«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Le comportement du gouvernement Couillard dans ce dossier est de plus en plus bizarre

Anticosti : Pétrolia prête à rendre l’entente publique

Québec refuse de dévoiler les clauses de retrait

L’entreprise Pétrolia est prête à rendre publique l’entente d’Anticosti et à dévoiler les clauses de retrait qui y sont inscrites, ce que refuse Québec.

« Chez Pétrolia, on n’aurait aucune objection à dévoiler ce qu’il y a dans l’entente d’Anticosti si les autres partenaires sont d’accord », a indiqué au Bureau parlementaire le directeur des affaires publiques de la compagnie, Jean-François Belleau.

Pour l’instant, les clauses de retrait des partenaires d’Hydrocarbures Anticosti ne sont pas connues, et le gouvernement Couillard décline l’offre de Pétrolia. « Afin de ne pas nuire aux discussions avec l’ensemble des partenaires et des détenteurs de permis d’exploration, il n’est pas dans notre intention de rendre publique l’entente à ce moment-ci », a dit Audrey Cloutier, l’attachée de presse du ministre Carlos Leitao dans un échange courriel.

Négociations

La connaissance de ces clauses permettrait de mieux comprendre quelles sont les obligatoires de l’État, qui veut briser le contrat sans faire l’exploration des ressources pétrolières sur Anticosti.

En avril, Le Journal a révélé que le gouvernement Couillard a entamé des négociations pour mettre un terme au contrat conclu par le gouvernement Marois. Deux avocats de renom ont été embauchés à grands frais pour piloter les pourparlers. Pierre A. Raymond et Daniel Picotte ont chacun obtenu un contrat d’une valeur de 300 000 $ pour représenter Québec.

Pétrolia et Corridor Resources soutiennent que la valeur du gisement établie par Québec est de 200 M$. « C’est notre base de négociation », a souligné Jean-François Belleau.

Les deux entreprises possèdent des parts de 21,67 % dans Hydrocarbures Anticosti, en échange des permis qu’elles ont cédés. Sur cette base de 200 M$, l’État devrait leur verser des montants de plus de 40 M$ chacune.

Hostilité

Une troisième compagnie, la pétrolière française Maurel & Prom, est aussi propriétaire de 21,67 % de la coentreprise, en échange d’un investissement de 45 M$ de l’entreprise. Cet investissement n’a pas été réalisé à pleine hauteur, selon les informations recueillies par Le Journal.

Philippe Couillard n’a jamais caché son hostilité pour ce projet. « Jamais le délabrement de l’île d’Anticosti ne portera ma signature », a-t-il lancé à quelques reprises. Jusqu’à maintenant, Québec a déjà déboursé 16 millions $ pour les travaux préparatoires sur l’île.

Les travaux d’exploration du sous-sol d’Anticosti prévoyaient initialement un investissement de 100 millions $ du gouvernement.


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