«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

LA crise : vidéo 8

Attention ! Les banques vont voler votre argent !

Ils garderont leurs profits et vous paierez leurs pertes !

Tribune libre de Vigile
jeudi 16 mars
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Le 14 mars 2017

Bonjour tout le monde,

Comme les banquiers et les gouvernements savent qu’une nouvelle crise économique et financière va bientôt éclater - ils connaissent les chiffres - ils ont tout préparé pour pouvoir vous voler votre argent. Heureusement, il existe des moyens pour ne pas tomber dans les pièges qu’ils nous ont tendus. C’est de cela dont je parle dans cette vidéo.

Bon visionnement,

Jean-Jacques Nantel, ing.

Voici maintenant le texte intégral de la vidéo tel que demandé par Vigile :

LA crise (8) : Attention ! Les banques vont voler votre argent !

Citation : Si vous voyez un banquier se jeter par la fenêtre, sautez derrière lui : vous pouvez être sûr qu’il y a quelque profit à prendre » Voltaire

De nos jours, il n’y a à peu près personne qui comprenne vraiment comment ça marche le monde de la finance. Et ça n’a rien d’étonnant puisque les financiers s’arrangent pour tout compliquer de manière à ce que même les gouvernements ne puissent pas comprendre ce qu’ils font exactement. Leurs tripotages durent depuis si longtemps et sont tellement efficaces que, selon Oxfam, 85 personnes possèdent aujourd’hui autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Adam Smith, le grand théoricien du capitalisme, disait que la main invisible du marché finissait toujours par corriger les défauts du système. Eh bien, dans la vraie vie, la main invisible du marché a été remplacée par les mains bien réelles des banquiers et des spéculateurs qui s’enrichissent en volant autrui plutôt qu’en produisant quelque chose d’utile.

Si c’est vrai que des génies particulièrement créatifs comme Bill Gates ou Elon Musk ont pu produire 10 ou 20% de tout ce qu’ils possèdent, il est évident que ce n’est pas le cas de la plupart des 85 milliardaires dont on vient de parler, surtout ceux qui ont hérité de leur fortune.

C’est bien sûr à cause des défauts du système capitaliste que ce genre de déséquilibres peut exister. Parmi ces défauts-là, il y a le fait que tout y est conçu pour fonctionner en fonction du court terme. Les travailleurs pensent à leur prochain chèque de paie, les compagnies ne songent qu’à leurs profits de fin d’année et les politiciens pensent aux prochaines élections.

Au début de l’ère industrielle, cette façon de penser avait l’avantage de permettre à tout le monde de s’adapter rapidement aux changements extrêmement rapides qui se produisaient. Mais, de nos jours, on ne peut plus penser comme ça étant donné que les problèmes du long terme sont devenus les problèmes du court terme. On le voit dans la Chine actuelle où l’industrialisation empoisonne la population qu’elle est censée enrichir.

De nos jours, même les multinationales ne se préoccupent à peu près pas de l’avenir à long terme et ça, c’est même si c’est leur intérêt évident de faire durer le système le plus longtemps possible. Si c’est comme ça, c’est parce qu’elles sont dirigées par des administrateurs qui n’en sont pas les propriétaires et qui restent en place seulement quelques années ; ce qui fait que c’est souvent leur intérêt de prendre des décisions qui sont nuisibles pour l’avenir de l’entreprise mais qui leur permettent d’obtenir de plus gros bonus à la fin d’année.

Un autre grave défaut du système actuel, c’est que nous ne disposons pas d’un vrai gouvernement mondial qui aurait pour tâche de contrôler ce qui se passe à l’échelle internationale. Comme les multinationales opèrent dans le vide juridique que ça crée, elles peuvent facilement augmenter leurs profits en se servant de certains pays pour nuire à d’autres. Par exemple, pour éviter de payer des taxes dans un pays où elles sont particulièrement élevées, une multinationale peut faire transiter ses matières premières par un pays de complaisance où elle ne fait rien d’autre que d’en augmenter le prix de vente sur le papier. Ce simple petit tour de passe-passe lui permet de transférer ses profits d’un pays où les taxes sont élevées vers un pays où elles sont basses.

