«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Une nouvelle donne qui modifie radicalement toutes les perspectives

Les mauvaises surprises d’une économie dépendante des matières premières

Avez vous dit « pétrole » ou « pétrin » ?

Gare aux pièges de la pensée magique

Chronique de Richard Le Hir
dimanche 10 février 2013
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Vous l’avez sûrement remarqué, jamais n’a-t-il autant été question dans nos médias de pétrole et de gaz.

Bien entendu, nous devons une partie de cet engouement aux espoirs suscités par la présence de gaz de schiste dans le sous-sol québécois, mais il est devenu assez évident au fil des mois que les risques associés à l’exploitation éventuelle de cette ressource étaient beaucoup trop grands, malgré les efforts de nul autre que l’ancien premier ministre Lucien Bouchard pour tenter de nous convaincre du contraire.

Il existe aussi de bonnes possibilités que le sous-sol québécois renferme du pétrole en quantités exploitables, en Gaspésie (gisement Haldimand), au large des Îles-de-la-Madeleine (gisement Old Harry), et à Anticosti.

Pour ceux qui sont moins familiers avec le sujet, rappelons que la présence d’hydrocarbures au Québec est connue de longue date. En Gaspésie, le pétrole affleure même en surface à certains endroits. Si elles n’ont pas été exploitées plus tôt sauf à très petite échelle sur la rive sud de Québec à la fin des années 1970 par la Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP), une société d’État mise sur pied par le Gouvernement du Québec pendant la Révolution tranquille, c’est que les quantités découvertes n’étaient pas jugées commercialement rentables par les grandes pétrolières.

À l’époque, si l’on connaissait l’existence du gaz et du pétrole de schiste, on ne disposait pas de la technologie pour les exploiter (la fracturation horizontale), ce qui constituait un obstacle à une exploration plus poussée du sous-sol. Pourquoi investir dans l’exploration si l’on n’allait pas pouvoir exploiter la ressource ? Ce raisonnement, parfaitement justifié dans le cas d’une entreprise commerciale, l’était beaucoup moins dans le cas d’une société d’État dont le mandat était d’abord de déterminer les réserves du Québec en hydrocarbures.

Avec des budgets qu’on lui comptait de plus en plus chichement à mesure que les forages concluaient à l’absence de quantités commerciales, SOQUIP est malgré tout parvenue à développer une bonne connaissance du potentiel du territoire québécois en hydrocarbures, et ce corpus de connaissances a été transféré d’abord à la Société générale de financement (SGF) en 1998, au moment où le gouvernement Bouchard a décidé de regrouper sous son égide toutes les interventions du Québec en matière de développement économique.

On notera que le gouvernement Bouchard avait nommé l’année précédente Claude Blanchet, le conjoint de Pauline Marois, à la tête de la SGF, et que Blanchet fut, à tort ou à raison, présenté comme l’auteur de cette stratégie de regroupement.

En 2003, Jean Charest devient premier ministre du Québec, et procède au démantèlement de la SGF dans la foulée des conclusions de la Commission Lesage sur les dépassements de coûts de près de 300 millions $ à la Gaspésia. Les actifs de la SGF dans le pétrole et le gaz sont transférés à Hydro-Québec qui se dote d’une division « Pétrole et Gaz » pour les gérer. Les permis d’exploration qu’elle détenait, dont ceux d’Anticosti furent vendus à Petrolia en 2008 à des conditions qui demeurent à ce jour inconnues.

Depuis lors, on a appris que les réserves potentiellement exploitables à Anticosti dépasseraient les 32 milliards de barils, soit de quoi alimenter sur une base quotidienne une raffinerie comme celle d’Ultramar à Lévis, d’une capacité d’environ 250 000 b/j, pendant à peu près 350 ans (250 000 b/j x 365 jours = 91 250 000 b/a), ou alors 10 raffineries de la même taille pendant 35 ans ! ! !

Ce simple calcul permet de comprendre que cet enjeu économique dépasse de beaucoup l’envergure d’une petite entreprise comme Petrolia et qu’elle sert manifestement de paravent à des intérêts beaucoup plus importants qui souhaitent demeurer cachés pour le moment.

Car, si les réserves devaient être prouvées, encore faudrait-il qu’on sache dans quelles conditions elles pourraient être exploitées et quel serait le coût de production par baril. Vous avez beau avoir des milliards de barils de réserves, si le coût de production de votre pétrole excède le cours mondial, votre pétrole va rester dans le sol jusqu’à ce que quelqu’un soit prêt à vous payer votre pétrole plus cher qu’il ne vous en coûte pour le produire.

Les réserves sont donc une forme d’argent en banque si le terme pendant lequel il va y rester demeure raisonnable. Dans l’industrie pétrolière, un terme de 25 ans est une norme reconnue.

On voit donc qu’il peut y avoir loin de la coupe aux lèvres et qu’il est préférable de ne pas être pressé, d’autant plus que des quantités d’événements peuvent survenir pendant cette période qui pourront avoir une incidence sur votre « pactole », comme de nouvelles découvertes, une évolution de l’offre et de la demande selon de nouveaux scénarios à la suite d’une guerre, d’une nouvelle révolution technologique, etc...

Pour référence, il s’est écoulé environ 25 ans entre le moment où les ententes nécessaires entre l’industrie et les gouvernements fédéral et provincial ont été conclues et le moment où Terre-Neuve s’est mise à tirer les pleins avantages du projet Hibernia au large de ses côtes.

L’extrême prudence est donc de mise, et tout le travail des professionnels de l’industrie consiste à prendre les bonnes décisions au bon moment, sachant que les conséquences d’une erreur peuvent être aussi colossales que fatales, ce qui, avec la surface financière requise, explique le nombre relativement restreint de joueurs.

Je me souviens d’avoir visité les installations de Syncrude à Fort McMurray en Alberta en 1976. À l’époque, je travaillais pour Esso, et l’industrie en était aux tout premiers stades de l’exploitation des sables bitumineux. Les coûts étaient tellement élevés que les entreprises formaient des consortiums pour être en mesure de les supporter. Esso faisait justement partie du consortium Syncrude. À l’époque, on n’anticipait pas encore le tollé mondial qu’allait susciter leur exploitation. La promesse de développement économique était alors pour l’industrie le seul viatique nécessaire.

Le pétrole immédiat mais (surprise) incertain de l’Alberta

Les choses se sont bien compliquées depuis, et il est évident depuis déjà un an ou deux que les perspectives de l’industrie en Alberta soient devenues beaucoup moins roses. Encore hier, le Globe and Mail, sous la plume de ses deux meilleurs journalistes affectés à la couverture des questions pétrolières, présentait un portrait assez lugubre de la situation, et annonçait une avalanche de nouvelles toutes plus mauvaises les unes que les autres pour les semaines à venir.

C’est dans ce contexte qu’il convient d’apprécier à leur juste valeur les intentions manifestées par le Gouvernement de l’Alberta et certains gros joueurs de l’industrie d’exporter le pétrole albertain vers l’est du Canada par voie de pipelines (deux projets annoncés), et même par chemin de fer.

On constate maintenant qu’il s’agit de la dernière carte de l’Alberta et des intérêts pétroliers de cette province de tirer un revenu des investissements colossaux qu’ils ont faits depuis 40 ans pour développer les sables bitumineux.

En effet, l’exploitation des sables bitumineux soulève déjà depuis au moins une bonne dizaine d’années des préoccupations environnementales majeures. À ces préoccupations s’en grèvent désormais d’autres de nature politique et économique.

En effet, ce pétrole coûte cher à produire et à traiter, et en plus, il est enclavé.

Les débouchés vers le Pacifique lui sont fermés en raison de la double objection de la Colombie-Britannique qui cherche à monnayer le droit de passage sur son territoire en plus de multiplier les objections environnementales, et des autochtones dont les droits ancestraux et le mode de vie se trouvent menacés.

Les débouchés vers le sud sont incertains. Le projet de construction du pipeline Keystone vers le sud des États-Unis et les grands centres de traitement du pétrole sont compromis par les découvertes récentes faites aux États-Unis qui pourraient l’assurer d’une autosuffisance dès 2017, sans compter que leur nouveau pétrole est moins cher et moins polluant que le pétrole extrait des sables bitumineux.

Comme les États-Unis sont confrontés à des nouveaux phénomènes climatiques directement reliés à l’exploitation et l’utilisation du pétrole, ils vont chercher par tous les moyens à réduire l’empreinte écologique de cette industrie. L’exclusion du pétrole albertain serait l’un de ces moyens qui aurait en plus l’avantage de ne rien leur coûter.

Le seul espoir de l’Alberta et de ses intérêts pétroliers réside donc désormais dans son utilisation par l’Ontario, le Québec et les provinces atlantiques, ce qui nous permet de comprendre la frénésie avec laquelle ils cherchent à concrétiser leurs projets de transport par pipeline et même par train.

