«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Ils sont prêts !

Attention ! Les riches vont vous faire payer leurs dettes !

C’est le temps de mettre vos sous en sécurité !

Tribune libre de Vigile
lundi 1er mai
718 visites 3 messages

Les financiers, les banquiers et les gouvernements ont tout préparé pour vous obliger à payer leurs dettes lors de la prochaine crise financière ; une crise qu’ils savent imminente et inévitable. Ils le feront en se servant, entre autres, de l’inflation et, si nécessaire, de l’hyperinflation.

C’est le sujet de la présente vidéo.

Bon visionnement,

Jean-Jacques Nantel, ing.

Voici maintenant le texte écrit e la vidéo tel que demandé par Vigile :

Citation : Si vous devez cent dollars à une banque, c’est votre problème. Si vous lui devez cent millions de dollars, c’est elle qui a un problème !¨ J. Paul Getty

Bonjour, je m’appelle Jean-Jacques Nantel.

Quand je dis aux gens que la crise économique qui vient de commencer a une origine environnementale, il y en a beaucoup qui se disent : « Mais qu’est-ce qu’il raconte là, lui ? Ce ne sont pas les cyclones ou les tsunamis qui ont créé la crise de 2008, mais des banquiers qui ont accordé des prêts à des pauvres qui ne pouvaient pas les rembourser. » Non ! La crise des subprimes américaine a été le déclencheur de la crise, pas sa cause. Je m’explique :

Dans le monde réel, les banquiers, les financiers et l’ensemble de nos classes supérieures vivent au sommet d’une vaste pyramide sociale qui repose elle-même sur l’immense pyramide alimentaire du monde animal et végétal. Pour le dire autrement, nos classes supérieures sont des superprédateurs qui exploitent 7.5 milliards d’êtres humains qui, pour leur part, sont les prédateurs des environnements naturels.

Et ne vous trompez pas, le système de prédation dont je parle se continue dans la nature où on trouve par exemple des tigres, des loups et des aigles qui sont tous munis de crocs, de griffes ou de becs pour déchiqueter et manger de la viande. Et, en dessous d’eux, il y a des herbivores qui dévorent les réserves produites par les plantes, etc.

Dans la nature, c’est rare qu’un tigre dévore un autre tigre parce que c’est trop dangereux de le faire. La stratégie des tigres pour ne pas prendre trop de risques est plutôt de se diviser entre eux le territoire disponible de façon à ce que chacun puisse exploiter tout tranquillement les proies qui vivent dans un petit coin de forêt bien délimité.

Or, c’est exactement ce que font les gens du monde de la finance qui forment partout des cartels ; des cartels de banquiers, de financiers ou de compagnies pétrolières, de façon à pouvoir piller tranquillement l’ensemble de la planète. Ces gens-là font seulement semblant d’être en concurrence. Ils fricotent ensemble ; ils mangent ensemble ; ils se marient entre eux et proviennent souvent des mêmes universités et des mêmes grandes entreprises ; par exemple la banque Goldman Sachs dans le cas des États-Unis.

Pour augmenter leurs chances de survivre, ça fait très longtemps que ces gens-là ont mis en place un système d’entraide qui fait que, par exemple, leurs banques se passent de l’argent entre elles de façon à éviter que l’une d’entre elles ne fasse faillite.

Si je vous conte tout ça, c’est pour vous faire comprendre que nos économies modernes font partie intégrante des écosystèmes naturels qu’elles parasitent. Nos économies ne peuvent tout simplement pas croître si les ressources dont elles ont besoin sont en voie d’épuisement. C’est pour ça que je dis que la crise de surendettement du monde actuel est un simple reflet, une simple conséquence de l’immense dette environnementale que l’humanité a contractée depuis la révolution industrielle, voire depuis l’invention de l’agriculture.

Si, contrairement à la Lune ou Mars, la Terre est un astre vivant, c’est parce que les bactéries, qui étaient toutes seules sur la planète pendant plus de 3 milliards d’années, ont travaillé pendant tout ce temps-là pour la rendre habitable en créant son atmosphère, son sol et son eau pure. Et ça a pris un autre milliard d’années d’évolution environ pour faire apparaître le reste des écosystèmes dont dépend notre survie. Tout ça pour dire que c’est la vie, et non l’humanité, qui a créé le capital environnemental que nous consommons.