Les multinationales les plus incontrôlables de ce point de vue sont certainement celles qui travaillent dans le domaine de la finance étant donné qu’elles peuvent déplacer sur d’énormes distances et à la vitesse de la lumière des produits financiers qui ne pèsent absolument rien.

Toutes les grandes banques ont d’ailleurs des succursales dans des paradis fiscaux ou dans des pays stratégiques comme la Suisse, qui est située au centre de l’Europe ; c’est-à-dire des pays où les impôts sont faibles, où le secret bancaire est garanti et où les gouvernements les laissent complètement libres de planifier et de faire des choses qui sont considérées partout ailleurs comme des crimes.
À l’échelle des pays, la situation des banquiers est souvent encore meilleure puisque, un peu partout, ils ont obtenu des gouvernements la permission de créer et de gérer une banque centrale dont une des tâches est d’imprimer et de contrôler la monnaie du pays. Imaginez : avec un système comme ça, ce sont des banquiers privés qui ne songent qu’à faire des profits qui décident de la valeur de l’argent et de tous les biens possédés par les habitants du pays. Comme le disait le banquier Mayer Amshel Rothschild qui a fondé la dynastie des Rothschild : ¨Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font les lois !¨

Il y a au moins deux raisons pour lesquelles les gouvernements ont accepté de créer des banques centrales qui resteraient à jamais hors de leur contrôle. La première, c’était pour empêcher que des politiciens malhonnêtes ne puissent s’enrichir en imprimant de l’argent à tort et à travers. Et la deuxième, c’était parce qu’ils voulaient que ce soit des experts qui s’occupent de cette partie absolument essentielle de l’économie. Leur entente avec les banquiers se résume à quelque chose comme : ¨On vous laisse imprimer l’argent du pays et, en retour, vous nous fournissez l’argent dont on a besoin pour gouverner le pays !¨

Le problème avec un tel système, c’est que les banquiers échappent alors à tout contrôle alors qu’ils sont encore plus malhonnêtes que les politiciens. Comme les banquiers travaillent dans l’anonymat, il leur est d’ailleurs facile d’augmenter leur pouvoir en achetant des politiciens. Ça leur est facile pour trois raisons. D’abord, la plupart des politiciens sont d’anciens petits pauvres des classes moyennes qui rêvent de s’enrichir. Ensuite, la plupart sont des avocats qui sont habitués à ne pas tenir compte du bien ou du mal quand ils défendent des assassins qu’ils savent être coupables. Enfin, la plupart ne comprennent absolument rien au monde de la finance.

Signalons en passant que, de nos jours, la plupart des politiciens évitent de voler directement l’argent du gouvernement et que c’est rare qu’ils acceptent qu’on leur donne des enveloppes brunes pleines d’argent. Leur façon moderne de se vendre est tout aussi immorale qu’autrefois, mais elle est parfaitement légale. C’est simple : pendant qu’ils sont au pouvoir, ils enrichissent leurs amis millionnaires en faisant voter des lois qui les favorisent, en leur octroyant des contrats gouvernementaux dont les coûts ont été artificiellement gonflés ou en leur donnant, avant tout le monde, des informations privilégiées sur les projets du gouvernement.

Et c’est seulement après qu’ils ont quitté la politique que les politiciens se remplissent les poches en exigeant des compagnies qu’ils ont aidées qu’elles leur donnent des gros salaires pour siéger par exemple deux ou trois fois par année sur leurs conseils d’administration. Et si une compagnie refuse alors de payer, ils n’ont qu’à aller le dire à leurs amis qui sont restés en politique pour qu’ils arrêtent de l’aider. C’est parce que le système fonctionne comme ça que c’est si rare de rencontrer un ancien ministre qui ne soit pas multimillionnaire.

Bon, si on revient maintenant aux banquiers à qui on a confié l’impression de la monnaie d’un pays. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que, pour des experts comme ça qui jouent avec l’argent de tout un pays, c’est extrêmement facile de s’enrichir, entre autres parce que l’argent en tant que tel n’a aucune valeur.
En effet, l’argent, c’est une invention des êtres humains qui ont compris depuis longtemps que, pour pouvoir s’échanger facilement des choses aussi différentes que des pommes, des pelles ou des heures de travail, ils avaient intérêt à se donner une monnaie d’échange qui était à la fois légère, facile à transporter et acceptée par tout le monde.