Mais en plus des contraintes politiques et règlementaires relatives à l’obtention des autorisations requises, il existe également des contraintes techniques. Ainsi, non seulement faut-il préparer la ligne de transport déjà existante à un renversement du flux du pétrole qui voyage actuellement d’est en ouest entre le Québec et l’Ontario pour des quantités assez modestes, il faut en plus la préparer à transporter des quantités beaucoup plus importantes d’un pétrole lourd en soufre, donc extrêmement corrosif, et à la prolonger jusqu’à la méga-raffinerie d’Irving à St-Jean au Nouveau-Brunswick.

D’autre part, il faut adapter toutes les raffineries susceptibles d’être desservies par ce pipeline à traiter du pétrole plus lourd et plus corrosif. Ainsi, Ultramar annonçait récemment qu’elle allait devoir investit 120 millions à sa raffinerie de Lévis pour être en mesure de traiter le pétrole extrait des sables bitumineux. Toutes les autres raffineries du centre et de l’est du Canada vont devoir faire des investissements aux mêmes fins qui varieront avec l’âge de la raffinerie, sa capacité de production, et sa configuration actuelle.

Tout ceci dans un contexte où la conjoncture économique mondiale est mauvaise et où la demande de pétrole risque de baisser et d’entraîner les prix dans la même direction alors que le coût d’exploitation du pétrole albertain ne baissera pas. Et c’est sans compter avec les effets baissiers qu’aura la nouvelle production américaine sur les prix mondiaux au fur et à mesure qu’elle augmentera.

La question risque donc de se poser très rapidement du pourquoi nous paierions le pétrole albertain plus cher que le pétrole d’autres sources.
Il est vrai que dans le contexte qui a prévalu jusqu’ici, avec l’hypothèse du « peak oil » incorporée dans le prix du WTI (le pétrole américain) ou du Brent (le pétrole d’autres sources), il pourrait paraître avantageux de passer au pétrole de l’Alberta, mais la nouvelle donne de l’autosuffisance américaine vient démolir cette hypothèse et risque de remettre en question l’existence même de cette double structure de prix.

À ce stade-ci, les espoirs que fondent l’Alberta et ses intérêts pétroliers sur l’ouverture de nouveaux débouchés dans l’est du Canada paraissent bien ténus et semblent relever davantage de la pensée magique que d’une analyse rigoureuse de la situation.

On peut cependant les comprendre. Ils ont investi tellement et c’est le seul espoir de débouché ou de rentabilisation qui leur reste. S’ils devaient y renoncer, il ne leur resterait plus qu’à comptabiliser leurs pertes et à fermer boutique. Ils vont donc s’accrocher jusqu’à la dernière minute en cherchant à convaincre un nombre de gens qui ira en diminuant au fur et à mesure qu’apparaîtra de plus en plus la folie de leur pari. Jusqu’au jour où ils ne seront même plus capables de se convaincre eux-mêmes.

Entre-temps, la survie de leur espoir aura coûté cher à bien des gens, et il nous faut prendre garde à ce qu’elle nous coûte le moins cher possible. La dernière chose à faire serait donc de subventionner tout investissement dans ce mirage.

Déjà qu’au Québec, nous allons devoir essuyer les plâtres d’une réduction draconienne des paiements de péréquation dans les années à venir, vu la diminution de la capacité de l’Alberta à financer le système et la détérioration rapide et massive des finances publiques ontariennes...

Commentaires

  • Loup K, 27 juillet 2013 19h50

    « ..la mythologie du " peak oil ", une théorie fumeuse contre laquelle m’avait mis en garde lui-même Jack Armstrong, le président de l’Impériale (Esso).. lorsque j’étais à l’emploi de cette entreprise dans la seconde moitié des années 1970. »

     :-)) Ça ressemble terriblement à un archevêque mettant en garde un fidèle contre une hérésie. Fumeuse, ça va de soi. Si le pétrole est une ressource non-renouvelable, le calcul du peak oil, sur le modèle de Hubbert, est entièrement fondée, le tout est de savoir quand. Ses calculs avaient été exacts pour les États-Unis, semble-t-il (1960 pour le pic des découvertes de puits, 1970 ou 1971 pour le pic d’extraction croissante du pétrole). Mon sentiment, à force de me promener ici et là, de lire, d’observer, est qu’on est déjà en peak mondial.

    Qui vivra verra.

  • Francis Déry, 14 février 2013 06h51

    Aussi, je ne suis point de QS.
    J’ai une dent contre eux pour du sabotage dans ma section locale de Projet Montréal. Ils ont pris le leadership pour faire échouer le vote. Je ne parle pas de gagner, mais d’application d’un plan pour faire progresser dans mon quartier qui a plutôt coupé les ailes de Projet Montréal tout en poursuivant des objectifs éloignés du programme.
    Mais c’est hors-sujet.

    Des réservoirs de gaz d’hydrogène comprimé peuvent transformer les voiture en bombes sur fort impact. Il y a assez de mauvais conducteurs au Québec. Et déjà que certains utilisent leur voiture pour se suicider dans des collisions. Ma foi, vous voulez faciliter la vie à Al-Qaeda.
    L’avenir est dans la voiture électrique.

    Moi, je choisis le vélo parce que les frais d’investissements sont minimes et pratiquement sans impacts pour l’environnement. Jadis j’allais travailler à Brossard et à l’île Bizard en vélo, mais je l’emploie plus pour me rendre au centre-ville (même temps qu’autobus-métro) de Montréal-Nord ou encore pour aller au bout de l’île à Pointe-aux-Trembles. 15-20 km n’est pas la norme pour le monde en général.

    Pour une famille ordinaire (un enfant), imaginez le système en Chine. C’est sûr que les plus petites épiceries pourraient réapparaître et les familles feraient des épiceries quasi-quotidiennes. Imaginez la France des années 30 ou 50 (on exclut la période de guerre).

    Des foyers où papa, maman et l’ado ayant leurs autos respectives devraient être marginalisés. C’est la surconsommation automobile qui génère la congestion en ville.

    Aussi les taxis existent encore. De même, si je veux sortir de Montréal pour aller à Québec, je louerais un véhicule pour l’occasion. C’est moins cher que de posséder un char.


    Pour Hydro-Québec, l’eau est gratuite mais pas toujours présente en quantité nécessaire pour satisfaire la demande.
    Alors il y a les achats sur le réseau continental ou de producteurs locaux comme la centrale au gaz naturel qui nous coûte juste pour ne rien produire. Idem pour les producteurs privés éoliens. Sinon, on demande aux industries lourdes de suspendre leur production pour accorder un répit.

    Les infrastructures ont dû être financées par des emprunts. Ces emprunts doivent être remboursés par traites en dollars américains et l’intérêt s’applique. Il y a un peu d’entretien à faire sur les centrales et beaucoup plus au niveau de la distribution.
    J’ai connu une équipe de jointeurs qui ne faisait que remplacer des câbles souterrains dans le quartier Centre-Sud de Montréal.
    Pour les lignes en surface, ce doit être assez pareil pour des causes météorologiques.

  • Francis Déry, 14 février 2013 06h06


    "Pressure drop", c’est la différence de pression sur une longueur spécifiée (mais pas sur ces tableaux) pour faire déplacer la masse gazeuse d’une bout à l’autre. C’est analogue au voltage.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Hydrogen_pipeline_transport


    Côté navette, si elle crashe en revenant avec des réservoirs vides, les chances de survies sont zéro.
    C’est différent de l’aéronautique.

    Voyons maintenant pour la navette Challenger.
    http://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AChallenger_-_STS-51-L_Explosion.ogg

    At T+64.660, the plume suddenly changed shape, indicating that a leak had begun in the liquid hydrogen tank, located in the aft portion of the external tank. The nozzles of the main engines pivoted under computer control to compensate for the unbalanced thrust produced by the booster burn-through. The pressure in the shuttle’s external liquid hydrogen tank began to drop at T+66.764, indicating the effect of the leak.
    ...
    At T+73.124, the aft dome of the liquid hydrogen tank failed, producing a propulsive force that pushed the hydrogen tank into the liquid oxygen tank in the forward part of the ET. At the same time, the right SRB rotated about the forward attach strut, and struck the intertank structure. This resulted in the spontaneous conflagration of the fuel in the external tank, creating a massive plume of water vapor exhaust (sometimes erroneously characterized as an explosion) that enveloped the entire stack.

    Pour Columbia

    The actual cause of the foam loss on both Columbia and Discovery was not determined until December 2005, when x-ray photographs of another tank showed that thermal expansion and contraction during filling, not human error, caused cracks that led to foam loss. NASA’s Hale formally apologized to the Michoud workers who had been blamed for the loss of Columbia for almost three years.

  • Francis Déry, 14 février 2013 05h22

    @Maronani,

    Vous ne m’apprenez rien. Je connais le rapport pour l’Arabe Léger (pétrole classique) qui diffère fortement de nos sables bitumineux.


    @Sylvie,
    L’hydrogène atomique est quasiment absent. Il faut parler de la molécule de dihydrogène (H2). Le méthane (CH4) est la principale source industrielle d’hydrogène parce qu’on ne parle pas d’hydrolyse.

