«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Libérons-nous du mythe de Mai 68

C’est le début d’un temps nouveau

Chronique de Patrice-Hans Perrier
samedi 3 décembre 2016
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« Le front de la nouvelle bataille, c’est la démographie » - Éric Zemmour

En 1970, Renée Claude chantait l’avènement d’une ère où les hommes et les femmes feraient l’amour, libérés du joug du travail. L’ère du Verseau était au programme d’une Société du Spectacle qui avait décidé de tourner la page pour les générations nées après la Seconde guerre mondiale. Les révolutions de couleur battaient leur plein, avec un général de Gaulle obligé de se faire faire la malle sous la pression des troupes de choc financées par les services secrets américains.

Une libération factice

Nous étions à peine des adolescents qu’une joyeuse confusion s’installait autour du téléviseur familial. L’armée canadienne venait de quitter Montréal après nous avoir foutu la trouille et la petite bourgeoisie comprador pouvait se la couler douce pour plusieurs décennies à venir. Tout était rentré dans l’ordre. L’ordre des médias dominants, de la publicité omnipotente et d’un air du temps qui sentait bon l’amnésie. Daniel Johnson, véritable homme d’état, venait tout juste de décéder suite à la visite d’un général de Gaulle surpris d’avoir découvert un Québec « si dynamique et plein de promesses » … Pierre Bourgeault, écarté du pouvoir par les péquistes, devait quémander de l’assistance sociale.

Un joyeux bordel s’installait à demeure. Plus d’un million d’avortements pratiqués au Québec depuis 1969, alors que la trudeaumanie annonçais « le début d’un temps nouveau ». Il s’agit d’un véritable « génocide en douce » qui allait permettre au gratin installé aux premières loges de mettre de l’avant de nouvelles politiques d’immigration massive afin … de suppléer à un vieillissement susceptible de créer une pénurie de main-d’oeuvre à terme. Tout le reste est à l’avenant. La « guerre des sexes » pouvait se déployer sur tous les terrains d’opération, nos gouvernements utilisant la « discrimination positive » comme une prophylaxie destinée à entraver toute forme d’ambition chez les jeunes mâles. Il serait utile de rappeler que David Rockefeller, lui-même, avouera avoir investi des sommes colossales afin de créer des fondations moussant un féminisme destiné à remplacer la « lutte des classes » par la « guerres des sexes ».

La gauche caviar

« La gauche sociétale » allait s’engouffrer dans un procès politique destiné à culpabiliser les hommes, fragmenter les familles et … réclamer toujours plus d’immigration. La séquence programmatique est simple à restituer : éclatement des conventions sociales ; guerre des sexes ; baisse drastique de la natalité ; promotion d’une immigration de masse ; multiculturalisme ; érosion des repères identitaires ; disparition de la cité. Les ténors de la gauche caviar nous promettent des « lendemains qui chantent » à condition que se poursuive leur programme de démolition en règle de tous les repères qui fondaient les liens organiques de notre société.

Chemin faisant, de Mitterrand à Françoise David, toute la gauche institutionnelle n’a jamais cessé d’utiliser les mêmes figures d’Épinal afin de confondre le bon peuple. Ainsi, la figure indiscutable de la xénophobie était utilisée afin de réclamer toujours plus d’ouverture des frontières et des marchés. La figure détestable du patriarcat était brandie avec le perfide dessein de diviser toujours plus les familles. Et, que dire du cliché mille fois rabâché à propos d’une culture traditionnelle appelée à s’effacer face aux nouvelles technologies porteuses d’incontournables défis. À l’ouverture sans limite des frontières, étatiques et symboliques, est venu répondre une dislocation de nos repères identitaires, de nos habitus et de tout ce qui fondait la société civile québécoise au grand complet.

Le roi est nu

Nul besoin d’en rajouter en nous bassinant avec vos promesses d’un monde meilleur, sans papiers et sans reproches ! Le bon peuple ne marche plus dans toutes vos combines factices. Le commun des mortels n’en peut plus de subir la délocalisation sauvage des entreprises, suivi par le déferlement de hordes d’immigrants qui viennent s’installer comme s’ils étaient, déjà, chez eux. Les habitants des régions éloignées en ont plus qu’assez d’être traités comme des parias. Et, que dire de nos personnes âgées qui sont parqués comme des bestiaux dans des « usines gériatriques » en attendant de crever pour que le système puisse remettre les compteurs à zéro. Toutes ses récriminations ne sont pas le fruit de vos « sommets citoyens », mais bien le cri du cœur d’une nation qui est à bout de souffle. Le commun des mortels ne veut plus de vos traités de libre-échange – pour lesquels le PQ fut un des promoteurs les plus vigilant – qui menacent de liquider tous les acquis que nos aïeux avaient gagnés de haute lutte.