Pendant longtemps, on a utilisé l’or, l’argent ou le cuivre comme monnaie, puis on a passé à la monnaie en papier avant de finalement se servir de monnaie électronique. Aujourd’hui, il y a seulement 3% des achats qui sont faits avec de l’argent en papier ou en métal ; tout le reste, c’est-à-dire 97% de tous nos achats se font avec des chèques, des virements bancaires, des cartes de crédit ou d’autres systèmes du même genre.

Comme la monnaie est une simple convention, les banquiers qui contrôlent la banque centrale d’un pays peuvent facilement réduire la valeur de tout ce que possède la population en imprimant tout simplement de l’argent à partir de rien du tout. Vous avez bien compris : à partir de rien du tout. Parce que ça fait longtemps que les monnaies modernes ont cessé d’être échangeables pour de l’or, de l’argent ou du cuivre.

Ce que fait une banque centrale est assez facile à comprendre. En effet, s’il n’y avait qu’une seule voiture dans toute l’économie d’un pays et que la banque centrale imprimait seulement 100$, la voiture vaudrait 100$. Si la banque imprimait 1000$, la voiture vaudrait 1000$ et si elle imprimait un million de dollars, la voiture vaudrait 1 million de dollars. C’est donc bel et bien la banque centrale qui décide de la valeur en dollars de tout ce que vous possédez.

Comment fait-elle pour injecter dans l’économie l’argent qu’elle imprime ? Eh bien, elle achète tout simplement les reconnaissances de dettes signées par le gouvernement qui, lui, emploie l’argent en question pour payer ses fonctionnaires ou pour acheter par exemple du vrai pétrole et de vrais camions. Comme l’argent en question a été créé à partir de rien et que la quantité de biens disponibles dans le pays n’a pas augmenté, les prix montent.

Tout ça pour dire que, contrairement à ce que pensent la plupart des gens, l’inflation, ce n’est pas un phénomène naturel comme la pluie ou la grêle, mais le résultat d’une décision prise par les banquiers privés de la banque centrale qui s’assoient autour d’une table pour décider si, cette année, l’inflation sera de 2, 5 ou 10%.

Le pire, c’est que ce ne sont pas seulement les banquiers de la banque centrale qui ont le droit de créer de l’argent à partir de rien, mais toutes les banques. Ça semble absolument incroyable et pourtant, c’est la plus stricte vérité.

La plupart des gens pensent que, quand ils vont demander un prêt à une banque, la banque leur passe l’argent que quelqu’un d’autre a déposé. Hé bien, c’est faux ! La seule chose que fait alors un banquier est de créer deux comptes. Le premier dit que vous devez par exemple à la banque 10,000$ à 10% d’intérêt annuel et le deuxième compte dit que la banque doit 10,000$. Au point de vue comptable, tout est régulier puisque les deux comptes s’annulent l’un l’autre.

Le problème, c’est qu’il n’y a absolument personne à qui la banque doit les 10,000$ qu’elle vous a passés. Il n’y a pas de dépôt derrière ça. La banque a tout simplement créé 10,000$ à partir de rien du tout. Et à mesure que vous remboursez votre prêt, les deux comptes dont j’ai parlé diminuent en même temps jusqu’à disparaître complètement.

Le truc génial, ici, c’est que la banque se fait payer 10% d’intérêt sur de l’argent qu’elle n’a jamais possédé et qui n’existait pas quand vous êtes entré dans la banque. Pire, le taux d’intérêt qu’elle vous charge a été décidé arbitrairement par d’autres banquiers privés à la banque centrale.

En passant, vous pouvez toujours vérifier ce que je dis en vous servant des bibliographies que je mets à la fin de mes vidéos.

Les banquiers ont plusieurs autres trucs de voleurs au moins aussi étonnants à leur disposition. Par exemple, si vous laissez votre compte bancaire inactif pendant de nombreuses années, ils ont le droit légal de s’emparer de l’argent qui s’y trouve et ça, c’est sans même vérifier si vous êtes mort ou pas.