    Entre embouteiller de l’hydrogène et l’amener par pipeline il y a une forte distance technologique. La bouteille sera aussi étanche qu’on peut le faire, mais le gaz pourra toujours s’échapper un peu à moins d’amener le contenu à des froids extrêmes pour couper l’énergie cinétique des molécules (faire baisser la pression) dans le cas de stockage à très long terme.

    Réaliser un pipeline étanche pour l’hydrogène est un défi majeur. Nos gazoducs actuels dégagent d’infimes quantités de méthane par les jointures qui se cumulent toutefois sur leurs longueurs assez pour qu’on parle de pertes. Alors on peu imaginer le cas pour le dihydrogène quoique ce ne soit pas un gaz à effet de serre et qu’il probablement s’oxyder pour faire de l’eau une fois échappé. Il vaut mieux passer l’électricité dans un fil de cuivre pour de l’hydrolyse locale en dépit de la résistance filaire.


    Un hydrogénoduc est une canalisation industrielle qui achemine de l’hydrogène (plus précisément du dihydrogène), sous forme liquide ou gazeuse.

    La plupart de l’hydrogène consommé est autoproduit sur les lieux de consommation. Le nombre et la longueur des hydrogénoducs n’est donc pas très important.

    En 1995, il existait un réseau de la société Air Liquide dans le Nord de la France et en Belgique (650 km), dans la région lyonnaise (50 km).

    L’hydrogénoduc le plus long au monde est exploité dans la Ruhr par la société Hüls. Il mesure 210 km de long, sa capacité est de 1 000 millions de m3/an, il est exploité sous une pression de 25 bars.

    Aussi, un autre problème associé à l’hydrogène est la corrosion.

    Hydrogen has problems with both hydrogen embrittlement and corrosion. Hydrogen has an active electron, and therefore behaves somewhat like a halogen.[9] For this reason, hydrogen pipes have to resist corrosion. The problem is compounded because hydrogen can easily migrate into the crystal structure of most metals.[10] For metal piping at pressures up to 7,000 psi (48 MPa), high-purity stainless steel piping with a maximum hardness of 80 HRB is preferred.[11]

    Composite pipes are assessed like :

    carbon fiber structure with fiberglass overlay [1].
    perfluoroalkoxy (PFA, MFA).
    polytetrafluoroethylene (PTFE)
    fluorinated ethylene propylene (FEP) [2].
    carbon-fiber-reinforced polymers (FRP)

    Fiber-Reinforced Polymer pipelines (or FRP pipeline) and reinforced thermoplastic pipes are researched.[12][13][14][15]

    Des hydrogénoducs plus longs existent pour de basses pressions.
    La page anglaise de wikipedia recense différemment les infrastructures des hydrogénoducs.

    History

    1938 - Rhine-Ruhr The first 240 kilometres (150 mi) hydrogen pipes that are constructed of regular pipe steel, compressed hydrogen pressure 210–20 bars (21,000–2,000 kPa), diameter 250–300 millimetres (9.8–12 in). Still in operation.[1][2]
    1973 – 30 km pipeline in Isbergues, France.[3]
    1985 - Extension of the pipeline from Isbergues to Zeebrugge
    1997 - Connection of the pipeline to Rotterdam
    1997 - 2000 : Development of two hydrogen networks, one near Corpus Christi, Texas, and one between Freeport and Texas City.
    2009 - 150-mile (240 km) extension of the pipeline from Plaquemine to Chalmette.[4]


    Pour des transports sur plus grande distances, il faut abaisser les pressions du gaz.


    2004 - USA - 900 miles (1450 km) of low pressure hydrogen pipelines[16][17]
    2004 - Europe - 930 miles (1500 km) of low pressure hydrogen pipelines.[18]

  • Sylvie R Tremblay, 13 février 2013 22h42

    2 de 2

    Comment Hydro-Québec peut-il être en déficit, l’eau ne leur coûte rien et il n’a même pas de compétition ? Comment ont-ils pu en arriver là ? Franchement, ça me dépasse, ça fait dur…comment peut-on être aussi incompétent ?

    Si j’étais dirigeante d’Hydro, en moins d’un an je passerais du déficit aux gros profits, je ferais un gros ménage dans toute cette merde. Mais, ils ne me le demanderont pas, ils préfèrent l’incompétence et la magouille.

    Je ne comprends vraiment pas pourquoi le PQ tout comme le PLQ avant lui, garde cet incompétent crasse en place, étrange…

    Les histoires de contrats n’est qu’une défaite, il n’aurait qu’à voter une loi permettant d’annuler tout contrat pour raison x, y ou z.

    Quoi qu’il en soit, comme je l’ai déjà mentionné, BMW a déjà la technologie qui peut fonctionner demain matin et est capable de faire des affaires ce que notre gouvernement et ses gestionnaires sont incapables de faire.

    On ne s’improvise pas comme ça fabricant de moteurs, vaut mieux aller chercher l’expertise de professionnels qui ont déjà réussi dans le domaine. On économiserait des milliards en recherche et l’espionnage industriel et la copie est un crime.

    En mettant la main sur les points de vent de Shell, le lendemain l’argent commencerait à entrer dans notre coffre avec la vente d’essence.

    Que l’on achète ou pas des points de vente ça ne changera absolument rien concernant les problèmes environnementaux de contamination faite au Québec et partout dans le monde par les grandes pétrolières depuis des décennies, comment résoudre ces problèmes, ça c’est un autre sujet. Si ça vous intéresse de connaître mes idées là-dessus, informez-moi, mais mon commentaire n’a aucun rapport avec ça.

    Retourner à l’âge de pierre si vous le désirez, continuer à vous promener avec votre vélo comme vous le dites, mais vous allez voir que faire une commande d’épicerie pour 4 et la ramener à la maison sur un vélo ce n’est pas évident.

    Peut-être, n’allez-vous jamais plus loin que votre quartier, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Aller à Québec, New York ou à Paris en vélo, c’est long…

    Avec des gens aussi négatifs et pessimistes tels que vous pour qui tout est impossible, on ne ferait jamais rien dans la vie, on s’éclairerait encore à la bougie si on vous écoutait.

    Vous semblez être plus du genre à chercher les problèmes plutôt que du genre à les régler. Vous engagez serait la meilleure manière de faire échouer un projet.

    Chialer et chercher des problèmes tout le monde est capable de faire ça, mais seulement les dirigeants compétents sont capables de trouver des solutions aux problèmes.

    Personnellement, je préfère travailler avec des gens compétents et positifs. Les gens qui à chaque fois que surgit un problème ou qu’il y a un travail à faire commence en me disant, c’est impossible, on n’y arrivera jamais, me tombe sur les nerfs et je ne les engage jamais.

    C’est de toute manière souvent causé par la paresse, le manque de courage et de volonté ou l’incompétence à occuper cette fonction. Si on les écoutait, on ne ferait jamais rien.

    Si vous ne désirez aucun problème dans la vie, ne faites surtout rien, n’ayez pas d’enfant et restez chez vous. Que le Québec décide de faire n’importe quoi, que ce soit se lancer dans l’hydrogène ou autre, c’est sûr, des problèmes surgiront, c’est normal et c’est pour cette raison que ça nous prendrait des bons dirigeants qui n’ont pas les deux pieds dans la même bottine au Québec. Des entrepreneurs, des fonceurs, des bâtisseurs.

    Sachez qu’à tout problème, il y a une toujours plusieurs solutions, si vous ne les voyez pas, c’est que vous n’êtes pas apte à occuper la fonction que vous occupez.

  • Sylvie R Tremblay, 13 février 2013 22h41

    1 de 2

    @Francis Déry

    Je n’ai jamais parlé de dihydrogène, mais d’hydrogène. Ça n’a rien à avoir le méthane ou le gaz qui polluent ! L’hydrogène peut être fabriqué à partir de l’hydro-électricité et la pollution est ZÉRO. L’hydrogène n’émet que des vapeurs d’eau.

    Vous ne comprenez même pas de quoi je parle…, pour venir dire que c’est impossible, êtes-vous un spécialiste en la matière, un scientifique ? Quelle est votre formation ?

    Donc, selon vous les milliers de scientifiques aux États-Unis qui utilisaient l’hydrogène sont des caves et n’auraient pas dû utiliser l’hydrogène pour aller dans l’espace ?

    Pourtant la NASA n’a pas demandé au commandant Piché de conduire leurs navettes spatiales.

    Vous parlez d’arrêter un moteur et d’en partir un autre ? C’est quoi cette histoire, ça n’a rien à voir avec la technologie dont je parle. La technologie dont je parle existe déjà chez BMW, alors ce n’est pas impossible !

    Et, ça serait cette même technologie pour les moteurs d’avion. Ce n’est pas impossible puisque ça existe déjà !

    Si l’on vous écoutait, on utiliserait les sables bitumineux pendant 50 ans encore, et les sables bitumineux c’est plus écologique selon vous ? Ça ne pose aucun problème de corrosion ? Il n’y aurait aucune fuite pour les prochains 50 ans ?