La politique au quotidien

Le peuple québécois désire – il ne s’agit pas d’une vue d’esprit – qu’un temps d’arrêt soit pratiqué dans l’espace politique afin que l’état mette, enfin, ses culottes. Plus qu’une gestion provincialiste, à la petite semaine, nous attendons de la classe politique qu’elle prenne des mesures effectives afin de mettre un terme à ce qui s’apparente à un véritable désastre national. Il s’agit de rétablir la primauté de la loi 101, de mettre un terme aux financements illicites des formations politiques, de prendre des mesures concrètes afin que le grand Montréal métropolitain ne devienne PAS un état parallèle, de faire respecter nos compétences face au gouvernement fédéral et de sortir de cette doxa globaliste qui nous condamne, d’ores et déjà, à une rapide marginalisation.

Tout compte fait, c’est, peut-être, le début d’un temps nouveau qui se pointe à l’horizon. Non pas un retour en arrière. Que nenni, on ne retourne pas en arrière. La gauche caviar n’est certainement pas en train de s’effondrer pour qu’une idiote droite cul-cul praline vienne nous prendre en main, dans un contexte où les termes du discours politique auraient été simplement permutés afin de berner les quidams. L’élection de Donald Trump n’a rien à voir avec le retour du refoulé du petit-homme-blanc-macho-réactionnaire. On finira bien, de ce côté-ci de la frontière, par comprendre qu’un ancien paradigme vient de basculer de manière irrémédiable. Le peuple en a soupé du radotage gauche-droite. Puisque le véritable progrès n’a jamais pu se passer d’une tradition qui est la garante de notre destinée. De tout ce qui fonde les espoirs féconds d’un peuple appelé à se libérer pour de vrai.

Patrice-Hans Perrier

Commentaires

  • Stéphane Russell, 17 décembre 2016 16h35

    Je crois aussi que nous sommes à l’aube d’un temps nouveau, ou peut-être plus une mini renaissance. On cherche à revenir aux sources là où ça fonctionnait, et à explorer de nouvelles zones là où ça ne fonctionnait plus.

    Même la globalisation est remise en question. La droite alternative, nommée par certains alt-droite, et sous estimée au départ, est venu de façon inattendue leur couper l’herbe sous les pieds. Il ne devait pas y avoir d’autres solution que la mondialisation !

    Entendons-nous, personne ne fera de miracle. Enfin qui sait mais bon. Mais déjà de briser le déni global et de pratiquer une ouverture et une souplesse d’esprit éclairée (versus aveugle) est un grand pas en avant.

    Pour faire un parallèle, j’ai beaucoup apprécié l’oeuvre originale de Bram Stoker, qui n’a rien à voir avec les histoires de vampires modernes, qui sont d’avantage une sorte de promotion volontaire ou non des anciennes religions gothiques. Le Dracula original a plus à voir avec des oeuvres comme King Kong ou Jurassic Parc, où l’Homme tente avec un succès mitigé à utiliser le meilleure de lui même pour maîtriser son principal ennemi, soit la bestialité pure.

    Sauf que dans le cas de Dracula, la bête est un homme. Son opposant se trouve à être un scientifique, le professeur Van Helsing. Pour neutraliser Dracula, Van Helsing fait appel au meilleur de l’homme, soit la foi, la science, l’esprit de collaboration et l’ouverture d’esprit.

    Ici je suis obligé de gaspiller un paragraphe à expliquer, au cas, que quand je parle d’ouverture d’esprit, je ne parle pas de croire en n’importe quoi et n’importe qui comme un idiot. Mais plutôt d’éviter de se limiter avec des idées préconçues, ou ce que certains appellent des « croyances limitantes ». On les reconnaît souvent aux seuls arguments qui leur permettent d’exister souvent, soit « c’est évident » et « tout le monde sait ça ». Il est tentant de m’étendre sur le sujet, car cette fermeture d’esprit mine dangereusement la capacité de l’être humain à conceptualiser et à apprendre de ses erreurs, ce qui le rend plus vulnérable aux gourous et autres raconteurs de toutes sortes.