Quant aux spectaculaires coffres-forts qu’on voit dans leurs succursales, ils ne servent qu’à tromper les déposants en leur faisant croire que leur argent est en parfaite sécurité alors qu’en fait, il n’y a pas d’argent là-dedans.

Si vous demandez à votre banque de vous donner par exemple 10,000$ en cash, vous allez vous faire dire de revenir dans deux ou trois jours ouvrables parce qu’ils doivent les commander. Derrière les grosses portes à roulette en acier des coffres-forts de banques, il y a presque seulement des coffrets de sureté ; des coffrets de sûreté où les gens pensent que leur or est protégé alors qu’en fait, il en est prisonnier puisqu’en cas de crise grave, les banques ou le gouvernement pourraient facilement leur en interdire l’accès.

Évidemment, les banquiers n’ont pas intérêt à ce que la population sache tout ça. Pour eux, l’important, c’est d’inspirer confiance et de maintenir la stabilité économique du pays de façon à ce qu’ils puissent grignoter vos épargnes par petites bouchées, mais pendant très longtemps.

Or, une des meilleures façons d’y arriver, c’est d’immobiliser votre argent dans des produits financiers à long terme comme des contrats d’hypothèques, des fonds de pension, des dépôts à terme ou des régimes d’épargne-études d’où il est habituellement très difficile et très long de retirer son argent. Pour le gouvernement et les banques, le fait d’immobiliser votre argent comme ça a l’énorme avantage de créer des cibles qui pourront être dévalisées en cas de crise majeure.

Or, depuis 2007-2008, nous nous débattons justement avec une de ces crises majeures. À l’origine, cette crise-là a été causée par des déménagements massifs d’entreprises occidentales vers des pays comme la Chine et l’Inde où les salaires sont très bas.

Pour relancer l’économie américaine, le gouvernement de George W. Bush a donc décidé en 2002 de subventionner massivement la construction de nouvelles maisons parce qu’il se disait que c’était une des rares industries qui ne pouvait pas être déménagée à l’extérieur des États-Unis.

Puisque l’économie allait mal, la banque centrale américaine avait déjà baissé les taux d’intérêt ; ce qui allait permettre à beaucoup de pauvres d’acheter des maisons sans avoir des revenus suffisants pour en payer l’hypothèque si jamais les taux remontaient.

Comme les banques américaines savaient que ce genre d’hypothèques étaient dangereuses, elles les ont cachées dans des produits financiers extrêmement compliqués qu’elles ont ensuite vendus un peu partout dans le monde. Et c’est quand les taux d’intérêt ont finalement remonté aux États-Unis que des millions de pauvres ont été obligés de redonner leurs maisons aux banques ; ce qui a fait sauter le système et déclencher la crise de 2008.

Plutôt que de laisser les banques faire faillite, comme elles l’auraient mérité, les politiciens, dans la plupart des pays, ont alors décidé de payer une partie de leurs dettes en leur donnant des centaines de milliards de dollars d’argent public ; c’est-à-dire VOTRE argent. On appelle ça un ¨bail-out¨ parce que l’argent vient alors de l’extérieur des banques, c’est-à-dire du gouvernement. En 2008, le Canada par exemple, a donné 114 milliards de dollars aux banques canadiennes.

Puisque la plupart des responsables de la crise de 2008 n’ont jamais été punis, même ceux qui en ont le plus profité, les banquiers, après la crise, ont tous recommencé à faire comme avant en se disant que, si ça pétait de nouveau, les gouvernements reviendraient les sauver. Autrement dit, ils s’attendent à pouvoir garder leurs profits pour eux tout seuls et à ce que nous, les contribuables, on paie leurs pertes.

Il faut dire que, depuis la crise, les banques centrales et les gouvernements n’ont pas non plus changé leurs façons de faire. Parce qu’ils se souviennent de la grande dépression des années trente et qu’ils ont peur que ça se reproduise, les banques centrales ont maintenu leur politique des bas taux d’intérêt et ont continué à acheter les dettes des gouvernements en imprimant de l’argent ; ce qui a créé de l’inflation, mais ailleurs que dans les magasins.