    C’est quoi votre problème, un vrai colonisé qui a bien appris sa leçon, les Québécois seraient trop caves pour fabriquer des voitures ? Selon vous, seulement que les Anglos sont assez intelligents pour fabriquer de l’hydrogène et des autos ?

    Vous pouvez bien être un militant de QS, un rêveur complètement déconnecté de la réalité, fédéraliste anti-québécois (puisque selon vous seulement les Anglais peuvent fabriquer des voitures ou de l’hydrogène), de ceux qui voudrait obliger les personnes âgées à se déplacer à vélo et qu’on retourne à l’âge de pierre.

    C’est quoi le rapport avec des voitures électriques ? Ais-je parlais de ça dans mon commentaire ?

    Et, n’importe quoi que vous demanderez à des technocrates, bureaucrates et à nos politiciens actuels qui pensent plus à donner des gros salaires aux organisateurs de comté clé en main ou à leurs amis que d’engager des personnes compétentes que de tout autre choses, au niveau commercial échouera, ce ne sont pas des gens d’affaires et des gestionnaires.

    C’est un peu comme présentement nos gouvernements viendraient juste dernièrement de s’apercevoir qu’il y aurait trop d’électricité disponible, ça vient de sortir d’une boîte à surprise pendant tout le temps ou cette électricité s’est accumulé, personne chez tous les cadres d’hydro ou nos dirigeants ne voyaient rien, et, en plus, il nous font dépenser une fortune par l’intermédiaire de nos impôts pour développer la Romaine et en produire plus encore en plus de détruire l’environnement ?

    Aucune vision, aucune compétence, tout et son contraire et encore de la magouille.

  • alain maronani, 13 février 2013 22h07

    @Sylvie tremblay, Dery

    Le principal problème de l’hydrogène est son entropie. Il faut dépenser plus d’énergie (en nombre de joules) pour le produire que ce qui est consommable, au départ c’est une proposition perdante.

    Le pétrole à une entropie de 1 à 9, c’est imbattable...

    Le deuxième problème est que c’est un composant hautement explosif, et que des stations de distribution seraient des bombes a retardement. Rangez vos stations Shell...et calmez-vous...

    Son utilisation dans le domaine aérospatial est nécessaire , pour de multiple raisons, et c’est un composant qui peut-être compressé.

    Produire des voitures...avec la disparition du pétrole bon marché, le ’peak-oil’ nous devrions plus nous préoccuper d’élever de nouveau des chevaux...

    Pour ceux qui rêvent aux carburants de synthèse a partir de cellulose, d’algues, sans parler de l’arnaque de l’éthanol,etc, toutes les expériences effectuées jusqu’a présent montrent qu’il est possible de produire du carburant, mais pour vous donner un exemple la superficie nécessaire a cultiver, pour permettre à la flotte aérienne mondiale de continuer a voler, comme maintenant, représente la moitié de la surface des Etats-Unis...

    Je n’ai pas parlé de l’agriculture, des autres transports, des plastiques, des médicaments, etc...

    Sans parler des quantités d’eau nécessaire, de la logistique, etc...

    Conduire ou manger (localement en passant) bientôt, d’ici, au plus 25 années, il va falloir choisir.

    Un miracle est toujours possible...

  • 13 février 2013 21h29

    Parlons donc d’énergie. La force du Québec est l’électricité, dont le surplus est présentement perdu et le sera encore pour au moins une décennie sinon davantage, du moins selon les prévisions actuelles.

    Parlons de vraie économie. La vraie économie n’est pas l’augmentation des services et des infrastructures, mais l’augmentation de la production de biens durables et utiles au maintien de la vie. Tous ces biens nous viennent présentement d’ailleurs, en majorité de Chine et d’Asie.

    La construction d’autoroutes financées par la dette dans des régions sous-peuplées est un bel exemple de la fausse économie que nous pratiquons, une fausse économie destinée à valoriser le pétrole et l’automobile comme tenants et aboutissants.

    L’avenir judicieux du Québec consisterait à agir avec indépendance. Utiliser l’abondance de son électricité, son atout, sa carte maîtresse, pour se dégager une marge de manoeuvre. Une marge concurrentielle enviable pour le marché intérieur aussi bien qu’à l’échelle mondiale pour la production de biens utiles et durables à la vie.

    Comment ? On pourrait choisir d’autres exemples, mais le mien est le projet d’un train électrique à grande vitesse de Gatineau à Québec avec rails chauffants. Je sais que le projet a été jugé trop dispendieux dans le passé par des firmes d’ingénieurs conseils. Mais j’écarterais d’emblée ces firmes le temps de fonder une société nationale d’ingéniérie qui rivaliserait avec des firmes étrangères. Libre à SNC Lavallin ou autres de se pointer.

    Vous l’aurez deviné, tous les lobbies seront contre. Les concessionnaires automobiles, les garagistes, les entrepreneurs en asphalte, les vendeurs d’esssence. Donc, toutes les chambres de commerce locales, tous les médias qui tirent une part importante de leurs revenus de la publicité automobile et pétrolière, et ainsi de suite. Le concert des pleureurs et pleureuses qui dépendent du statu quo économique et ne voient le seul progrès que dans sa plate continuité aura le micro à lui tout seul.

    Ce projet. Liaison de Gatineau à Québec en moins de 50% du temps qu’il en faut pour le faire en voiture. Ce projet structurant qui crée des services à bon marché pour renforcer l’économie des biens manufacturés et agricoles, ce train rapide de passagers et de marchandises (sauf le vrac) avec des départs fréquents fonctionnerait tout le temps, sauf de sept à dix jours par année. Soit les jours qui comptent le moins dans le PIB national. Ces jours où le maintien des services l’emporte sur la production de biens à valeur ajoutée, soit les jours les plus froids de l’année où il devient contraire à la logique de chauffer des rails en avant des trains. Prenons donc un congé climatique lorsque le temps est si froid que plus rien n’est productif, ou marginalement productif. Réduisons le chauffage des usines et fermons les fortes. Ne serait-ce pas là être attentif à notre climat rigoureux et en tirer la leçon que nos pères en tiraient ? Ne serait-ce pas là la première leçon d’une écologie humaine bien comprise ?

    Le Québec a tout pour réussir. Son énergie abondante et en surplus est là, à sa disposition. Mais seul un gouvernement « autoritaire » ou un gouvernement élu par tirage au sort aurait l’indépendance nécessaire mettre en oeuvre un projet structurant pour au moins deux générations. Autrement dit,à ce stade qui est le nôtre, nous guette la servitude économique derrière des solutions qui n’en sont pas. Le règne des lobies, des chambres de commerce locales et de la petite vie attachée à la rentabilité à courte vue perdurera au profit des magnats du pétrole, de l’automobile et du béton. Adieu la diversification et ne chialons plus contre la Chine qui nous vend tout notre nécessaire. Nous aurons choisi d’être dépendant plutôt que d’être indépendant et libre, libre avec les contraintes que la liberté impose.

    Gilles Verrier

  • Francis Déry, 13 février 2013 14h43

    @Sylvie R. Tremblay

    Pourquoi pas le développement de l’hydrogène ?


    Le dihydrogène est produit industriellement en fractionnant les molécules de méthane, principale composante du gaz naturel. L’usage direct du méthane est plus efficace.

    L’hydrogène abondant est celui de la molécule d’eau. Pour en faire du dihydrogène, il faut pratiquer l’électrolyse très énergivore et peu efficace à cause des retours des ions H et OH en H20 avant leur extraction de la solution.

    Pourquoi ne serions-nous pas capables de fabriquer des voitures à nous, qui en plus de créer de l’emploi en région, pourrait faire baisser nos impôts grâce aux profits engendrés pour l’État.

    Ça serait une autre vache à lait pour l’État.

    Si j’étais Chef d’État, je proposerais une entente à BMW, qui ont déjà l’expertise et qui ont déjà fabriqué une première voiture hybride /essence/hydrogène, qui possède le même confort et la même vitesse que les voiture à essence.


    Pourquoi aller chercher un partenaire étranger ? Il faut l’intéresser. Et ce n’est pas aussi profitable.
    Nous pourrions faire des voitures nous-même. Mais voyez l’histoire de la voiture électrique et du moteur-roue.
    http://www.youtube.com/watch?v=sjKttVBBUAA
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur-roue_d%27Hydro-Qu%C3%A9bec

    Shell cherchait à vendre ses stations (points de vente) dernièrement. On pourrait les acheter, les nationaliser et avoir des réservoirs à essence et aussi à hydrogène dans ces points de vente.

    Ensuite on pourrait reprendre le contrôle de Bombardier passé aux mains des Anglos, et développer des avions commerciales hybrides, kérosène/hydrogène.

