«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Non seulement ce temps n’est-il pas venu, mais il reste encore beaucoup de marge au Bloc pour illustrer toute son utilité et sa nécessité

LIBRE OPINION

Bloc québécois - Le temps de mourir n’est pas encore venu

vendredi 10 janvier 2014

Les médias ont fait grand cas des propos d’Yves Michaud prônant ouvertement la disparition du Bloc québécois (BQ). En tant que militants indépendantistes, nous tenons à rappeler que le BQ est le seul parti fédéral exclusivement dédié à la défense des intérêts du Québec.

En ce sens, voter pour un parti fédéraliste, c’est élire des représentants qui devront tôt ou tard nous trahir en suivant une ligne de parti contraire aux intérêts du Québec.

Les députés du NPD nous en ont donné un exemple éloquent depuis les dernières élections : ils ne se sont pas levés pour souligner que le chantier naval de Québec n’a pas reçu sa juste part des contrats maritimes de la défense canadienne. Ils ont applaudi lorsque le gouvernement conservateur a décidé de financer, à même les impôts des Québécois, le développement hydroélectrique de Terre-Neuve, en concurrence directe et déloyale avec Hydro-Québec. Ils n’ont même pas sourcillé lorsque le fédéral s’est engagé dans la contestation judiciaire d’une loi adoptée à l’unanimité par notre Assemblée nationale…

C’est donc dire qu’en laissant la place aux partis résolument fédéralistes, les Québécois acceptent qu’on participe, en leur nom, à un ordre constitutionnel établi envers, contre et malgré eux. Ceux qui crient à l’incohérence des indépendantistes et prétendent qu’ils feraient mieux d’annuler leur vote plutôt que d’élire des représentants au sein d’une instance qu’ils souhaitent quitter ne semblent pas comprendre qu’il est impossible, dans le système actuel, de voter pour qu’un siège reste vide au Parlement fédéral. Alors, pourquoi les indépendantistes et les insatisfaits devraient-ils abdiquer leurs droits démocratiques en acceptant de se faire représenter par leurs adversaires ?

Arguments illégitimes

On a pu lire dernièrement de fines analyses affirmant que le Bloc québécois priverait le PQ des militants et des ressources nécessaires à l’élection d’un gouvernement majoritaire. Il n’en est rien. Premièrement, le BQ est formé de militants de plusieurs allégeances partisanes. (Faut-il le rappeler, il y a plus de partis souverainistes au Québec que de partis fédéralistes…) Deuxièmement, s’il y a un mouvement au Québec qui ne manque pas de militants convaincus et actifs, c’est bien le mouvement souverainiste ; lequel possède amplement d’effectifs pour soutenir une antenne fédérale. Troisièmement, laisser la représentation fédérale aux partis fédéralistes, c’est leur concéder, à même nos impôts, d’importantes ressources financières, humaines et matérielles (du financement étatique, du personnel politique, des bureaux de circonscription, des téléphones, etc.) en sachant qu’ils n’hésiteront pas à s’en servir contre les intérêts et les aspirations légitimes du peuple québécois à la première occasion. Pour paraphraser Jean Chrétien, « on ne gagne pas une guerre » en cédant le terrain et les avantages logistiques à nos adversaires…

En conclusion, nous souhaitons tous que le Bloc meure un jour, une fois que le Québec n’aura plus besoin de défendre ses intérêts propres au sein d’une fédération hostile qui le méprise et l’isole constamment. Malheureusement, ce jour n’est pas encore venu et le Bloc a donc encore sa raison d’être.

*Frédéric Labrie, PQ de Labelle, enseignant ; Rachid Bandou, commission citoyenneté, PQ ; Martin Laforest, électricien, Laval ; Henri-Paul Milette, ébéniste retraité, Saint-Antoine ; Sophie St-Gelais, travailleuse sociale, Saint-Jérôme ; Claude Veilleux, enseignant, Saint-Jérôme ; Denis Labelle, PQ de Labelle, retraité ; Marie-Ève Gouin, enseignante, Valleyfield.


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