Si c’est arrivé, c’est parce que ça ne coûtait pas cher d’emprunter de l’argent ; ce qui fait que beaucoup de gens se sont mis à consommer à crédit, mais sans rien produire ; ce qui a créé d’immenses bulles d’endettement privé. Aux États-Unis par exemple, on a vu apparaître une bulle des prêts-automobiles, une bulle de l’endettement par cartes de crédit et une bulle des prêts étudiants qui, en 2016, a atteint plus de 1,400 milliards de dollars.

De leur côté, les spéculateurs ont investi l’argent presque gratuit qu’ils empruntaient là où les profits étaient les plus importants. Ça a donné l’immense bulle boursière qui, de 2010 à 2017, a fait passer l’indice Dow Jones de 11,000 à 21,000. En fait, la situation est encore pire que ça si on tient compte de la bulle de ce que les financiers appellent les produits dérivés.

Les produits dérivés, ce sont des sortes de paris que les spéculateurs font sur la valeur future de choses aussi diverses que le blé, le pétrole ou le dollar américain. Hé bien, la valeur totale des produits dérivés qui existent de nos jours sur les marchés a sept fois la valeur de tout ce qui est produit chaque année sur la planète. Ça donne une idée de l’espèce de casino que sont devenus les marchés financiers.

La situation actuelle est d’autant plus incontrôlable qu’il existe de nos jours ce qu’on appelle des traders haute-fréquence qui utilisent des programmes informatiques pour acheter et revendre avec profits d’énormes quantités de produits financiers en quelques centièmes de secondes ou moins.

Tout ça pour vous dire qu’il est devenu très risqué, de nos jours, d’entrer sur le marché boursier, surtout quand on ne dispose pas d’informations privilégiées comme celles qu’achètent les supposés génies de la finance.

Une autre immense bulle qui risque d’éclater sous peu, c’est celle des dettes nationales qui sont tellement hors contrôle que la plupart des gouvernements du monde ne pourraient même pas en payer les intérêts si les taux d’intérêts remontaient à seulement 5 ou 6%.

Comme les politiciens savent que cet endettement les empêchera de sauver une nouvelle fois les banques comme ils l’ont fait en 2008, ils ont un peu partout passé des lois qui, lors de la prochaine crise, permettront aux banques de voler l’argent de leurs déposants. Ça, ça ne s’appelle pas un bail-out, mais un bail-in parce que l’argent va venir, non pas de l’extérieur des banques, mais de l’intérieur ; c’est-à-dire des dépôts de leurs clients.

Pour ne pas effrayer les déposants, le gouvernement canadien, après avoir passé sa loi sur les bail-in, s’est empressé de déclarer qu’elle avait pour but de protéger l’argent des contribuables et que l’argent des déposants ne serait pas touché. Il a même ajouté que, de toute façon, les dépôts dans les banques canadiennes étaient garantis jusqu’à un montant de 100,000$ par la Société d’assurance-dépôts du Canada.

Eh bien ça, c’est un mensonge pur et simple puisque, comme vous pouvez le vérifier avec la bibliographie que vous trouverez à la fin de la vidéo : en 2016, la société d’assurances-dépôts du Canada avait seulement 3.4 milliards de dollars en réserve pour garantir des dépôts d’une valeur totale de 696 milliards de dollars. Il est clair que ce système-là ne peut fonctionner qu’en temps normal ; c’est-à-dire quand il y a peu de réclamations et qu’en cas de crise majeure, personne ne sera remboursé parce qu’il n’y aura pas assez d’argent dans les caisses de la Société d’assurance-dépôts.

Autrement dit, lors de la prochaine crise, le gouvernement fédéral va sauver les banques en leur permettant de voler vos dépôts. Et c’est seulement après qu’il interviendra lui-même avec l’argent des contribuables. Comme c’est vous les contribuables, ça veut dire que ce que vous ne payerez pas avec votre poche gauche, vous allez le payer avec votre poche droite.