    Le vrai problème du dihydrogène est dans la technologie de stockage. La molécule est infime et fuit facilement à travers les jointures. Elle est plutôt empilée sur une membrane adsorbante. Il vaut mieux produire la molécule localement avec une source d’électricité que de l’exporter en réservoir vers la Chine. Quoique la Chine est limitée en ressources hydro-électrique, elle devrait "acheter" l’Est de la Sibérie pour en produire.

    Acheter des stations de Shell, c’est acheter des problèmes au niveau de la contamination des sols. Vous leur faites un cadeau.

    Des avions bi-énergie ? Pensons-y un peu. Il est probable que deux moteurs soient utilisés selon le carburant. Si un moteur accepte les deux, il reste la technologie de l’allumage et la tuyauterie parallèle ainsi que des réservoirs différents. En principe, les avions doivent être construits en minimisant leur poids. Et soyez assurée d’une mort certaine si votre avion s’écrase. (Le dihydrogène est extrêmement explosif.) Il vous faudra un commandant Piché lorsque vous passerez d’un carburant à l’autre.

    L’Islande s’était lancé dans l’aventure du dihydrogène. C’était avant sa débâcle financière.
    http://www.delaplanete.org/Portee-disparue-une-economie-de-l.html

  • yvan, 13 février 2013 12h40

    Comme Duplessis qui a son époque jouait au père Nowel en distribuant les cadeaux, la société Enbridge arrose de cadeaux les municipalités de la couronne nord pour vendre sa salade.

    Pratte qui au nom de Desmarais implorait Harper au lendemain de l’élection du parti Québécois de dire non Québec aux Québécois vas être ravi.

    Comme s’il n’y avait pas de gouvernement au Québec ..
    D’ailleur ce fédéraliste n’en reconnait qu’un seul et c’est celui de son maitre qui siège a Ottawa.

    http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2013/02/petroliere-enbridge-distribue-les-cadeaux-quebec.html

  • Claude Dion, 13 février 2013 12h24

    Si le Québec peut contribuer, en inversant le flot du pipeline Portland-Montreal vers un flot Montreal-Portland, au remplacement du pétrole importé aux USA par un pétrole domestique, cela aura au moins une conséquence bénéfique :

    les USA auront probablement moins tendance a exporté leur "démocratie" au Moyen-orient a l’aide de M-16 et de porte-avions !

  • Francis Déry, 13 février 2013 06h55

    (suite)
    Par manque d’optimisme, j’ai acquis un vélo en 2006 comme option de transport alternatif. En 2008, c’est carrément l’arrêt de travail sur les chantiers routiers causé par le coût du bitume qui m’a fait changer d’emploi. J’en ai profité pour travailler proche de ma résidence. Un emploi relié à la logistique (entrepôt et camionnage), mais plus stable et accessible en vélo ou à la marche.

    En dehors du transport personnel, il y a le coût du transport des marchandises, celui des intrants pour les matières plastiques et pour les engrais. Plus l’énergie coûte chère, plus grande sera la part de nos budgets consacrée à sa production. L’énergie libre est une utopie irréaliste. Jérémie Rifkin ignore les problèmes de l’éolien et de la production de l’hydrogène. Quant à l’énergie solaire, le premier problème est la disponibilité des terres rares pour produire les cellules photovoltaïques efficaces. Le second est qu’ils doivent être placés en zones désertiques pour ne pas concurrencer l’agriculture, et que l’ensablement des capteurs reste un problème majeur.

    Avant de penser à exploiter les gisements mineurs locaux, il vaut mieux repenser nos infrastructures. Le pétrole abondant a fait sacrifier le tramway de Montréal dans les années 50 (mon grand-père était chauffeur de tramway). Les nouvelles visions de l’urbanisme encourageaient le développement axé sur le tout pour l’auto. J’ai été surpris du paradigme différent en Chine en voyant les piétons occuper la rue tandis que les marchands occupaient les trottoirs. On peut commencer en lisant les textes de Richard Bergeron qui sont dans le fondement du programme de Projet Montréal. Il m’a amené aux concepts du nouvel urbanisme pour se débarrasser de la dépendance pétrolière.
    Je laisse à Alain Maronani le soin de découvrir les origines de ces concepts.

    L’autarcie est contraire au plan de mondialisation. Dans les textes économiques, on enseigne l’optimalité qui pousse les pays à se spécialiser dans les productions adaptés à leur géographie et leurs ressources, tout comme dans une société des individus se concentrent sur des métiers dans lesquels ils ont forgé leur habilité. Cette vision des économistes est contraire à celle de la diversification (avoir plusieurs cordes dans son arc). Il ne faut pas être surpris que plus de 400 think tanks majeurs sont sponsorisés par la Fondation Atlas, et que derrière cette fondation, les mécènes soient issus de milieux bancaires ou pétroliers.

    Pour celui qui veut l’indépendance concrète de son pays, il doit se parer au chantage pétrolier en développant des plans d’autarcie. La France n’a jamais réussi par ses lois à obliger la constitution de réserves sur le territoire de l’Hexagone par les multinationales. Si l’Élysée durcissait sa position, les prix montaient en flèches pour déstabiliser le gouvernement trop intrépide. D’où les investissements étatiques dans le domaine pétrolier, ce qui est toutefois contré par les multinationales qui se voient menacées dans leur pouvoir. Les subventions sont bienvenues toutefois.

    Faut-il que les pétrolières multinationales investissent dans les états pour se les approprier ? Ou les états doivent-ils se dégager de l’emprise des pétrolières ? Côté intérêt national, la réponse est évidente.


    Une note à part. Cessez de croire que le pétrole est du jus de dinosaure. Le pétrole est issu de la décomposition d’algues. Sans aller dans la thèse soviétique du pétrole abiotique, on peut parler de ressource renouvelable. Le renouvellement se fait sur une échelle de temps géologique.
    La source primaire reste l’énergie solaire qui se cumule dans la croissance des algues sur des millions d’années. Notre économie est trop pressée pour attendre sur cette échelle de temps.

    Un nouveau phénomène est apparu dans les puits pétroliers abandonnés : la repressurisation. Les montées de pression sont issues de la migration des huiles profondes que l’on n’aurait pas cru rentables d’extraire. Le flot n’est pas rentable, mais si on attend suffisamment longtemps, ces puits seront exploitables de nouveau.

  • Claude Dion, 13 février 2013 06h00

    M. Le Hir, je crois que le pétrole de l’Alberta n’est nullement enclavé. Keystone XL est en construction et le nouveau tracé suivra la route du pipeline précédant et passera au-dessus de BAKKEN OIL FIELD. Ce pipeline transportera donc du pétrole du Dakota du Nord, de la Saskatchewan et des sables bitumineux de l’Alberta.

    Le flot de pétrole de Enbridge ligne 9 sera remis dans sa direction originale vers Montréal.

    Non, ceux qui s’agite présentement en coulisse, ce sont les
    lobbyistes de IRVING. Les Irving savent que le pipeline MONTREAL-PORTLAND sera, après celui de Enbridge LIGNE 9, inversé vers Portland, Maine. Ils alimenteront ensuite par bateaux les raffineries de la cote est américaine. (la conduite est un 24 pouces en très bon état construite en 1965)

    C’est la raison qui explique qu’ils font une campagne intensive avec TransCanada pour transformer un pipeline de Gaz vers du pétrole.

    Les Irving veulent QUE LEUR RAFFINERIE DU N.B. SOIT RELIE DIRECTEMENT PAR PIPELINE POUR QUE EUX PUISSENT CONTRÔLER L’EXPORTATION DU SURPLUS VERS LEURS CONCURRENTS DE LA COTE EST VIA LEUR TERMINAL PÉTROLIER. Je suis en désaccord avec cette modification de TransCanada pipeline et cette nouvelle construction.

    En favorisant l’option MONTREAL-PORTLAND, nous pouvons, au Québec, neutraliser ce projet des IRVING.

    Quel devrait être la position du Québec ? Mme Marois devrait être pro-active et faire pression pour que les conduites qui passent sous le Fleuve St-Laurent et sous le Richelieu soit change complètement. Un principe de précaution.

    Pour réduire le transport de pétroliers sur le fleuve, je suis d’opinion que Mme Marois devrait positionner la machine gouvernementale en faveur de la station de pompage électrique en Estrie. Cette station est nécessaire pour inverser le flot du pipeline Montreal-Portland.

    Le Québec, peut négocier une "TAXE" pour le passage et le pompage de ce pétrole provenant de Bakken , de l’Alberta et de la Saskatchewan.

  • Francis Déry, 13 février 2013 05h20

    Article intéressant, m. LeHir.
    Autant pour le fond et pour l’anecdote du cinéma Gulf.
    On voit que le contrôle des communications est très important pour les conglomérats fortunés. Les stations d’essence Gulf au Québec sont devenus des Ultramar depuis la fusion de Gulf avec la Standard Oil of California pour devenir Chevron.