Je ne veux pas dire par là que l’humanité soit mauvaise ; bien au contraire. Dans la nature, toutes les autres espèces font la même chose que nous et se soucient très peu de ce qu’elles font à leur environnement. Toutes y prennent tout ce qu’elles peuvent sans se soucier du reste avec pour résultat qu’elles détruiraient toutes leur milieu naturel si elles n’avaient pas de prédateurs. Et dans les cas où elles n’en ont pas, elles font comme l’humanité et surexploitent leur milieu jusqu’à ce que surviennent des famines ou des épidémies qui exterminent une partie de leur population. Puis, quand il y a eu suffisamment de morts, le milieu naturel récupère et le cycle recommence. C’est l’enchevêtrement des cycles de croissance et de décroissance de millions d’espèces différentes qui forment ce qu’on appelle nos environnements naturels.

Il y a à peine quelques millions d’années, l’humanité faisait encore partie de ce monde-là. On était alors une espèce de singes qui se cachaient dans les arbres de la forêt africaine et qui mangeaient des fruits, des noix et des choses comme ça. C’est seulement après que nos ancêtres aient inventé les premières armes, qu’ils ont pu devenir des prédateurs dominants qui mangeaient de la viande. Et c’est l’invention du feu qui leur a ensuite permis de s’éparpiller sur les cinq continents pour devenir les maîtres du monde. Comme on était alors de purs prédateurs, c’est-à-dire des chasseurs-cueilleurs, notre population totale ne devait pas dépasser le million d’individus.

Puis, il y a dix ou douze mille ans environ, les femmes ont inventé l’agriculture ; ce qui, en quelques millénaires, a amené nos ancêtres à éliminer beaucoup d’environnements naturels pour les remplacer par des pyramides sociales où il y avait seulement des êtres humains avec leurs animaux domestiques. Par la suite, la croissance du monde agricole s’est poursuivie jusqu’à ce qu’on atteigne, vers l’an 1800, une population d’environ un milliard d’individus. Même si l’humanité avait déjà exterminé beaucoup d’espèces et qu’elle produisait pas mal de déchets, tout évoluait si lentement que personne ne s’en rendait vraiment compte. De toute façon, le monde agricole fonctionnait alors en fonction d’un cycle, comme la nature ; c’est-à-dire que ses déchets servaient à engraisser les terres cultivées. Évidemment, cela n’a pas empêché qu’à la fin du Moyen Âge, l’Eurasie avait été tellement surexploitée qu’on y trouvait presque plus de forêts ou d’animaux sauvages.

C’est alors que s’est produit un hasard historique : Christophe Colomb a découvert l’Amérique ; c’est-à-dire un continent neuf dont le pillage devait beaucoup enrichir les Occidentaux. Ce pillage allait être d’autant plus profitable que, pendant deux siècles environ après l’arrivée de Colomb, les environnements naturels des trois Amériques étaient en pleine récupération, en pleine expansion. La raison était qu’une foule de maladies mortelles, qui provenaient d’Europe, exterminaient les autochtones par millions et ça, c’est jusqu’au fin fond de l’Alaska et bien avant l’arrivée des premiers explorateurs européens.

Le recul brutal de l’agriculture amérindienne a alors rendu à la vie sauvage la plupart des côtes, des montagnes et des prairies du continent. Un peu partout, les forêts se sont mises à repousser et les espèces sauvages ont recommencé à proliférer ; par exemple les chevaux, les castors ou encore les tourtes que nos ancêtres tuaient par millions pour faire des tourtières.

Comme le continent était redevenu sauvage et productif, les immigrants européens ont pu y vivre en accéléré une sorte de résumé de toute l’histoire humaine. On l’a vu dans l’Ouest américain où les premiers arrivés se sont comportés comme de véritables primitifs. C’était des coureurs de bois, des trappeurs et des chasseurs nomades qui pouvaient se permettre de faire n’importe quoi pour s’enrichir sans que ça gêne personne. Ils se sont d’ailleurs livrés à un immense gaspillage de ressources ; par exemple en massacrant d’immenses troupeaux de bisons dont ils laissaient pourrir les carcasses après leur avoir enlevé les organes les plus faciles à vendre ; c’est-à-dire les peaux et les langues.