    Pour revenir à Van Helsing, il décide en fonction des faits (on parle ici dans le contexte d’une oeuvre de fiction) d’envisager la possibilité que l’assaillant de Lucy puisse être un vampire. S’il n’avait pas envisagé cette possibilité, jamais il n’aurait pu faire obstacle au sinistre Compte. Par l’étude rigoureuse, il arrive à déplacer Dracula du domaine du fantastique au terrain connu de la criminologie, pour tenter de prédire - avec succès - ses actions futures.

    C’est par ces même qualités humaines, en incluant la foi, qu’on pu mettre à jour les plans des Rockefeller, des Rothshield, et plus localement des Desmarais, les fondateurs de la branche canadienne de la Commission Trilatérale de David Rockefeller. L’ancienne présidente du Mouvement Desjardins était d’ailleurs membre de cette commission.

    Si j’étais l’un d’eux, je répondrais ridicule, foutaises, dangereux, farfelue, illuminé, crackpot, afin de repousser l’auditeur dans un état de prudence intellectuelle excessive. La peur du ridicule...

    Au point où là où il y avait des solutions, il n’y en a plus d’autres que la leur. Par exemple, il vaudrait mieux tuer les foetus que de rétablir un système d’orphelinat. Car des abus terribles ont été commis en orphelinat. « Stop ! Inutile de réfléchir plus loin, c’est final sauf si t’es con ! »

    Oui mais... Non stop ! C’est qu’il y a peut-être d’autres solut... Non tais toi, la femme peux faire ce qu’elle veut de son corps (et puis la mitraillette se met à crépiter) espèce de sexiste mysogine qui ne cherche qu’â imposer sa domination « machiste ».

    Mais laissez moi donc parler ! Quelqu’un a-t-il le droit de vouloir repenser la conception moderne de la sexualité, elle qui requiert un sens des responsabilités et qui pourtant est reléguée avec légèreté au niveau des simples distractions, comme d’aller au cinéma et boire un verre ?

    Et le foetus, qu’est-ce qu’il en pense lui de son avortement ? Ceux qui croient qu’ils n’ont pas de voix se trompent lourdement. Si vous tenez un iPhone ou un iPad en main, sachez que son inventeur, Steve Jobs, était destiné à l’avortement par son père. Sa mère a refusé, ce qui les a contraint à l’envoyer à l’adoption. Dans sa biographie « Steve Jobs », par Walter Isaacson, il est mentionné qu’il a un jour été voir sa mère biologique pour lui dire : « merci de ne pas m’avoir fait avorter ». Par contre, il détestait son père et refusait de le voir.

    Voilà un avorton qui s’est exprimé clairement ! « Tais-toi Steve, ta mère avait le droit de te tuer ou non, car tu étais son corps et pas le tiens ». Euh ??? Va-t-on le faire taire maintenant ? Les pro-avortements vont-ils jeter aux poubelles leurs iPhone tout en aidant leurs amis à financer l’adoption d’un enfant dans un orphelinat chinois ?

    N’y a-t-il que moi qui voit combien tout ça n’a ni queue ni tête ? Abrutissement quand tu nous tiens...

    Dans l’agenda 21, il y a aussi l’eugénisme (vous et moi sommes de trop) et l’écologie, qui n’est pas mentionné dans le présent article. Ceux qui pensent que l’ONU des Rockerfeller et que David Mayer de Rothshield s’intéressent vraiment aux oiseaux et aux arbres vont étre déçus. La taxe carbone et la gouvernance sont des concepts visant à justifier la globali$ation, pas à sauver les arbres. Encore ici le problème n’est pas la solution, c’est le secret qui l’entoure (Groupe Builderberg pour ne nommer que ça) et l’interdiction d’envisager d’autres solutions au risque d’être étiqueté de terroriste presque (« ou vous êtes avec nous, ou vous êtes avec les terroristes » - George W.)