Autre chose : pour obliger la population à faire passer tout son argent par des banques où ce sera beaucoup plus facile de le voler lors de la prochaine crise, beaucoup de gouvernements jonglent présentement avec l’idée d’éliminer complètement l’argent en papier.

Ça se fait ça d’éliminer l’argent liquide puisqu’en 2016, les gouvernements de l’Inde et du Venezuela ont annoncé brutalement, du jour au lendemain, que les plus gros billets de banque que possédaient leurs citoyens n’avaient plus aucune valeur.

Toujours dans le but de voler, les politiciens et les banquiers font ordinairement les trois choses suivantes quand commence une crise majeure. Premièrement, ils se dépêchent d’avertir leurs parents et amis pour qu’ils mettent leur argent en sécurité. Deuxièmement, quand la population se rend compte de ce qui se passe et qu’elle se précipite dans les banques pour essayer de récupérer son argent, le gouvernement passe un décret interdisant par exemple de sortir plus que 100$ par jour des comptes de banque. C’est ce qu’a fait le gouvernement argentin en 2002. Troisièmement, le gouvernement fait ce qu’a fait le président Roosevelt aux États-Unis en 1933 : il interdit à la population de posséder de l’or, parce que l’or, dans une crise, prend de la valeur plutôt que d’en perdre.

Une fois que tout ça a été fait, le gouvernement et les banques n’ont plus qu’à attendre que l’inflation réduise à presque rien la valeur de l’argent, des salaires, des pensions et de tous les produits financiers à long terme où la population a investi ses économies.

L’inflation en question ne tarde pas à devenir de l’hyperinflation si les gouvernements font comme d’habitude et essaient de relancer l’économie en dépensant des centaines de milliards de dollars qu’ils empruntent à la banque centrale ; tout ça alors qu’ils perçoivent de moins en moins de taxes. À ça s’ajoute l’inflation que crée l’argent qui a survécu à l’éclatement des bulles financières et qui est investi dans l’achat de toutes sortes de biens.

Un des effets de l’hyperinflation, c’est d’obliger la population à réduire sa consommation ; ce qui fait que les compagnies ne peuvent plus vendre leurs produits et commencent à licencier leurs employés. Du coup, l’économie rentre dans une spirale descendante qui aboutit vite à un appauvrissement généralisé.

Alors qu’est-ce que vous pouvez faire individuellement pour vous protéger contre la crise qui s’en vient ? Premièrement, ne vous dépêchez surtout pas de prendre une retraite anticipée, sauf si vous êtes certains de pouvoir continuer à travailler et que vous faites ça uniquement pour qu’on ne vous enlève pas votre droit à une pension. Deuxièmement, débarrassez-vous de vos dettes pour éviter d’être ruinés quand les taux d’intérêts vont remonter. C’est surtout vrai des dettes de cartes de crédit et de vos hypothèques de maison. Troisièmement, restez loin de la bourse et ne vous fiez pas à ses courtiers qui ont intérêt à ce que vous alliez vous mettre le museau dans la trappe à rats quand on est rendu comme aujourd’hui à la fin d’un cycle économique. Quatrièmement, pour ne pas vous faire voler votre argent par les grandes banques, mettez-le ailleurs ; par exemple dans les caisses populaires qui ne sont pas visées par la loi actuelle sur les bail-in. Cinquièmement, utilisez d’autres coffrets de sûreté que ceux des banques parce que, en cas de crise, elles pourraient vous en interdire l’accès. Sixièmement, si vous avez assez d’argent, achetez de la terre, des métaux précieux ou des choses du genre qui ne sont pas contrôlées par les marchés financiers.

Enfin, vous avez compris l’idée : vous devez placer votre argent le plus loin possible des mains des banquiers et du gouvernement. Dans un cas comme ça, il y a une règle simple qui s’applique : si vous ne pouvez pas toucher à ce qui vous appartient, alors ça ne vous appartient pas et on va vous le prendre.

Je terminerai en disant qu’il existe des solutions aux problèmes de notre époque ; des solutions dont je parle dans le livre que j’ai publié sur Amazon.ca. Si vous aimez mes vidéos, vous devriez prendre la peine de le lire.

Je vous remercie à l’avance de recommander cette vidéo et mon livre à vos amis. À la prochaine !