Derrière ce premier front pionnier se pressaient des chercheurs d’or, des éleveurs de bétail et, surtout, des fermiers qui se dépêchaient d’aller occuper et clôturer les terres les plus fertiles ; ce qui a déclenché dans la prairie américaine de véritables guerres du barbelé entre les fermiers sédentaires et les éleveurs de bétail semi-nomades. Ce genre de conflits pour les ressources se sont par la suite multipliés à l’infini avec l’augmentation de la population et l’apparition d’une foule de métiers différents. Tout ça a vite mené à l’organisation de sociétés agricoles qui possédaient des lois et des règlements qui tenaient compte des intérêts de chacun, mais qui obligeaient tout le monde à travailler beaucoup plus fort pour s’enrichir.

C’est le capital tiré du pillage des trois Amériques qui a permis aux Occidentaux de développer le capitalisme et de lancer une révolution industrielle qui devaient par la suite leur permettre de conquérir le reste du monde.

Au point de vue environnemental, la révolution industrielle a été particulièrement destructrice parce qu’elle a amené le remplacement d’une foule d’écosystèmes naturels par des mines, des usines et de grandes villes qui produisaient une pollution monstre qui, bien entendu, devait être absorbée par les quelques milieux naturels qu’on avait laissés survivre. L’industrialisation de l’agriculture et de l’élevage allait encore empirer la situation en empoisonnant les terres, les lacs et les rivières avec des engrais, des pesticides et, plus tard, avec des antibiotiques artificiels.

Si le monde industriel a eu des effets aussi catastrophiques sur les environnements naturels, c’est d’abord et avant tout parce qu’il ne fonctionne pas en fonction d’un cycle comme c’est le cas dans la nature ou dans le monde agricole traditionnel. Jamais ses déchets ne sont systématiquement recyclés. Les sociétés industrielles polluent pour se procurer des matières premières ; polluent pour les transformer en produits finis ; polluent pour les consommer et polluent encore pour s’en débarrasser. À ça s’ajoute le fait que le monde industriel est en croissance continue et qu’il ne cesse d’accroître ses destructions sur une planète dont les dimensions sont pourtant strictement limitées. C’est la révolution industrielle qui a fait passer l’humanité de 1 à 3 milliards d’individus entre 1800 et 1960.

Ce qu’il importe de comprendre ici, c’est que la plupart de nos entreprises industrielles ne sont pas rentables et ne l’ont jamais été. Si leurs bilans disent qu’elles le sont, c’est uniquement parce que leurs propriétaires s’arrangent pour ne pas payer une grande partie de leurs coûts. Pour eux, un coût est un coût uniquement s’ils doivent dépenser de l’argent.

Pour s’enrichir au maximum, les industriels ont toujours fait les trois mêmes choses : ils produisent au moindre coût possible ; ils réduisent leurs dépenses au minimum en inventant sans cesse de nouveaux procédés et ils volent tant qu’ils peuvent. Par la corruption ou autrement, ils s’arrangent par exemple pour ne pas payer les routes, les ponts et tous les autres services publics qu’ils utilisent ou pour ne pas dédommager les populations auxquelles ils nuisent. Enfin - et c’est le plus important - ils se servent de la nature comme d’une poubelle.

Les économistes classiques appellent tout ça des externalités ; ce qui montre bien que même les défenseurs les plus acharnés du système capitaliste savent que ce dernier n’est pas vraiment rentable et qu’il se développe en consommant un capital environnemental et humain qu’il n’a pas produit et qui ne lui appartient pas.

En pratique, les plus riches se sont toujours arrangés pour que les pauvres paient leurs dettes environnementales en construisant leurs usines le plus loin possible de leurs belles résidences fleuries.

