«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le Canada en position de faiblesse

Attaques de Trump : Trudeau refuse de jeter de l’huile sur le feu

(Ottawa) Le premier ministre Justin Trudeau refuse de jeter de l’huile sur le feu, préférant ne pas riposter directement à la salve d’attaques du président des États-Unis Donald Trump sur les pratiques commerciales « disgracieuses » du Canada lancées cette semaine, notamment sur la question de la gestion de l’offre dans le secteur laitier.

En point de presse vendredi dans le foyer de la Chambre des communes, alors qu’il recevait le premier ministre de l’Italie Paolo Gentiloni, M. Trudeau a affirmé que la très grande majorité des pays soutiennent d’une manière ou d’une autre leur secteur agricole et qu’il comptait bien défendre bec et ongles le régime canadien de gestion de l’offre pour le lait, les oeufs et la volaille.

Il a affirmé qu’il était normal que surgissent de temps en temps des différends commerciaux entre deux alliés et partenaires de longue date que sont le Canada et les États-Unis. Mais il a ajouté que ces différends commerciaux, selon lui, doivent être réglés en s’appuyant sur des faits et en faisant preuve de respect.

« Au niveau de l’agriculture, il n’y a pas un pays dans le monde qui n’appuie pas ses agriculteurs de différentes façons et l’approche qu’on a ici au Canada, elle est bonne pour le Canada, pour nos agriculteurs, et je vais continuer de défendre la gestion de l’offre », a d’abord affirmé M. Trudeau.

« Évidemment entre pays amis et alliés, (...) il va y avoir des enjeux qui vont être soulevés de temps en temps, qui vont exiger un peu plus de discussions et de négociations. Mais nous allons toujours aborder ces enjeux-là avec des arguments ancrés dans les faits, avec une défense de nos intérêts, parce que c’est ce à quoi les Canadiens s’attendent, mais toujours fait de façon respectueuse et collaborative. C’est ce à quoi les Canadiens s’attendent de leur premier ministre par rapport à nos engagements avec les États-Unis », a ajouté le premier ministre.

À deux reprises, cette semaine, le président Trump a fait une virulente sortie contre les pratiques commerciales du Canada dans le secteur agricole en visant notamment le système de gestion de l’offre et en dénonçant le soutien qu’accorderait selon lui le gouvernement à l’industrie canadienne du bois d’oeuvre.

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