«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Il incarnait une vision faite d’histoire et d’espoir

Archives – De Gaulle triomphe en province

samedi 22 juillet

Une foule qu’on estime à près d’un demi-million de personnes, entassées sur plusieurs rangées le long du parcours présidentiel depuis Pointe-aux-Trembles jusqu’à l’hôtel de ville de Montréal, a accueilli hier le général de Gaulle dont le séjour débute aujourd’hui dans la métropole par un triomphe dont les plus optimistes — nous dirions même les plus aveugles admirateurs du président — ne pouvaient pas soupçonner l’ampleur.

 

La qualité de l’enthousiasme, la surprenante participation populaire ont saisi d’étonnement la presse étrangère qui avait dépêché quelque 300 journalistes, et profondément impressionné La Presse canadienne qui jusque-là contemplait cette manifestation d’un air surtout amusé. « Cette fois, il va falloir plus qu’un régiment des Highlanders », a fait observer un confrère torontois, en évoquant la victoire de Wolfe.

 

Après l’accueil de la ville à Québec, il était ambitieux d’exiger plus d’enthousiasme et pourtant, tout au long du chemin du Roy qu’il parcourut hier depuis Donnacona sous la pluie, jusqu’à Repentigny sous un soleil dévorant, au terme de sa randonnée vers Montréal, le général de Gaulle et sa femme cueillirent les applaudissements et les hommages comme des fleurs, sans effort ; les mains se tendaient vers lui en agitant le tricolore.

 

La Vieille Capitale, qui l’avait reçu aussi triomphalement, c’était la capitale, mais Donnacona, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Trois-Rivières, Louiseville, Berthier et Repentigny, ce furent comme autant de charmants Clochemerle, avec la bonhomie de leurs notables, les haut-parleurs qui tombent en panne, leurs majorettes mal dressées — nous pensons aux « Satellites de Donnacona » qui pirouettaient devant l’illustre symbole de la France — ce furent les banderoles d’une usine dont les travailleurs, parce qu’ils n’étaient pas en congé, s’en excusaient en souhaitant « meilleurs voeux » au visiteur, ce furent les fanfares qui sonnaient délicieusement faux, les cornets de crème glacée, un air d’Aida au long et, pour la fin de la fin, une pancarte qu’arborait un jeune homme, très sérieux : « Vive Charlemagne II ».

 

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