    À propos des Koch, l’origine de leur fortune est dans l’opportunité soviétique. Le fondateur Fred Koch possédait des compétences en chimie et souhaitait développer un nouveau procédé de raffinage en association avec Lewis E. Winkler. Le marché américain était fermé pour cause de l’oligopolie pétrolière, alors ils se sont retournés vers l’URSS pour profiter de la NEP agonisante. Pour Staline, Fred Koch a bâti 25 unités de raffinage. Il a pu "bénéficier" d’une main-d’œuvre quasi-gratuite de forçats des goulags. Ses contacts soviétiques ont cependant disparus à la suite des purges. D’où son horreur du Communisme et des entraves au libre-marché.
    http://digilib.usm.edu/cdm/compoundobject/collection/manu/id/1420/show/1401
    Fred Koch a grandement contribué à la John Birch Society, un bastion du conservatisme WASP. Que ce soit les frères Koch ou les frères Hunt, ils n’ont pas autant de poids politique que m. Maronani leur prête, sinon l’Amérique aurait débarqué Mouammar Khaddafi dès que celui-ci a nationalisé les gisements pétroliers découverts et accordés à Nelson Bunker Hunt. Le mouvement des Tea Parties pro-libertariens leur est dû. Mais ce mouvement dérangeait trop le vrai Pouvoir et les Neocons (qui ont des gènes de Trotskyistes) l’ont infiltré pour le détourner.

    À propos du Peak Oil, Alain Maronani peut rejoindre m. LeHir si la discussion porte sur le pétrole rentable. Le pétrole est devenu le sang noir de l’économie mondiale pour le rapport de l’énergie obtenue par rapport à l’énergie investi pour le produire. Au point de l’optimalité, il est faux de croire que l’on peut toujours trouver une filière de substitution aussi profitable. L’Occident du Moyen-Âge a traversé la crise du bois en traversant l’Atlantique pour le chercher, puis en exploitant le "bois des pauvres" qu’est le charbon. Les substitutions plus rentables de sources amènent le progrès. L’uranium est pauvrement exploité. La montée des prix de l’énergie a permis de développer sa réutilisation après un retraitement. Les sources de l’uranium sont relativement plus rares et il faudra finir par l’extraire de l’eau de mer.

    L’impact du Peak Oil n’est pas une chute monotone de la production comme le sous-entend m. Nantel, mais un plateau cisaillé relié à l’offre et la demande en fonction du prix.
    En 2008, le prix a monté spectaculairement et l’économie mondiale était déjà sur le bord de la rupture. L’indice Baltic Dry s’est effondré. Quand le prix du brute tombe pour rejoindre une demande effondrée, l’économie mondiale peut repartir. Alors les prix vont suivre pour rejoindre le prochain point de rupture.

    Une façon de contrer les pulsations de l’économie est de réduire les échanges mondiaux en favorisant les échanges locaux, c’est à dire moins de transport sur long cours.
    Aussi, moins de camionnage just in time, et plus d’entrepôts pour la logistique.

    Aussi, nous devrions privilégier le transport collectif. Je ne suis pas optimiste là-dessus. Tout plan de grande envergure nécessite d’importants investissements sur le long terme. Ce qui n’est peut-être pas rentable politiquement, en particulier dans cette période de crise financière, mais dont la décision peut être lubrifiée via la corruption. Des hommages doivent être rendus à Maurice Duplessis pour l’électrification des campagnes, et à René Lévesque pour avoir complété la nationalisation de l’électricité, ce qui a permis le développement hydro-électrique du territoire nordique. Autrement, nous serions pieds et poings liés à la merci des pétrolières comme nos voisins du sud.
    (à suivre)

  • Sylvie R. Tremblay, 12 février 2013 22h50

    Pourquoi pas le développement de l’hydrogène ?

    Les Étatsuniens utilisait jusqu’à tout dernièrement, l’hydrogène pour envoyer les navettes dans l’espace, car c’était beaucoup moins polluant et parce que ça coutait aussi moins cher si ma mémoire est bonne.

    Pourquoi est-ce qu’on enrichi les bashers de Québécois, qui nous traitent de frog et de peasoup ?

    Pourquoi achètent-ont des Chevrolet et des GM, en plus d’êtres chères ce ne sont pas de bonnes voitures…

    Pourquoi ne serions-nous pas capables de fabriquer des voitures à nous, qui en plus de créer de l’emploi en région, pourrait faire baisser nos impôts grâce aux profits engendrés pour l’État.

    Ça serait une autre vache à lait pour l’État.

    Si j’étais Chef d’État, je proposerais une entente à BMW, qui ont déjà l’expertise et qui ont déjà fabriqué une première voiture hybride /essence/hydrogène, qui possède le même confort et la même vitesse que les voiture à essence.

    Je leur proposerais, 30% des parts et des bénéfices et il devrait apporter 30% du capital pour les coûts d’installations, infrastructures, etc., en échange de l’achat de leur technologie, leur prise en charge de la manufacturation, des ventes du désigne, des ressources humaines, de la création, du développement des technologies et de la publicité.

    En contrepartie, l’État (nationalisation du 70%) détiendrait 70 % des parts et des bénéfices et il devrait apporter 70% du capital pour les coûts d’installations, infrastructures, etc., l’État prendrait en charge l’administration, tout le département comptabilité et administration, avec le personnel de son choix.

    Quelque chose du genre, ça reste à peaufiner et il faudrait que je demande l’avis d’expert. On pourrait si le produit écologique se vend bien, développer au Québec dans un premier temps, puis ensuite développer l’exportation, vers la Chine ou autres pays qui aimeraient réduire leur pollution.

    Il y a un potentiel, à mon humble avis de trois manufactures en 10 ans au Québec, qui pourraient aider les régions, faire rouler notre économie et baisser nos impôts.

    Shell cherchait à vendre ses stations (points de vente) dernièrement. On pourrait les acheter, les nationaliser et avoir des réservoirs à essence et aussi à hydrogène dans ces points de vente.

    Ensuite on pourrait reprendre le contrôle de Bombardier passé aux mains des Anglos, et développer des avions commerciales hybrides, kérosène/hydrogène.

    Pourquoi toujours copier le développement économique des Anglos, qui n’ont aucun sens de la créativité et de l’innovation.

    Soyons Français et pensons en Français !
    Sylvie R. Tremblay

  • alain maronani, 12 février 2013 18h38

    Nous n’avons pas les mêmes lectures...sans compter la spéculation qui va probablement se terminer mal pour les gogos qui se sont aventurés dans ces champs hasardeux...

    Un extrait de oilpice.com (abonnement nécessaire...).

    Désolé pour les autres lecteurs mais je n’avais pas envie de faire la traduction...

    My thesis is that the importance of shale gas has been grossly overstated ; the U.S. has nowhere close to a 100-year supply. This myth has been perpetuated by self-interested industry, media and politicians. Their mantra is that exploiting shale gas resources will promote untold economic growth, new jobs and lead us toward energy independence.

    In the book, I take a very hard look at the facts. And I conclude that the U.S. has between a five-to seven-year supply of shale gas, and not 100 years.

    That is far lower than the rosy estimates put out by the U.S. Energy Information Administration and others. In the real world, many companies are taking write-downs of their reserves.

    There is production decline in the Haynesville and Barnett shales. Output is declining in the Woodford Shale in Oklahoma.

    Some of the older shale plays, such as the Fayetteville Shale, are starting to roll over. As these shale plays reverse direction and the Marcellus Shale slows down its production growth, overall U.S. production will fall.

    At the same time, Canadian production is falling. And Canada has historically been the main natural gas
    import source for the U.S. In fact, Canada has already experienced a significant decline in gas production—about 25%, since a peak in 2002—and has dramatically slowed its exports to the United States.

    Importantly, I give examples of how certain people and institutions are promoting the shale gas myth even as they benefit from it economically. This book will change a lot of opinions about how large the shale gas resources really are in the U.S. and around the planet.

    Shale oil is a significant resource, of course, but it is not a "game changer." It is in the same category with shale gas. The Bakken is a very material resource and it will provide decades of production. However, Bakken production has peaked in Saskatchewan. It has peaked in Montana. It is approaching its peak in North Dakota. This does not mean that we are running out of drilling locations, or that production is going to fall off a cliff tomorrow.

    However, I expect production to plateau before long. Something similar is happening in the Eagle Ford in Texas.

    A lot of the wells there have extremely high decline rates and production may be hitting a plateau.

    In the overall context of the United States, we see a continuous decline in the Gulf of Mexico and
    California.

    There is significant decline in Alaska. Those producers are struggling to keep up the flow through the Alyeska pipeline without having to do a major retrofit of the pipeline to put in more pumps due to the low throughput pressure.

    We are seeing a decline in California of about 15,000 barrels every year. The overall increase in oil production in the U.S. in the last few years has been wonderful, but many oil fields are getting long in the tooth, and I would expect a plateau to soon emerge.

    A voir...

  • Claude Dion, 12 février 2013 17h23

    Le pic pétrolier est une fumisterie. Les rumeurs ont été lancé il y plusieurs décennies par les 7 soeurs pour justifier la rareté artificielle .....maintenue par elles.