Comme les peuples occidentaux ont été les premiers à s’industrialiser et à devoir vivre au milieu des déchets que ça produisait, ils ont été les premiers à exiger de leurs gouvernements qu’ils les protègent, eux et leurs enfants, en passant des lois et des règlements anti-pollution ; ce qui a fait diminuer les profits des entreprises. C’est ça qui a amené les capitalistes à déménager leurs usines les plus polluantes dans des pays où les salaires étaient plus bas et où il y avait encore un capital environnemental à consommer.

C’est ce mouvement économique naturel vers le profit maximum qui a lancé le mouvement d’industrialisation massive des pays du Sud et qui a fait passer l’humanité de 3 à 7.5 milliards d’individus entre 1960 et 2017. Au Sud, la croissance industrielle et démographique a cependant été si rapide que, moins de trente ans après les débuts de son industrialisation massive, la Chine a été obligée d’adopter à son tour des mesures antipollution très coûteuses pour protéger la santé de sa population ; ce qui a provoqué une nouvelle migration des entreprises polluantes.

Après être partie d’Angleterre, la révolution industrielle a donc fait le tour du monde en conquérant d’abord l’Europe occidentale et l’Est de l’Amérique du Nord avant de se répandre dans les trois Amériques, puis en Asie orientale, puis, de nos jours, en Asie du Sud et bientôt en Afrique noire.

Sur une planète où cinq ou six milliards de pauvres ont la ferme intention d’atteindre le niveau de vie occidental alors qu’il ne reste plus nulle part de continent vide ou de Far West à consommer, il est inévitable que, dans l’avenir, l’industrialisation, l’urbanisation, le surpeuplement, l’enrichissement et, surtout, la pollution vont vite réduire à très peu de choses les milieux naturels qui produisent tout ce que nous consommons.

Comme la pollution ne quitte pas la planète, mais s’y accumule, nous sommes désormais obligés de la respirer, de la boire et de la manger. Je rappelle en passant que la majeure partie de notre nourriture est produite à l’air libre et qu’elle est partout arrosée par de l’eau de pluie contaminée.

En quelque sorte, les problèmes environnementaux causés par notre industrialisation massive ont presque complété leur tour du monde et sont revenus chez nous pour tous nous empoisonner. La situation ne pourra qu’empirer et accélérer avec le passage du temps étant donné que les démographes prédisent que, d’ici 2100, il y aura sur Terre dix milliards d’êtres humains ; c’est-à-dire dix milliards de consommateurs qui vont tous essayer de vivre le rêve américain. Est-ce que nos environnements naturels, qui sont partout en déclin rapide, pourront absorber toute la pollution que cela produira ? C’est bien évident que non et que tout le système va s’effondrer bien avant qu’on en soit rendu là !

C’est d’autant plus certain que, depuis la crise financière de 2008, l’économie mondiale refuse de redémarrer en dépit des milliers de milliards de dollars que nos gouvernements y ont injecté. Malheureusement, ce truc-là, qui date de l’époque où la planète était encore capable d’absorber toute notre pollution, n’a pas marché après 2008. De nouvelles dettes ont certes été créées, mais la croissance n’a pas vraiment repris.

Nos classes supérieures, qui vivent dans un univers de chiffres qui n’a rien à voir avec le monde réel, n’ont clairement pas compris que les immenses sommes d’argent qu’ils ont imprimées et injectées dans l’économie depuis 2008 ont rencontré toutes sortes de blocages ; ce qui fait qu’elles ont facilement pu être détournées vers la spéculation. Dans un sens, ça faisait bien leur affaire parce que c’est beaucoup plus facile de s’enrichir dans un monde irréel de chiffres abstraits comme celui de la bourse que dans le monde réel où il faut se battre quotidiennement avec la pénurie de matières premières ou avec des normes environnementales sans cesse plus sévères

Ça fait d’ailleurs des siècles que ces gens-là développent les systèmes boursiers dans le but de tirer profit des faiblesses humaines des petits investisseurs qui leur font confiance.