    Il faudrait vraiment que la population voit combien elle était en train de se faire passer un grand sapin. Ce n’est pas moi qui ai déclaré ceci :

    « L’individu est paralysé en se retrouvant face-à-face avec une conspiration si monstrueuse qu’il n’ose pas y croire. La conscience américaine n’est simplement pas parvenue à concevoir l’existence du mal qui a été introduit au milieu de nous. Il rejette l’hypothèse même que des créatures humaines pourraient épouser une philosophie qui ultimement ne peut que détruire tout ce qui est bon et décent. » - J. Esgar Hoover, The Helks Magazine, août 1956
    https://en.wikiquote.org/wiki/J._Edgar_Hoover

    Cet individu est le père de la police scientifique, et avait fait mettre pleins de gens sous écoute.

  • P.BouchFournier, 4 décembre 2016 23h22

    Faire l’inventaire, regarder avec recul la culture politique québécoise depuis 1970 est pertinent selon P.H.Perrier. Le point de vue de cet article en choquera plusieurs selon les considérations libérales et libertaires hégémoniques. Mais justement, depuis que Mathieu Bock Côté est apparu chez les chroniqueurs. La considération du bilan de l’après révolution tranquille celle de Jean Lesage et Daniel Johnson est inévitable en parallèle avec les variables de la contre culture connues aux États-Unis comme mai 68 en France.

    Dans le monde contemporain, L’individu est devenu la référence tout comme son rapport aux choses qui sortent de sa propre main inventive. Le rapport du sujet à l’objet détermine notre mode opératoire au Québec comme dans tout l’Occident.

    Au Québec, nous sommes des individus plus que jamais et selon le type de civilisation ultralibérale, nous pensons difficilement notre tout national et l’individualisme créé le prétexte pour nous débarrasser de notre identité nationale en considérant ses nombreux bas et ses séquences hautes isolées propre aux nations colonisées.

    Le PQ ayant échoué à réaliser la souveraineté à convaincre le peuple de voir plus grand que l’humble condition typique des Canadiens français. Le PQ plus négativement encore s’est fait prendre depuis 1995 sur la défensive ou dans l’indifférence à laisser le temps passé pendant que le néolibéralisme a pris un essor encore plus fort se déterminant à reléguer les nations dans les sous- sols des civilisations.

    La révolution internet en 1996 a accru le rapport individuel aux choses. Le rapport individualisant des individus à l’objet maintenant compact du web par téléphone ou portable a contribué à élargir la mise en distance entre la personne et la société. Facebook avec ses pages personnelles est un exemple flagrant de la personnalisation de l’individu sur le net toujours en réseau mais entre individus isolés.

    La technologie informatique a donné un coup de pouce aux thèses néolibérales développées et appliquées à partir de M.Thatcher et R.Reagan. Le Québec ne fait pas exception à ce phénomène, le rapport instrumental au monde s’est accru et on n’a guère vu chez les souverainistes comment la perception de la réalité transformée par les technologies pouvait nuire à la sensibilité patriotique.

    Le capitalisme à la source de tout peut se donner plusieurs formes ; puritaine fortement disciplinée, laxiste et libertaire. Comme il peut structurer les États nations ou les défaire au nom de la circulation des hommes, du capital et des choses. Tout cela est de plus documenté donc sur le web qui ne se réduit pas qu’à son caractère utilitaire envahissant. Les politiciens du Québec comme partout veulent qu’on ignore concrètement ces réalités les assimilant à des fantasmes de You Tube ou de mauvais sites alternatifs web.

    Pourtant, face à la démolition du cadre protecteur des nations par le capitalisme lui- même, les peuples s’insurgent davantage par le vote et ont démontré au moins en Europe et aux États-Unis que la liquidation des nations n’était pas licite ni viable au nom d’un globalisme devenu halluciné plus que jamais.
    Le Québec selon les tendances connues retrouvera son sentiment patriotique et souverainiste dans la mesure du retour de la pensée et du mouvement souverainiste en France, en Europe et aux É.U comme on le pressent avec Trump aux conditions de la non tromperie des engagements électoraux ou référendaires que ce soit en Amérique ou en Grande Bretagne.

    Dans l’actualité du globalisme totalisant ou totalitaire ou presque, il y a un mouvement conservateur émergent qui est souvent souverainiste. Remplissant la place que la gauche a désertée au nom de sa criminalisation des nations. Ce mouvement conservateur peut inquiéter ou simplement être vue comme une réponse logique à l’époque actuelle et à sa fragmentation sociologique et politique.

