majorité de la population ?

    4 - Je vois difficilement comment on peut faire l’indépendance sans avoir l’assentiment de la majorité de la population, qu’elle s’exprime lors d’une élection (majorité de 50% plus un des sièges et des voix) ou lors d’une consultation populaire par référendum.

  • yves corbeil, 20 décembre 2016 10h24

    Merci M.Schneider,

    Maintenant il reste juste à trouver le véhicule avec le chauffeur et les passagers. Je le dis depuis des lunes que le parti Québécois est mort de sa belle mort après le référendum de 80.

    Aussant, sort de ta torpeur, recrute les bonnes tête du Québec et rassemble le peuple autour de toi et du projet. On a assez attendu, le désastre que l’on voit et constate à chaque jour avec de nouveaux scandales ou dégueulasserie comme le régime de pension de Leitäo ce matin ça peut plus continuer. On va-tu se réveiller la bande de peureux que nous sommes devenu avant qu’on disparaisse pour de bon comme ils veulent. On va-tu continuer à accepter cette immigration qui ne sert qu’a noyé les francophones dans leur crisse de soupe multiculturelle.

    On croit rêver à chaque jour en se levant, des commissions bidons qui coûtent des fortunes avec des commissaires nommé par le pouvoir, des haut dirigeants de la police qui fricottent avec le PM et sa gang, des bandits qui se retrouvent en prison mais qui seront relâché plus tard faute de personnel déficient pour procédé avec des délais raisonnables, des juges et juristes dans la rue pour insatisfaction contre le gouvernement, des policiers qui vont prendre des mesures parce que eux aussi sont en crisse que le gouvernement mettent en doute leur ’’intégrité’’ et ça continue comme ça à plus capable de boire, ça déborde la coupe est percée.
    Et c’est ost... là vont rester au pouvoir parce que nous on dort avec 3 partis d’opposition plus les indépendants et insignifiants qui se divise les quelques 60% qui maintient les bandits à Québec.

    Coudonc l’écoeurantite aigue ne vous touche pas assez pour que vous vous organisiez et balanciez ces voleurs en prison.

  • Jean Claude Pomerleau, 20 décembre 2016 09h37

    Non seulement le référendum, même gagnant, ne menait pas au changement de statut du Québec, de province à État souverain. Mais plus grave encore , cette stratégie des idéalistes de la politique a mené à un affaiblissement critique de la nation face aux forces qui veulent son effacement de l’histoire.

    Mon argumentaire :

    Le difficile changement de paradigme, suite et fin

    Le piège référendaire, comment s’en sortir

    http://vigile.quebec/Le-piege-referendaire-comment-s-en

    La seule condition qui mène à un changement de statut de l’État du Québec : un rapport de force favorable.

    La souveraineté n’est pas un souhait mais, une sommes. Et ça commence par la prise du pouvoir et le redressement national, un défi existentiel en 2018.

    JCPomerleau

  • Jean-Charles Morin, 20 décembre 2016 06h03

    Il est clair qu’à partir de ce moment, toutes les élections "provinciales" doivent être considérées comme référendaires et le Parti Québécois se doit d’en prendre acte. Ce sera la seule façon de mobiliser les indépendantistes de toutes venues contre le gouvernement libéral actuel. À défaut de prendre le pouvoir en 2018, la polarisation des votes entre fédéralistes et indépendantistes plutôt que suivant l’axe traditionnel "gauche-droite" permettra au moins dans un premier temps d’éliminer du tableau une fois pour toutes les gêneurs que sont devenus QS et la CAQ. Ensuite tout deviendra possible en 2022.

    Si d’autre part le PQ maintient son attitude provincialiste en faisant d’un référendum de plus en plus hypothétique une fixation pathologique et en cessant d’être un vecteur d’espoir pour les francophones, il continuera selon toute vraisemblance sa glissade vers la fragmentation, la démobilisation et l’insignifiance.

    "De l’audace, toujours de l’audace !" disait Danton. Voilà ce dont le Parti Québécois aurait besoin de toute urgence pour déjouer les plans de la caste des parvenus actuellement au pouvoir.

  • Alain Raby, 19 décembre 2016 22h28

  • Alain Raby, 19 décembre 2016 22h24

    Pays ayant déclaré unilatéralement leur indépendance nationale avant de tenir un référendum.
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1735364576691673&set=gm.627531357349381&type=3

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