    Laissez moi vous raconter : Lorsque j’étais tout jeune, vers l’age de 13 ou 14 ans, le cinéma situe sur la rue Papineau, près de Beaubien, a Montréal a présenté un film
    gratuit aux enfants ! Les journaux annoncèrent même l’événement. Le film devait débuter vers midi.

    Gulf finançais les couts de ce film populaire gratuit.

    Tout les gosses du quartier, ont ,bien sur , fait la file. Surprise ! On nous annonça, qu’un petit documentaire précédais le film principal. On nous demanda de rester a nos sièges car le film commencerait des la fin du documentaire.

    Le documentaire, produit par GULF, en français, dura plus d’une heure. On reprenais les mêmes arguments que plusieurs
    personnes diffusent depuis 30 ans. PIC PÉTROLIER, PRIX a la hausse, pénurie a venir, gisements profonds, etc...

    C’est tout juste si on nous a pas parlé du manque de dinosaures en décomposition ! Après le documentaire, surprise, on nous annonce une pause de 30 minutes avant le film ! Les jeunes se rendent dans le hall et surprise...une
    vingtaine d’employés d’une firme sont présent pour prendre nos commentaires a chaud. La plupart des jeunes exprimèrent qu’ils retenaient qu’une pénurie était probable, etc...

    J’était déjà, a cet age, bien réveillé et bien taquin. Voici mon commentaire devant 2 intervieweurs : "Si Gulf
    présente gratuitement un film sur le pétrole rare, ca veux donc dire que c’est faux, qu’il y en a beaucoup trop ! "

    (ca ne s’invente pas !)

    Je quittais des lors vers la maison. Quelques années plus tard, je compris que Gulf possédait cette chaine de cinémas. Aujourd’hui, avec internet, les pétrolières doivent employer des moyens plus subtils, des commentateurs de médias sociaux plus ou moins compétents ! Ah ! Internet !

  • Claude Dion, 12 février 2013 17h21

    Le pic pétrolier est une fumisterie. Les rumeurs ont été lancé il y plusieurs décennies par les 7 soeurs pour justifier la rareté artificielle .....maintenue par elles.

    Laissez moi vous raconter : Lorsque j’étais tout jeune, vers l’age de 13 ou 14 ans, le cinéma situe sur la rue Papineau, près de Beaubien, a Montréal a présenté un film
    gratuit aux enfants ! Les journaux annoncèrent même l’événement. Le film devait débuter vers midi.

    Gulf finançais les couts de ce film populaire gratuit.

    Tout les gosses du quartier, ont ,bien sur , fait la file. Surprise ! On nous annonça, qu’un petit documentaire précédais le film principal. On nous demanda de rester a nos sièges car le film commencerait des la fin du documentaire.

    Le documentaire, produit par GULF, en français, dura plus d’une heure. On reprenais les mêmes arguments que plusieurs
    personnes diffusent depuis 30 ans. PIC PÉTROLIER, PRIX a la hausse, pénurie a venir, gisements profonds, etc...

    C’est tout juste si on nous a pas parlé du manque de dinosaures en décomposition ! Après le documentaire, surprise, on nous annonce une pause de 30 minutes avant le film ! Les jeunes se rendent dans le hall et surprise...une
    vingtaine d’employés d’une firme sont présent pour prendre nos commentaires a chaud. La plupart des jeunes exprimèrent qu’ils retenaient qu’une pénurie était probable, etc...

    J’était déjà, a cet age, bien réveillé et bien taquin. Voici mon commentaire devant 2 intervieweurs : "Si Gulf
    présente gratuitement un film sur le pétrole rare, ca veux donc dire que c’est faux, qu’il y en a beaucoup trop ! "

    (ca ne s’invente pas !)

    Je quittais des lors vers la maison. Quelques années plus tard, je compris que Gulf possédait cette chaine de cinémas. Aujourd’hui, avec internet, les pétrolières doivent employer des moyens plus subtils, des commentateurs de médias sociaux plus ou moins compétents ! Ah ! Internet !

  • Richard Le Hir, 12 février 2013 14h18

    Réponse @ Alain Maronani

    Mauvaise semaine pour votre thèse favorite qui vient encore de prendre une grosse volée de plombs dans l’aile.

    CNBC vient de mettre en ligne une dépêche citant une étude qui démontre que la production américaine de pétrole et de gaz augmente si vite et que la demande américaine choit si rapidement que les États-Unis deviendra auto-suffisants d’ici quelques années. http://www.cnbc.com/id/100450133

    La donne vient de changer du tout au tout dans le sens de ce que j’annonce depuis déjà un bon moment.

    Richard Le Hir

  • alain maronani, 12 février 2013 10h47

    @Jean-Jacques Nantel

    Des produits de substitution ? Lesquels ?

    Le problème du pétrole est son entropie, c’est à dire la quantité d’énergie, disons en joule, que l’on doit investir avant de pouvoir l’utiliser.

    Pour le pétrole classique (light arabian) le rapport est de 1 a 9...dur a battre.

    On peut produire des carburants de synthèse a partir du charbon, c’est ce que les Allemands faisaient de 1944 a 1945, mais les coûts économiques sont importants, ceci est acceptable en cas de conflits armés, autrement...

    L’éthanol et les carburants verts, actuellement, nécessiteraient des quantités d’énergie, d’eau, de surface, incompatibles avec le fait de devoir nourrir la population. Conduire ou manger il va falloir choisir...

    Le pétrole est utilisé partout et même dans des domaines qui semblent éloignés (produits médicamentaux par exemple...).

    Nous aurons toujours du pétrole mais à quel coût ? A 1000 $ le baril la récréation est terminée. On peut compter sur des avancées technologiques, pour réduire ce coût,probablement, mais si l’on pense au pétrole brésilien off-shore, on parle d’un plateau marin a - 15.000 pieds et de pétrole a -24.000 pieds...Les coûts d’exploitation, de forage, sont irréalistes.

    A cette profondeur, l’explosion d’une tête de puit sera impossible a contenir...

    Le "peak-oil’ est pour moi, bien réel, et la chute de production de toute les compagnies majeures, l’explosion de leurs dépenses de forage, sont les signes que l’avenir n’est pas rose...

    Pour l’Alberta transformé en désert, peut-être, mais la disparition du pétrole, va remttre complètement en cause la facon dont nous vivons, et les pays nordiques, le Québec donc, ne sont pas mieux placés, pétrole ou pas..

    Au fait Monsieur Nantel nous sommes déja plus de 7 milliards...

    http://www.paulchefurka.ca/Population.html

  • Eric, 12 février 2013 08h50

    Je trouve particulièrement a propos de proposer a tous cet excellent documentaire en 4 parties sur les 7 sœurs. Ce sont le nom que l’on donnait, avant leur regroupement, aux 7 plus grandes compagnie pétrolières.

    Toutes les parties sont disponibles sur youtube :

    https://www.youtube.com/watch?v=Fitaaj_aPPo

    Merci a tous pour vos lumières

  • Claude Dion, 11 février 2013 20h15

    Voici une carte interactive des pipelines de GAZ et LIQUIDES en Amérique :

    http://www.cepa.com/fr/

    Cliquez ensuite sur "carte interactive visionnez"

    Vous pourrez isoler chaque compagnie dont TransCanada pipeline-GAZ

  • Le Pélican, 11 février 2013 20h00

    ...passionnant votre exposé , Monsieur Le Hir...ainsi que la réplique de Monsieur Maronani , et votre retour sur sa réplique ...Merci ... et le lien ? ...sans trop vous demandez , avec la fermeture de raffineries rentables chez-nous .

  • Jean-Jacques Nantel, ing., 11 février 2013 17h12

    Notons d’abord que l’Alberta est enclavé mais que le Manitoba voisin ne l’est pas complètement puisqu’il possède une sortie autonome vers l’océan par le port saisonnier de Churchill sur la Baie d’Hudson. De plus, c’est un chemin plus court. Le futur pétrole de l’Alberta sortira donc en grande partie par là, du moins durant les mois d’été (qui vont s’allonger compte tenu de l’actuel réchauffement climatique).

    Quant à passer par le Québec tout en planifiant de réduire les paiements de péréquation qui lui sont destinés, cela ne saurait faire plus ¨canadien¨. Les Albertains trouvent en effet tout naturel de nous tasser pour passer sur notre territoire, c’est-à-dire sans nous payer de redevances, alors qu’ils craignent d’être obligés d’en payer aux autochtones et aux autres habitants de la Colombie-Britannique.

    Cela ne peut que renforcer la thèse de la souveraineté puisque seul un Québec souverain pourrait rendre permanents (et sous son contrôle) les paiements de péréquation en taxant à son gré le passage des hydrocarbures, exactement comme cela se fait dans tous les autres pays de transit du monde actuel.

    D’autre part, seul un Québec indépendant sera en mesure de défendre efficacement ses intérêts environnementaux dans la zone écologiquement sensible de la Baie d’Hudson où nous avons un littoral côtier imposant.