    L’espèce de conservatisme souverainiste en Europe témoigne aussi de nations anciennes qui ne veulent plus se perdre dans des sociétés qui n’ont plus de repères, de points d’ancrage. Et qui font de l’immigration une espace de confusion sociale servant à bousiller les cultures nationales multiséculaires.

    Le Québec avec MB.Côté, P.H.Perrier et d’autres comme Simon Pierre Savard Tremblay est possiblement dû à changer ses perceptions quant aux lignes politiques. Accorder un espace à un conservatisme modulée sur le plan souverainiste qui ne devient pas réactionnaire, voilà ce que le Québec a besoin. Un souverainisme plus conservateur qui ne serait pas celui de la France et de ses groupes souverainistes anti-immigration et anti-Bruxelles puisque l’église est plus mal en point au Québec qu’en France.

    Ce qui induit que rien ne peut battre le vieux fond conservateur français articulée entre le catholicisme et la redécouverte à la Renaissance de l’esprit latin des Grecs et des Romains. Au Québec qui n’est pas la France, il y a sûrement moyen de revenir à des fondamentaux chez les souverainistes qui permettraient par exemple de rejoindre les gens de Québec la capitale nationale, des Appalaches.
    Un parti comme le PQ reste dans ses lignes de centre gauche au moment où le PQ perd des régions francophones complètes qui bien après l’Outaouais, une bonne partie de l’Estrie, s’ajoutent depuis 10 ans la très grande région de Québec pourtant largement francophone. Un PQ maintenant retranché en pleine Montérégie, une de ses anciennes régions francophones fortes. Sans parler ici de Montréal qui est de moins en moins péquiste et donc les francophones quittent l’île de plus en plus.

    La question de l’immigration musulmane connue au Québec idem est aussi une des causes du changement politique au Québec qui comme en France pose le début accéléré d’une remise en questions du multiculturalisme qui alimente le séparatisme des communautés, démarrant des nouvelles fractures qui n’ajoute rien en termes de vivre ensemble puisque -ceux qui se ressemblent se tiennent ensemble- et ne dialoguent pas sur des différences culturelles vues pour chaque groupe comme fondamentales et non négociables.

    En considérant ce qui se passe en France. On constate que l’islamisation en progression en France très marquée par rapport à ce qui se passe pour l’instant au Québec, que cette situation de l’islamisme en France a poussé à l’émergence d’un conservatisme de nature souverainiste.

    Comme quoi que le développement de communautés musulmanes orthodoxes ou littérales dans le culte religieux en France réveille le vieux fond conservateur français affaiblie mais non éteint qui se trouve le premier à se dresser contre l’ordre multiculturel véhiculée à partir des élites parisiennes dites -bobos- en termes de leur rejet croissant.

    L’échec de la gauche au Québec et en France la condamne à court et moyen terme dans un premier temps puisque sa conception joviale du monde est un déni total du réel actuel. Le rejet de la laïcité par la gauche est la première cause de sa chute tout comme son estime immodérée pour le globalisme en donne la seconde cause.

    Au Québec, entre le PLQ, le PQ, la CAQ et QS, dans une Assemblée nationale ou on observe la crise européenne que par le terrorisme à Paris ou Bruxelles ! Ces partis sont
    t ils en mesure de vraiment voir les tendances de fond en Occident où leurs politiques ne sont que celles du suivisme des normes ultralibérales ou multiculturelles ?

    La réponse est négative, les politiciens y compris du PQ ne veulent pas voir tout ce qui peut déranger ou faire peur. Ils cherchent en pratique à faire croire qu’ils se préoccupent de tous, qu’ils s’occupent de toutes choses avec équilibre. Qu’ils sont un peu à gauche, un peu à droite et ainsi de suite. Jusqu’à l’insignifiance, ils continuent leurs politiques, maintiennent le seuil d’immigration à 50,000 immigrants par années s’amusant secrètement de la concurrence accrue pour le marché du travail et les effets sur les baisses des coûts en salaires.