À la bourse, tout le monde vous ment parce que tout le monde est en conflit d’intérêt. Les courtiers, les conseillers et les analystes, qui font tous semblant d’être vos grands amis, sont uniquement là pour faire de l’argent. Alors qu’ils savent que les cours de la bourse suivent des cycles qui se terminent presque toujours par des krachs, ils évitent soigneusement de le dire aux petits épargnants qui viennent les voir avec leurs petits dix mille dollars à la toute fin d’un cycle économique. Au lieu de les avertir du danger, ils leur montrent plutôt des courbes et des chiffres qui prouvent que ça fait huit ou neuf ans d’affilée que la bourse n’arrête pas de monter.

En plus de s’enrichir en vous faisant acheter des actions hors de prix juste avant les krachs, les financiers se servent aussi de tous autres trucs de filous que j’ai énumérés dans ma dernière vidéo. Comme pratiquement aucun d’entre eux n’a été puni pour les immenses dettes qu’ils ont créées avant la crise financière de 2008 et que les contribuables ont été obligés de payer, ils ont recommencé à faire ce qu’ils faisaient avant la crise de 2008 ; c’est-à-dire qu’ils passent de nouveau d’énormes sommes d’argent à des gens qui ne pourront jamais les rembourser. D’immenses bulles d’endettement se sont donc reformées un peu partout sur la planète, même dans les pays du Sud. Pour vous en convaincre, il suffit d’ajouter quelques statistiques à celles que je vous ai déjà fournies dans les vidéos précédentes ; des données dont vous pourrez encore une fois vérifier l’exactitude avec la bibliographie que je vais mettre à la fin de la vidéo.

À l’échelle planétaire d’abord, la dette totale, publique et privée, atteignait en 2016, 325% de la valeur du PIB mondial. En 2015, celle des États-Unis était rendue à 332% de son PIB ; celle de la Chine, qui a la deuxième plus grande économie du monde, était à 280% et celle du Japon, qui a la troisième plus grande économie du monde, atteignait 600% de son PIB. Et on n’a pas parlé des dettes des pays qui sont déjà en faillite comme le Venezuela ou la Grèce.

Les États-Unis sont particulièrement affectés par cette crise de l’endettement puisque leur dette nationale a désormais échappé à tout contrôle. Pour le prouver, il suffit de dire que le président George W. Bush, à lui seul, a créé plus de dettes que tous ses prédécesseurs RÉUNIS, que son successeur, Barack Obama, a fait presque pareil et que Donald Trump a promis de continuer dans la même veine. Et n’oubliez pas que ces dettes-là ne tiennent aucun compte des sommes gigantesques qui devront un jour être versées dans les fonds de pensions que les baby-boomers sont présentement en train de vider.

Au niveau privé, les dettes américaines sont tout aussi astronomiques. En 2016 par exemple, les étudiants américains devaient un total de 1,400 milliards de dollars ; l’ensemble des prêts automobiles dépassaient 1,100 milliards de dollars et le total des dettes de cartes de crédit était de 917 milliards de dollars.

Comme il va bien falloir un jour payer ces dettes-là, nos classes supérieures, qui n’ont pas du tout l’intention de s’appauvrir, se préparent à le faire en prenant l’argent nécessaire là où il se trouve ; c’est-à-dire dans vos poches. Pour l’essentiel, ils comptent y parvenir en baissant votre niveau de vie ; par exemple en augmentant le taux d’inflation.

Comme je l’ai expliqué ailleurs, l’argent, en soi, ne vaut rien. C’est seulement du papier ou des chiffres qui courent sur des écrans d’ordinateurs. L’argent est un simple moyen d’échange dont la valeur dépend de la quantité qui a été imprimée. Ça, ça veut dire que, sans rien produire, ceux qui impriment l’argent peuvent acheter n’importe lequel de vos biens avec du simple papier ou, mieux, avec des chiffres qu’ils ont eux-mêmes fait apparaître sur leurs écrans d’ordinateurs.

Dans les faits, l’inflation, c’est un vol et un vol d’autant plus dangereux que, de nos jours, l’argent n’est pas imprimé par les gouvernements, mais par des banquiers privés qui, à tout moment, peuvent décider de vous voler en réduisant la valeur de tout ce que vous possédez.

