«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Marois voulait reprendre le contrôle d’Anticosti

Anticosti : Pauline Marois défend l’action de son gouvernement

mardi 13 septembre 2016

L’ancienne première ministre Pauline Marois a défendu l’action de son gouvernement quant à l’exploitation pétrolière sur Anticosti, alors qu’elle s’apprêtait à assister à une soirée en hommage à l’ex-chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, lundi soir à Montréal.

Réagissant à une remarque de la candidate à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet, lors du débat de la veille, Mme Marois a dit que son gouvernement s’était assuré auprès d’entreprises pétrolières qu’au moins 50 pour cent « des revenus, des profits, des redevances allaient revenir au Québec ».

« Je vais lui laisser ses propres mots, ils lui appartiennent », a-t-elle dit, ajoutant que le gouvernement de Jean Charest avait « renoncé à ses droits sur Anticosti » et que l’intention du sien avait été de se les « réapproprier ».

Mme Marois a par ailleurs soutenu que sa position avait toujours été de savoir, d’abord, s’il y avait des ressources à extraire et, ensuite, d’exiger la tenue d’une évaluation environnementale.

« C’était la première entente que nous avions signée avec les entreprises avec lesquelles nous étions engagés, à savoir, allons explorer et s’il y en a, nous procéderons à un BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement). Par la suite nous nous assurerons de respecter notre loi sur l’environnement, l’acceptabilité sociale. »

Mme Ouellet a pour sa part démenti s’en être prise à Mme Marois, mais a réitéré que c’est cette dernière qui avait négocié l’entente. Elle a souligné qu’au moment où elle était ministre des Ressources naturelles et que le contrat a été signé, un débat persistait sur le moment propice à une évaluation environnementale.

« À l’époque, j’avais une entente avec Pauline (Marois) selon laquelle je disais que je voulais le BAPE avant l’exploration alors qu’elle le présentait avant l’exploitation, a affirmé la candidate à la direction du Parti québécois. La fracturation se fait à l’exploration et donc c’est là qu’il y a un impact environnemental. »

Plusieurs politiciens réunis à l’événement, qui se déroulait à l’Écomusée du fier monde, ont par ailleurs noté que le ton était monté lors du débat de dimanche qui se tenait à Sherbrooke.

Le député de Rosemont, Jean-François Lisée, a dit voir d’un bon oeil cette tournure qui incitera, selon lui, le public à suivre les dénouements de la course.

Gilles Duceppe, qui était honoré lors de cette soirée, a pour sa part rappelé qu’il avait, lui aussi, connu de nombreux débats houleux.

« Dans toute course, il se passe ce genre de choses, pas seulement au PQ. J’ai vu ce qui passait dans d’autres partis à Ottawa », a-t-il dit.

L’ancien chef du Bloc québécois n’a pas voulu manifester son appui à l’un ou l’autre des candidats à la direction du Parti québécois, laissant entendre qu’il allait se prononcer à la toute fin de la course.

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