    Quant au ¨peak oil¨, il est bien réel et la production de pétrole diminue et diminuera vraiment dans le monde dans le futur. Et pendant longtemps. Ce qui ne veut absolument pas dire que le pétrole va finir par disparaître sur la planète.

    En fait, comme le sous-entend monsieur Le Hir, nous avons du pétrole sur la planète pour l’éternité simplement parce que la loi économique de base (celle de l’offre et de la demande) garantit qu’avec sa rareté croissante, le pétrole va voir son prix augmenter jusqu’au moment où cela ne vaudra plus la peine de l’exploiter ; principalement parce qu’il existe déjà (et existera) des produits de substitution efficaces et moins coûteux. Notons en passant que, dans l’histoire, la loi de substitution a toujours été la principale loi économique.

    Signalons l’aveuglement volontaire de nos dirigeants qui refusent de comprendre que l’humanité dans son ensemble est entrée dans une ère de décroissance généralisée (et obligée) qui est le résultat de l’épuisement écologique de la planète. Nos six milliards de pauvres, bientôt huit, ne rêvent-ils pas tous de vivre l¨American way of life¨ ?

    Je terminerai en disant que l’actuelle frénésie pétrolière et le saccage des terres agricoles et des nappes phréatiques qu’elle suscite garantit que d’anciens pays de cocagne comme l’Alberta ou le midwest américain vont devenir des déserts humains d’ici moins d’un siècle.

    Jean-Jacques Nantel, ing.

  • Richard Le Hir, 11 février 2013 12h55

    Réponse @ Alain Maronani

    Je commence par me réjouir de l’évolution positive de vos connaissances des réalités économiques du pétrole depuis deux ans. Si ma mémoire ne m’abuse, vous étiez de ceux qui nous annonçaient un pétrole à 180 $ le baril en vous fiant sur les prévisions de Goldman Sachs.

    Il y a encore quelques mois, vous nous vantiez les succès de l’Alberta grâce à son pétrole bitumineux.

    À vous lire, je constate que vous êtes encore pris dans la mythologie du "peak oil", une théorie fumeuse contre laquelle m’avait mis en garde lui-même Jack Armstrong, le président de l’Impériale (Esso)et ingénieur géoloque de formation, lorsque j’étais à l’emploi de cette entreprise dans le seconde moitié des années 1970.

    Dès ce moment, il m’avait fait comprendre que nos ressources en pétrole sont quasi inépuisables, et que le véritable défi ne se situe pas dans son existence, mais dans son prix.

    Autrement dit,et pour caricaturer un peu à des fins pédagogiques, nous manquons peut-être de pétrole à 100 $ le baril, mais il y a en masse de pétrole à 1 000 le baril, et ce qui suit est critique, dans l’état actuel des connaissances et de la technologie disponible.

    En d’autres termes, ce qui coûterait 1 000 $ aujourd’hui pourrait coûter beaucoup moins cher demain. Et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec l’avènement des techniques de fracturation horizontale et hydraulique, permettant l’exploitation du champ pétrolifère de Bakken,à cheval sur le Dakota du Nord et le Montana, connu depuis très longtemps.

    Il vous reste encore à tirer toutes les conclusions de cet enseignement.

    En ce qui concerne votre digression sur les frères Koch et leur hostilité envers Chavez, ce pourrait être un facteur si les frères Koch avaient bien la puissance que vous leur accordez.

    Il n’y a pas de doute qu’ils sont très riches, mais leur puissance économique ne se traduit pas en influence politique, tant s’en faut. En fait, le courant "Tea Party" qu’ils représentent et qu’ils financent à coups de millions est en voie de marginalisation même s’il conserve un gros potentiel perturbateur dans la politique intérieure des États-Unis.

    De plus, les États-Unis ont désormais intégré la réalité des changements climatiques dus aux effets de serre, et ils vont vouloir en réduire l’impact tout simplement parce que leur potentiel destructeur sur leur propre économie est trop élevé. Les investissements industriels des frères Koch vont se retrouver rapidement dans leur mire compte tenu de leur contribution élevée à la pollution.

    Lorsque Kerry à dit à Baird récemment que les États-Unis prendraient leur décision sur Keystone en s’appuyant sur les faits et les connaissances scientifiques disponibles, c’est exactement à cela qu’il faisait allusion.

    Richard Le Hir

  • alain maronani, 10 février 2013 23h43

    Le pipeline Keystone qui devrait permettre a l’Alberta de vendre aux Etats-Unis, dans le sud, est supporté par les frères Koch, inconnus de la plupart des lecteurs de Vigile.

    les 2 garnements, chacun à la tête d’une fortune personelle de 20 milliards de $, veulent ce pétrole pour leur permettre de faire fonctionner leurs raffineries qui sont spécialisées pour le traitement de ce type de pétrole...

    "The answer is, right now they’re getting their oil—the only place they can get lots of heavy crude oil—if you want heavy crude, you’ve got to get it from a heavy dude named Hugo Chávez, the president of Venezuela. And one thing about Chávez, who I’ve known for many years, is that he doesn’t let go of his nation’s oil on the cheap. He is a cornerstone of OPEC. And Venezuela’s been selling heavy crude at a premium to the price paid in Texas, because it costs more to get heavy oil from Venezuela than it does to get light oil down the road from Texas. But they have no choice, the Koch brothers, but paying Hugo for his gunky oil, [because the Gulf coast refineries, especially those controlled by the Koch brothers in Flint Hills, can really only handle heavy crude oil]"

    Il y a donc, au moins, 3 intérêts majeurs à ce pipeline ;

    1. Obtenir de l’Alberta du pétrole lourd moins cher que celui acheté, à Chavez, au Vénézuela, qui ne fait pas de cadeaux aux frères Koch.

    2. Couper les jambes à Chavez, économiquement, ce qui ferait plaisir aux américains et à l’opposition vénézuelienne.

    3. S’assurer un approvisionnement fiable, provenant d’un état considéré comme un allié (pas besoin d’envoyer les boys).

    Le gain potentiel, supplémentaire, pour les frères Koch, ce que j’ai lu récemment, est de l’ordre de 2 milliards de $ par année. Le coût du pipeline est estimé a 7 milliards de $, donc l’amortissement sera très rapide, pour les frères Koch et Trancanada Pipelines.

    Les frères Koch sont très influents au Sénat et au Congrès et graissent grassement démocrates et républicains, si vous pensez qu’il y a de la corruption à Québec, bienvenue dans le monde réel...

    Le senateur Graham, un républicain, très influent, a déjà 53 sénateurs qui ont signés pour approuver le pipeline et dans une annonce après l’élection de Obama le gouverneur du Nebraska a approuvé le nouveau tracé, qui évite Sands Hill, une zone écologiquement sensible...

    http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2013/01/23/nebraska-governor-approves-new-keystone-xl-pipeline-route-147166

    La décision reste avec Obama et avec John Kerry, qui signe des temps, a refusé de se commettre sur quoi que ce soit..., nous verrons si la réponse est non, je ne parierais pas forcément pour les opposants au projet.

    L’élection est passée, Obama a besoin malgré tout d’un minimum de support des républicains, Kerry ne sera plus jamais candidat à la présidence....faites vos calculs.

    La situation économique mondiale est peut être mauvaise mais la quantité de pétrole n’augmente pas, alors que la consommation continue à augmenter.

    l’AIE vient dans son dernier rapport annuel de préciser que seuls les pays suivants sont capables dans les prochaines années d’augmenter leur production ;

    Le Canada
    L’Irak
    Le Kazakhstan

    Pour les autres, tous les autres, l’agence parle de déclins lents mais continuels et le PDG de Exxon a déclaré que pour arriver a maintenir la production a son niveau actuel, il faudrait découvrir 20 Arabie Saoudite dans les 25 prochaines années, bonne chance...

    La production des acteurs majeurs (Total, Shell, BP, etc..) est en déclin depuis déjà 4 à 5 années, non pas parce qu"ils ne forent pas (les coûts d’exploration ont explosés en 2011 et 2012) mais parce que le pétrole bon marché a été déjà largement exploité, les découvertes exploitables se font rares, etc...l’IAE admet finalement, que probablement le pic pétrolier a été atteint en 2006, et que la production n’augmentera plus jamais.

    On a maintenant une bonne idée des coûts réels de l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste et les conclusions principales sont ;

    1. Il faut forer beaucoup plus de puits que pour du pétrole ou du gaz classique, ce qui revient très cher.
    2. Les puits s’épuisent beaucoup plus vite.

    Le pétrole va donc rester cher, si il y a une baisse se sera temporaire, la tendance à long terme est a la raréfaction de la ressource. L’Alberta peut voir venir, cette province n’a a peu près aucune dette.

    Pour le pétrole québécois nous n’avons aucune idée de ce qu’il y a, si c’est exploitable, à quel prix, etc...

    Pour le gaz il y a tellement de surplus, actuel ou potentiel, que le laisser ou il est, pour le moment, est probablement la meilleure alternative.

    Non nous ne serons pas la prochaine Arabie Saoudite...

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