«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Anglaisement massif de la Bibliothèque de Québec (Acte II)

Lettre ouverte à la direction de la Bibliothèque de Québec

Tribune libre de Vigile
samedi 11 octobre 2014
684 visites 4 messages

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Ce texte constitue une lettre ouverte consécutive à la pertinente intervention de M. Frédéric Sébastien, publiée chez Vigile le 30 septembre dernier à la page cybernéenne suivante : www.vigile.net/L-anglaisement-massif-de-la

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À qui de droit,

Et notamment : à madame Marie-Claire Lévesque, présidente de l’Institut canadien, et qui à ce titre chapeaute le Conseil des bibliothèques de la Cité de Québec : courrier@institutcanadien.qc.ca, ainsi qu’à madame Hélène David, ministre de la Culture et des Communications du Québec : ministre@mcc.gouv.qc.ca

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Préliminaire : Constatant que je n’étais pas seul à prendre acte de sa « nouvelle » politique solidement anglaisante, j’ai acheminé le 10 courant le courriel ci-contre à un membre de l’Équipe du Réseau des Bibliothèques de la Ville de Québec (RBVQ). Car le problème signalé par M. Sébastien, étant moi-même résidant de la Capitale nationale, est on ne peut plus criant. Et pour le coup, très sérieux. D’où mon étonnement à la lecture de la réaction à la fois infantile, méprisante et, pour tout dire, malhonnête, de l’un des co-directeurs de l’Établissement, j’ai nommé : M. Éric Therrien (« Je suis trempé - pour ne pas dire mouillé - jusqu’aux os, mais je jure qu’il ne pleut pas ! », tel semble être le mantra existentiel de l’auteur de ce déni proprement extraordinaire). Réaction qui a été insérée ici, chez Vigile, sans autre forme ou explication, par M. Michel Charlebois. Ce qui se révèle d’autant plus étonnant, qui plus est, que j’ai tout lieu de croire qu’il s’agit en l’occurrence (que l’intéressé infirme cette éventualité si j’erre ce disant) de l’un des adjoints politiques de madame Agnès Maltais, députée bien connue de la circonscription de Taschereau. Parlementaire dont l’intérêt pour la langue de Pierre Bourgault, au demeurant, et je m’en réjouis, n’est un secret pour personne.

Précision supplémentaire : Je n’identifie pas le (ou la) destinataire initial(e) de cette lettre. Car je ne désire pas l’entraîner dans une tempête qui dépasse largement les individus - hormis la haute direction de ladite Bibliothèque (voire, la gouvernance municipale), imputable en dernier ressort de ce « gâchis linguistique ». En outre, il s’agit d’une personne dont j’ai eu l’occasion, au fil des années, de constater tout à la fois l’amabilité, la rigueur et le professionnalisme. Aussi m’apparaîtrait-il injuste de jeter cet individu en tous points estimable en pâtures à la vindicte publique. Le problème en litige, ici, j’y insiste, est d’ordre institutionnel. Même si, bien sûr, ce sont toujours des « Je » qui, en quelque manière, et derrière des portes closes le plus souvent, prennent des décisions. Et singulièrement lorsque celles-ci vont crûment à l’encontre de l’intérêt public.

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Bonjour (monsieur / madame…),

Je vous remercie de votre mot.

Je crois comprendre de quoi il retourne. De manière générale comme dans le particulier.

Je ne suis pas sans savoir non plus que peuvent à l’occasion se produire des erreurs chez certains subalternes de la grande équipe de la Bibliothèque de Québec. Sauf que celles-ci deviennent, ma foi, de plus en plus fréquentes. Ce me semble. Mais l’essentiel n’est pas là.

Ce que je constate, cependant, au-delà des cas particuliers (des « étiquetages », disons, approximatifs, qui n’indiquent pas toujours que le document n’est pas accessible en français, la présentation d’une jaquette du côté anglais plutôt que français [ainsi que le font tout ’naturellement’ nos bons épiciers, donnant systématiquement priorité au côté « bouchon » d’un litre de jus, par exemple, sur les rayons, plutôt qu’au côté où figure la présentation française du produit… : Eh oui ! Notre langue, au Québec, ne vaut pas même un bouchon], etc.), c’est l’apparition à grande échelle de documents unilingues anglais : des films, des documentaires, des téléséries, etc. (et je ne parle même pas des CDs, dont la problématique est un peu différente, et sur laquelle il faudrait revenir). Bref, ça n’en finit plus toute cette offre de « marchandises » en anglais seulement. On a même droit, parfois, à des films français sous-titrés anglais sans qu’il soit possible, rien moins, de se « libérer » de ces sous-titres lors du visionnement. Ça ne va plus. Vraiment plus. Le mandat d’une bibliothèque québécoise n’est certainement pas d’angliciser la population. Dans sa langue et dans sa culture.

Cela étant, ma position - qui est une position citoyenne avant tout, bien avant celle de simple usager ou de contribuable de la ville de Québec - n’est pas celle pour autant de celui qui s’oppose radicalement à toute insertion au catalogue de documents en langue étrangère. Et nommément, dans la langue de Byron. Qui, est-il utile de le rappeler, ne représente qu’un idiome parmi plus de cinq mille autres sur la Planète.