Et si les gouvernements laissent faire, c’est parce qu’ils y trouvent des avantages. Par exemple, l’inflation augmente les revenus de l’État en obligeant les citoyens à demander des augmentations de salaires qui font automatiquement augmenter le pourcentage d’impôt qu’ils doivent payer. Les Québécois appellent ça ¨changer de braquettes d’impôts¨. Du côté des dépenses, l’inflation permet aussi au gouvernement de réduire la valeur des salaires qu’il paie à ses employés étant donné qu’il faut ordinairement plusieurs années avant qu’il ait à renégocier leurs conventions collectives.

Évidemment, comme tous les parasites, les banquiers et les gouvernements ont intérêt à y aller mollo avec l’inflation de façon à ne pas tuer la poule aux œufs d’or. Pour eux, le plus payant, c’est de voler les gens par petites doses, mais pendant très longtemps. C’est pour ça qu’ils aiment tant la stabilité et qu’ils craignent tout ce qui pourrait perturber l’économie ; par exemple la déflation et l’hyperinflation.

La déflation, c’est la diminution des prix ; une diminution qui profite surtout aux consommateurs ; ce qui, bien sûr, ne fait pas du tout l’affaire des plus riches. C’est eux qui doivent s’enrichir, pas vous. Pour eux, la déflation n’est pas un problème si elle est causée par un progrès technologique qui ne les empêche pas de faire des profits. C’est ce qu’on voit dans le domaine informatique par exemple où les compagnies continuent à être rentables même si les prix de leurs produits n’arrêtent pas de baisser. Là où la déflation devient un problème, c’est quand leurs compagnies sont obligées de baisser leurs prix parce qu’elles n’arrivent plus à vendre leurs produits. Quand ce type de déflation dure trop longtemps, les entreprises se mettent à perdre de l’argent et sont obligées de faire faillite ; ce qui fait perdre beaucoup de sous aux banques.

Quant à l’hyperinflation, c’est un problème extrêmement grave pour les financiers parce qu’elle leur fait perdre le contrôle de l’économie. L’hyperinflation est toujours causée par le fait qu’il y a beaucoup trop d’argent dans l’économie. Ça peut être dû à une baisse continue de la production de biens et de services. C’est ce qui arrive par exemple quand une guerre a détruit les usines d’un pays.
Elle peut aussi être causée par un gouvernement qui a accumulé tellement de dettes qu’il ne trouve plus personne pour acheter ses bons et ses obligations ; ce qui l’oblige à demander à sa banque centrale d’imprimer toujours plus d’argent pour qu’il puisse continuer à payer ses dépenses.

Comme il y a alors toujours plus d’argent pour acheter une quantité relativement fixe de produits, les prix n’arrêtent pas d‘augmenter. Or, plus les prix montent vite et plus ça crée des problèmes dans l’économie. D’abord, les compagnies ont de plus en plus de mal à calculer leurs dépenses, leurs revenus et leurs profits. Ensuite, leurs clients deviennent de plus en plus rares parce que les salaires, les pensions et tout ce qui est payé en monnaie du pays perd vite toute valeur. Comme la population s’appauvrit vite, elle arrête vite d’acheter ; ce qui fait que les usines sont obligés de mettre à pieds du personnel qui, à son tour, arrête d’acheter. On entre alors dans la spirale descendante classique d’une dépression.
Quand ça se produit, il devient très difficile de repartir l’économie sans l’aide de l’étranger ; entre autres parce que l’hyperinflation a tué la confiance dans la monnaie du pays. Aussi bien à l’échelle internationale que nationale, tout le monde refuse alors d’échanger des biens qui ont de la valeur contre une monnaie qui en a de moins en moins.

Parce que tout coûte trop cher, les gouvernants se hâtent alors de prendre des mesures qui ont pour effet habituel d’appauvrir encore plus la population ; par exemple en saisissant le blé produit par les fermiers du pays ou encore en imposant des prix officiels pour des biens essentiels comme le pain. Résultat : le blé et le pain disparaissent des tablettes des magasins. Un autre truc qui est alors souvent utilisé pour voler la population normale, c’est de lui interdire de posséder de l’or ou de l’utiliser. Parce que l’or, voyez-vous, est en quantité limité sur la planète ; ce qui fait qu’il a tendance à garder sa valeur. Que ce soit dans l’empire romain, au Moyen-Âge ou lors d’une crise économique, il a en effet toujours été possible de s’habiller richement, des pieds à la tête, avec une seule once d’or.