    Les libéraux de P.Couillard sont certainement les pires d’entre tous ce qui n’empêche pas que ni la CAQ ni le PQ n’inspirent grandement parce que l’électoralisme semble surgir davantage dans leurs engagements que la sincérité réelle quant aux politiques supposément préconisées notamment sur la laïcité.

    La peur d’effrayer étant probablement la première des politiques des partis au Québec.

    Seuls les mouvements de fonds internationaux si suffisamment souverainistes pourront mettre de -l’huile dans l’engrenage- des partis politiques du Québec.

    Il faudra de nouvelles figures politiques et notamment au PQ si ce parti réussit à se maintenir parce que nous ne trouvons toujours pas un nouveau Jacques Parizeau dans le parti de René Lévesque.

    Le PQ hyper politiquement correct n’a probablement pas d’avenir gardant ses vieux logiciels, son paradigme classé et classique. Cela reste à voir.

  • Marcel Haché, 4 décembre 2016 11h16

    « Le peuple en a soupé du radotage gauche-droite. Puisque le véritable progrès n’a jamais pu se passer d’une tradition qui est la garante de notre destinée. De tout ce qui fonde les espoirs féconds d’un peuple appelé à se libérer pour de vrai. » Patrice-Hans Perrier

    Plus de péquistes et moins de péquisteux. Tout un redressement au P.Q….

    Le véritable paradigme n’est plus « pourquoi » l’Indépendance et tout un bla-bla, par ailleurs incontournable, mais plutôt « pour qui » l’Indépendance. Si JFL pouvait s’enligner comme il le faut… ce serait demain l’Indépendance.

    Nous n’avons besoin ni des progressistes ni des traditionnalistes pour s’inventer des lendemains qui chantent. Il faut juste que les péquistes s’adressent à ceux qui comptent : Nous.

    S’il n’y a personne à libérer, il n’y aura pas de Libération.

  • Jean Lespérance, 3 décembre 2016 22h42

    Le temps nouveau n’est pas encore arrivé car la politique se croit toute puissante. Et elle l’est dans une certaine mesure mais comme elle dépasse la mesure, il faudra bien la ramener à la Raison. C’est la Raison qui s’en chargera. Mais qu’est-ce donc que la Raison ? C’est le champ ou le domaine des causes. Il y a des puissances en charge du domaine des causes, des puissances que les humains ignorent parce que leur intelligence n’est pas assez développée. Ce qui est développé chez l’être humain est l’intellect appelé à tort l’intelligence. L’intellect est une fonction de l’esprit humain qui cherche à s’accaparer de tout pour son usage personnel tandis que l’intelligence sert à servir l’humanité entière. Le jour nouveau sera le jour où le rapport de force sera renversé. Ce jour n’est pas loin mais avant il y aura tout un combat. Je mène ce combat en attendant la manifestation de celui qui doit venir pour indiquer aux puissances célestes du domaine des causes où agir. J’ai un certain pouvoir mais limité, le sien sera illimité. Sa voix retentira comme le tonnerre, les sots n’en auront cure, ils croiront entendre Lucifer. Mais plus ils s’obstineront à l’ignorer, plus ils souffriront. Ils apprendront que tout homme ici-bas est valet d’un Roi. Si on ne veut rien savoir de ce Roi, le Croissant s’en chargera, et dans la mesure où on respectera le Roi, le Croissant déclinera. Réjouissez-vous M. Patrice-Hans Perrier, vous dont les paroles ont le goût d’eau minérale, au dessus de toutes les raisons invoquées par nos larbins politiques pour détourner des populations entières du but de leur destinée, la Raison d’État céleste prévaudra.

    Votre article si bien écrit soit-il, a une attente irréaliste même si vous avez su voir juste avec une lucidité alarmante dans votre article précédent. Il me semble entendre les mêmes paroles que j’avais entendues en ligne à la cafétéria des Postes. C’est donc de valeur, un si bon gars, il vient de capoter, il est devenu végétarien. Rassurez-vous je ne capote pas, je n’ai pas vu Dieu mais en ce qui concerne la réincarnation, j’en connais autant qu’en économie et personne ne peut affirmer un mensonge sans que je m’en rende compte.

  • SML, 3 décembre 2016 21h10

    Le PQ est pour la mort par avortements de ses électeurs par les cliniques Lazure. C’est un non-sens total. Un génocide du peuple Québécois comme disait Reggie Chartrand.

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