«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Anything but Truth

De l’Histoire comme sentier de vérité

Tribune libre de Vigile
jeudi 6 avril
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Anything but Truth

Réf. : Christian Néron, « À qui donc a profité la Confédération ? »

- 

Ce type d’intervention devrait se voir offrir une large visibilité au sein des médias du Québec.

Du Kanada aussi d’ailleurs
(on peut toujours rêver).

Par souci de vérité. Et de factualité.
Tout simplement.

On appelle cela l’Histoire. Ce phare qui en toutes circonstances projette ses indispensables lumières vers l’avenir, jusque-là indéchiffrable.

En gros temps tout spécialement.

Aussi est-il extrêmement triste - on me permettra cet euphémisme des sentiments - de constater combien il est devenu difficile (et je sais de quoi je parle, à titre personnel, comme tant d’autre vigiliens), dans notre simulacre de démocratie, de publier des textes de cette sorte.

Anything but Truth ! Telle est la devise de notre temps en ce qui regarde la Question politique québécoise. Ou peu, très peu s’en faut.

Hélas, mille fois hélas : au Devoir également.
Dans une certaine mesure, à tout le moins.

Où, par exemple, dernière rebuffade en lice, « banale » illustration parmi mille autres, on s’est bien gardé, n’est-ce pas, de publier, par ailleurs déjà connue de la plupart des lectrices et des lecteurs de la présente, l’« analyse » suivante.

De laquelle pourtant, après recul, je ne changerais pas un iota.

Et ne parlons pas des autres principaux quotidiens, de La Presse de Mount Tray All au Soleil brumeux et désespérément pusillanime de Québec (Hi ! monsieur l’ex-Liberal Minister de Jean Chrétien et, accessoirement, précieux ami de la famille Desmarais... de la même Presse : j’ai nommé Martin Cauchon, bien sûr), par détour de périodiques qui - sous couvert d’un verbe férocement "libre" et sans entraves - se font aisément les porte-voix d’une rectitude politique d’un aveuglement juvénile à se taper la dure-mère contre les murs.

Et ce, notamment, en associant la Libération du peuple québécois et l’émancipation de sa Langue (subjuguée et rabougrie comme jamais dans notre propre Maison nationale) à des combats d’arrière-garde et autres... « dérive identitaire ». Comme si la plus élémentaire Dignité n’était plus que le visage de la petitesse, du repli sur soi, de l’ignorance, de la ringardise et de la xénophobie.

Jusqu’à nous entretenir - et rien moins, est-ce dieu possible ? - d’un « racisme systémique » au sein de notre société.

Hallucinant.
Hal-lu-ci-nant.

Comme s’il existait Chez-Nous un "autre" « racisme systématique » que celui d’une solide proportion d’anglophones ("enrichie" à l’occasion, et au passage, d’anglophiles de tierce langue, y compris des francophones !) à l’égard... des Québécois eux-mêmes.

Bref. Comment des femmes et des hommes instruits, et en principe réfléchis (dont, au premier chef, et contre toute intelligence, notre propre Premier ministre, ce souverain sapeur de la Nation), peuvent-ils en venir à soutenir pareilles billevesées - tels des dogmes s’auto-accréditant par simple effet réverbératif d’une parole à la fois psittaciste et incantatoire ? C’est pour moi un mystère de la Trinité. Je veux dire, en cela, de la Trivialité.

« Mystère » issu de la plus abyssale malhonnêteté intellectuelle. Ou, sinon, de la bêtise dans toute sa pathologie la plus nue. Puisque entre les deux mondes, je l’admets bien humblement, mon esprit - troublé par tant de mépris de Soi, de Nous, de notre Liberté collective, de notre Culture et de notre Langue tout en un - hésite lamentablement. Comme quoi nous pouvons parfois nous voir confrontés à des inepties qui défient les plus fines intelligences.

L’homme de Gauche que j’ai toujours été (les années n’y ont rien changé, bien au contraire), ne reconnaît plus l’intelligence à la fois critique, informée, constructive, solidaire (sic) et généreuse de mes « collègues » d’autrefois. Eussent-ils désormais vingt ans et quelque.

À l’instar d’un Gabriel Nadeau-Dubois, par exemple. Pour ne pas le nommer. Entre autres incarnations d’une pensée « voilée » - ô combien - par un appendice nasal comprimé contre la vitrine de la gabegie confuse de la stricte immédiateté (véhiculée au surplus, comme de fait, par la bonne-pensance de notre époque). À savoir :

« Nous » sommes laids et méprisables, par définition, et « Ils » sont (« l’Autre », tous les autres) moralement supérieurs à tous égards. Également par définition »...

D’où l’ennemi - le seul véritable ennemi - à abattre : le Parti Québécois !

On croit rêver.
En rouge et blanc.

(Les sectaires thuriféraires style Christian Montmarquette nous le serinent à qui mieux mieux jusqu’à épuisement mental, et sur toutes les tribunes politiques accessibles. Ça confine même à la psychopathie)

Yes Sir ! entonnerait ici, illico, Roch Carrier.

De la philosophie de pré-adolescent.
Exhibée sous forme d’un impérial Impératif absolu.

Et que répercutent avec bonne conscience toutes les AFESH-UQAM (Association facultaire étudiante des sciences humaines) de notre présent, baignant dans une déliquescence socio-politique qui n’est pas, il est vrai, à certains égards, sans rappeler les Trentines. Sinon les Jeunesses hitl...

Quoique, attention aux abus de langage, monsieur moi-même.
Mais tout de même...

C’est Philippe Pétain (décidément des airs d’époque s’invitent avec insistance) - ci-devant Robervalien de circonstance pêchant tranquillement ses truites et ses dorés en St-John Lake - qui est heureux. Mais heureux, M’sieur ! Vous n’avez pas idée à quel point.

Or, et je terminerai sur ces mots sages et concis de Joseph Facal (à propos duquel, il y a quelques années, et comme a contrario, je n’avais pas mâché mes mots dans un litige qui l’opposait à Vigile), tirés de sa chronique du Journal de Montréal du 11 Février dernier, laquelle s’intitulait « Être jeune n’est pas une qualité » :

« Notre école fabrique des ignorants bien-pensants, absolument convaincus d’avoir moralement raison, souvent outrés quand vous les confrontez. Le problème est que si vous renoncez à défendre une identité québécoise basée sur les valeurs de la majorité historique, il ne vous reste aucune raison sérieuse de vouloir la souveraineté. C’est aussi simple que cela. »

En effet. Aussi simple que cela.
Trop simple. Sans doute. Pour une pensée simpliste.
Et fanatisante.

Laquelle en l’occasion se persuade qu’il suffit d’être un peu gauche (voire beaucoup, hélas) pour se définir comme étant de gauche.

Comme s’il suffisait, n’est-ce pas, en symétrie, de se révéler maladroit pour se déclarer - respect religieux des transgenres oblige - tantôt femme de droit, tantôt homme de droite.

Soupir.

Sur ce, Salutations à vous Me Néron.

- 

JL Gouin
Capitale nationale, 6 avril 2017

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