Pour vous montrer à quelle vitesse l’hyperinflation peut appauvrir une population, il suffit de dire qu’en juillet 1946, les prix, en Hongrie, doublaient à tous les 15 heures environ. La situation était tellement hors contrôle que le gouvernement hongrois a alors arrêté de percevoir l’impôt parce que ça n’en valait plus la peine ; l’argent baissait trop rapidement.

Remarquez que, comme les riches sont toujours informés en premier quand les banques centrales se mettent à imprimer de l’argent en fou, ils n’ont jamais de mal à protéger leur richesse en achetant des biens durables comme de l’immobilier et ça, c’est bien avant que la monnaie du pays ait perdu toute valeur. Cette stratégie a aussi l’énorme avantage de les débarrasser de leurs vieilles dettes ; des dettes qu’il leur est désormais très facile de rembourser avec de l’argent dévalué. En quelque sorte, l’hyperinflation leur permet de faire payer leurs dettes par les plus pauvres qui, eux, ont tout perdu.

Notons que, dans le cas des États-Unis, l’hyperinflation aurait aussi pour effet de faire disparaître leurs dettes extérieures qui sont toutes libellées en dollars américains. Autrement dit, tous les dollars que les Arabes, les Européens et les Asiatiques ont amassés au fil des décennies en vendant du pétrole et des produits de grande valeur aux États-Unis vont leur être remboursés, s’ils le sont, avec de l’argent sans valeur. C’est pour ça que John Connally, l’ancien Secrétaire américain au trésor américain a déclaré en 1971 : ¨Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème !¨.

Alors qu’est-ce qu’on peut faire ou qu’on pourra faire pour éviter que les riches ne nous fassent payer leurs dettes lors de la prochaine crise ?

Au niveau national, les Islandais nous ont montré comment faire quand, lors de la crise de 2008, ils ont refusé de payer les dettes internationales de leurs banques. Poussé par la population, le gouvernement islandais a alors pris le contrôle de son système financier et a séparé les dettes intérieures du pays, qui ont été maintenues, des dettes extérieures qui ont été tout simplement annulées.

Et vous savez quoi ? Même si l’Islande a pris plusieurs années pour se remettre de la crise, elle a très rapidement trouvé de nouveaux prêteurs internationaux et ça, c’est pour deux raisons. D’abord, parce que le pays représentait un très bon risque puisqu’il n’avait pas de dettes et, ensuite, parce que le peuple islandais avait toujours payé ses dettes dans le passé. Les financiers qui lui ont alors passé de l’argent comprenaient que, si les Islandais avaient refusé de payer après 2008, c’était parce que c’était impossible.

La Grèce, de son côté, a fait l’erreur d’essayer de payer ses dettes internationales avec pour résultat qu’elle se débat depuis ce temps-là avec une récession dont elle n’est pas près de sortir.

Le gouvernement grec aurait dû faire comme l’Islande. Il aurait dû sortir de l’Euro, ressusciter sa banque centrale et recommencer à imprimer sa propre monnaie. Puis il aurait dû réformer son système financier et empêcher que ses banques nationales ne recommencent à voler la population en leur permettant de passer seulement l’argent qu’elles reçoivent en dépôt.

Les financiers du monde entier ont très peur de l’exemple que l’Islande a donné au reste du monde. Ils ont encore plus peur que la prochaine crise financière ne déclenche un peu partout des révolutions parce qu’ils savent que, dans ce temps-là, les pauvres cherchent à se débarrasser de leurs dettes en massacrant les riches et en brûlant les reconnaissances de dettes.