Commentaires

  • Paul Gagné, 19 mars 12h32

    Monsieur Nantel, qu’un mot : MAGISTRAL !

  • Jean-Claude Michaud, 18 mars 21h06

    Un de vos meilleures vidéos et articles à ce jour ! Super instructif et merci pour les conseils pour sécuriser les avoirs de la classe moyenne et la classe pauvre. Les Caisses Desjardins et nos institutions nationales comme la Caisse de dépôt, le RRQ, le Fond de solidarité FTQ, Fondaction CSN et le micro-crédit sont des alternatives et des instruments financiers pour éviter le recours aux banques et à la bourse.

    Les placements non financiers dans les terres, entreprises privés, métaux précieux, arts, timbres, outils et équipements pour travailler et générer du revenu sont tous intéressants pour limiter sa dépendance au système bancaire actuel.

  • Helene G. Legrand, 16 mars 20h21

    La piasse consiste en des "0" et des "1" dans les ordinateurs des banquiers, qui se tranfère des ’’montants’’ d’une à l"autre :

    Money Laundering Through CHIPS and SWIFT

    by J. Orlin Grabbe


    Despite the recent hype given to electronic banking and electronic cash, most of the monetary system in the U.S. has been electronic since 1970. That’s when the New York Clearing House began operation of the CHIPS system.

    [...]

    _ If Bank of Montreal in Canada sells deutschemarks to Hong Kong Shanghai in London for dollars, Bank of Montreal will turn over to Hong Kong Shanghai a deutschemark deposit at some bank in Germany, while Hong Kong Shanghai will turn over to Bank of Montreal a dollar deposit at a bank in New York. The confirmation of the trade details, and payment instructions to the banks in Germany and New York, will be sent out over the SWIFT messaging system.

    Meanwhile, Bank of Montreal will have a bank account in Germany in which it holds deutschemarks, while Hong Kong Shanghai will have an account in New York at which it holds dollars. These foreign bank accounts may be held at foreign branches of the same bank, or in an account with a "correspondent" bank. The accounts that banks hold with each other for settling international payments are variously called correspondent accounts, nostro accounts, or "due from accounts". These are equivalent to current accounts (checking accounts) .

    For example, Bank Danamon in Jakarta, Indonesia, holds—as nostro accounts—account number 36061913 at Citibank, New York, account number 93- 097-0046-2 at HongKong Chinese Bank in Hong Kong, and account number 95-042-05-B at Union Bank of Switzerland in Zurich. Through these accounts payments may be made or received in, respectively, U.S. dollars, Hong Kong dollars, or Swiss francs. International payment instructions will be sent to the banks involved via SWIFT. Payments made or received at the Citibank account will be cleared through the CHIPS system.

    https://www.memresearch.org/grabbe/mlchips.htm

    De ces ’’montants’’ circulants électroniques sont imprimés plus on moins de dollars, que l’on veut éliminer pour en venir à une monnaie entièrement électronique, et dont en une population mondiale entièrement contrôlable.

    Économie 101 : La piasse est créée à partir de rien. i.e. OUT OF THIN AIR :

    ’’Money CREATED OUT OF THIN AIR.’’ :

    Dennis Kucinich : Federal Reserve No More "Federal" Than Federal Express.

    https://www.youtube.com/watch?v=1pVV4n2lKHk

    Les banques CRÉÉNT les bulles et les crèvent pour faire descendre et monter la valeur des parts. ELLES CRÉENT ces BULLES DE TOUTES PIÈCES. (C.f. William Engdhal).

    Les TROIS principaux supports de la narco-pétropiasse (argent électronique, c.f. ORLIN GRABBE) sont le blanchiment d’argent des cartels de drogue, le pétrole, et la vente d’armes :

    ARMES (NATO) : $26 Milliards pour le mois de Mars :

    Newsbud Exclusive Report- A Distillation DOD Spending Spree for February 2017

    March 13, 2017 / Christian Sorensen

    DOD Spent $26,544,044,000+ on 169 Individual Contracts in February 2017 The Pentagon issues a jumbled list of contracts every business day around 5:00PM local time.

    https://www.newsbud.com/

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