Quand j’explique tout ça aux gens, il y en a toujours qui me disent : ¨Mais pourquoi on ne fait pas comme l’Islande au niveau individuel et qu’on ne refuse pas de payer nos dettes ?¨ Pourquoi ? Parce que, à l’intérieur d’un pays, il y a des lois et des juges et que, si vous ne payez pas vos dettes, ils vont envoyer la police avec des huissiers pour saisir vos biens et votre maison, si nécessaire en vous jetant à la rue ; exactement comme cela s’est fait un peu partout aux États-Unis lors de la crise de 2008.

Certains me disent alors : ¨Si c’est comme ça, alors faisons le plus de dettes possible puisque, de toute façon, on ne les paiera jamais !¨ Ça, c’est la recette parfaite pour se retrouver dans la misère ou en prison. Parce que les banquiers, qui sont des experts, vont vous voir venir avec vos gros sabots ! Comme disait mon père : « On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces ! » Légalement, c’est eux qui ont le droit de voler et d’imprimer de l’argent à volonté, pas vous !

Non, la solution pour les individus, c’est de faire exactement l’inverse de ce que les financiers vous ont appris à faire depuis votre jeunesse. Il faut mettre vos biens hors de leur portée en payant vos dettes et en faisant la même chose qu’eux ; c’est-à-dire en achetant des biens dont la valeur varie relativement peu quelles que soient les circonstances ; par exemple de la terre, de l’immobilier ou des métaux précieux. L’important en pareil cas, c’est que vous soyez parmi les premiers à paniquer ; c’est-à-dire avant que tout ne se soit effondré. Or, ça, c’est maintenant pour vous !

Pour ce qui est de traverser la crise, qui sera interminable à cause de son origine environnementale, cela vous sera plus facile si, toute votre vie, vous avez refusé de faire le facile en économisant, en étudiant et en travaillant dans ces domaines où la demande diminue rarement ; par exemple la médecine ou la plomberie ou encore, en ayant eu plusieurs enfants qui pourront vous faire vivre quand vous serez vieux. Je parlerai de ce dernier sujet dans ma prochaine vidéo.

Je terminerai en disant que, si je fais la présente série de vidéos sur la crise et si j’ai écrit un livre qui en parle, ce n’est pas pour déprimer les gens ou pour leur dire quelque chose comme « Sauvez la planète, suicidez-vous ! » Non, c’est le contraire, je fais ça pour inciter le monde à se préparer le mieux possible pour traverser la dure époque qui commence. Comme disait Churchill : « Quand on est obligé de traverser l’enfer, la meilleure chose à faire, c’est de continuer à marcher ! »

N’oubliez pas de recommander cette vidéo et mon livre à vos amis. À la prochaine !

Commentaires

  • Josée L., 4 mai 09h54

    M Dubreuil,

    Les matières premièeres sont les cerveaux.

    Pour l’instant, cette mafiocracie se contente de garder les jeunes peu éduqués.

    Si non ces jeunes doivent s’endetter lourdement pour apprendre.

    Les emplois payants sont pou rles programmeurs de transactions croisées dans les îles Cayaman et autres.

    Et la construction, qui demande peu d’éducation, et rapporte des ’’Liabilities’’ a cette mafiocracie.

    Et les médecins et pharmacies qui intoxiquent les gens auxquels on prendra les terres pour avoir l’EAU, au moyen des companies d’assurance.
    _

  • pierre-yves dubreuil, 3 mai 16h56

    Aussi, est-ce qu’on peut dire que les matières premières et maisons valent tant que cela aujourd’hui, autant que l’information et le savoir et la sagesse et la technologie, surtout avec le recyclage ?

  • pierre-yves dubreuil, 3 mai 16h49

    Je suis d’accord avec la majorité de ce que vous dites.

    Par contre, pourquoi les ’’parasites’’ de ce monde n’aurait pas avantage à prendre soin de l’écosystème et ainsi éviter les crises environnementales et ainsi stabiliser et perpétuer leurs avoirs et statuts sociaux ?

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  • 21/07 Ginette Doiron: 10$
  • 21/07 Andre Laflamme: 100$
  • 21/07 Gilbert Paquette: 10$
  • 19/07 Alain Tousignant: 5$
  • 19/07 Patrice Albert: 5$
  • 19/07 Michel Arteau: 10$
  • 16/07 Gilles Harvey: 5$

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