Comme citoyen et usager à la fois, je ne suis pas réfractaire à une telle politique. Mais il faut savoir doser. Et faire preuve d’un grand discernement. Comme il en a été d’ailleurs, jusqu’à récemment, je me dois de le préciser par souci d’équité, au sein de l’Institution. D’autant plus que le budget du RBVQ, quoique conséquent (et ce n’est pas moi, a contrario d’une défunte mairesse, il n’y a pas si longtemps encore, qui s’en plaindrait), n’est pas illimité.

En clair, pour paraphraser notre fameux et regretté Sylvain Lelièvre (l’un des grands auteurs-compositeurs-interprètes de la Francophonie, même si c’est un secret bien gardé…), mais ici à revers, il ne suffit pas que ça se vende pour que l’on achète. Je ne vois pas du tout, en effet, pourquoi nos bibliothèques québécoises, et celle de la Capitale en particulier, devraient engouffrer tout ce qui se fait en produits audio-vidéo, ou peu s’en faut, tel un torrent en flanc de montagne aux premiers jours du printemps, sous motifs que ça provient des États-Unis.

Et ce, sans aucun respect, ou de plus en plus rarement, pour la langue officielle du Québec. Il y a des limites, ce me semble, à entériner, argent sonnant à la clé, notre propre mépris de nous-même comme collectivité.

La culture, ce n’est pas uniquement, ni essentiellement, les États-Unis d’Amérique. Qui n’est qu’un pays parmi quelque deux cents autres. Or si ces gens-là veulent nous vendre leurs produits (auxquels nous sommes très, très ouverts ! Ce qui en soi n’est pas un mal. Encore que...), ce n’est que politesse élémentaire qu’ils offrissent ceux-ci aux Québécois dans la langue du client. Comme c’est le cas, de manière générale, et très massivement, depuis un bon cinquante ans ; nommément depuis l’avènement de la Charte de la Langue française sous le régime de Réné Lévesque. Ce « virage » (relativement récent), je persiste, et le maintiens comme citoyen du pays des Camille Laurin et des Gaston Miron, aussi bien qu’à titre de simple usager des services du RBVQ, est tout à fait inacceptable.

Cela dit, la présente (ni mes interventions jusqu’à ce jour, ne fût-ce que par une ligne critique accompagnant, ici ou là, le retour d’un document loué/emprunté) ne cherche pas à vous bousculer personnellement (monsieur / madame…), moins encore à vous « culpabiliser ». Le phénomène de cette anglicisation importante du catalogue de la bibliothèque de Québec relève, en dernière analyse, de la haute direction de l’Institution. Qui manifestement (j’ai eu vent d’une lettre de votre collègue Éric Therrien, véritable maître es noyade de poisson, laquelle missive constitue rien moins qu’une caricature de mesquinerie et de mauvaise foi : j’ai été littéralement renversé, en effet, par un manque de professionnalisme de cette envergure, dans la forme comme dans le fond) n’a pas pris la mesure de l’ampleur de ce qu’il serait convenu d’appeler une dérive monumentale. On en discute même sur la toile numérique…

Je ne suis pas non plus sans savoir qu’un nombre grandissant d’usagers exprime leur déception, voire leur colère, devant une « politique » aussi… saugrenue (pour rester poli, euphémisme en renfort).

Et comme par ailleurs (j’ai déjà eu l’occasion de vous en faire part, par voie écrite ou orale, vous vous en souviendrez certainement) je ne méconnais pas votre rigueur et votre professionnalisme, (monsieur / madame…), et même votre « sensibilité culturelle », je ne doute pas que vous ayez parfaitement conscience du problème. Et que par conséquent vous n’avez pas forcément entière liberté, ou totale discrétion, dans ce dossier. Loin s’en faut.

En conséquence, comprenez bien qu’il ne s’agit pas pour moi de me saisir « idéologiquement » de qui que ce soit au sein du Réseau (bien que la perche tendue par votre collègue Therrien soit terriblement séduisante à cet égard, sans compter les errances passées de madame la directrice Marie Goyette…). La Question de la Langue et de la Culture au sein de la nation québécoise n’est pas, ne sera jamais, une question anodine. Notre pérennité comme peuple se joue sur ces enjeux. D’abord et avant tout. Ce qui outrepasse largement les individus, simples maillons de la grande famille nationale, nous ne l’ignorons pas. Vous comme moi, en l’occurrence.

Or le citoyen en moi se rebelle toujours avec énergie lorsqu’il se voit témoin de ce que j’appelle des actes autodestructeurs de la part d’institutions publiques qui, à mes yeux, manquent lourdement à leurs responsabilités citoyennes. En particulier lorsqu’il s’agit d’institutions vouées par définition à la Culture.

Je crois avoir saisi par le passé que vous-même, à titre de citoyen (avant tout), êtes sensible à ces dimensions linguistiques et culturelles. Aussi je ne saurais trop vous encourager à demeurer ferme sur ces questions au sein de la hiérarchie administrative de la Maison publique dans l’enceinte de laquelle vous œuvrez depuis plusieurs années.

Pour ma part il est certain, et je préfère vous en informer sans détour, que je ne puis d’aucune manière avaliser cette déroute sévère du réseau des bibliothèques de la ville de Québec. Le citoyen en moi (peu importe les personnes concernées, y compris un premier ministre et un gouvernement pour qui la langue française surgit au deux cent dix-septième rang sur la liste des… « vraies affaires ») s’opposera toujours, et avec la dernière énergie, et quoi qu’il en coûte, à toute atteinte importante au pays des Jacques Ferron ou à la langue des Félix Leclerc. Et je crois, hélas, à l’échelle locale, que le RBVQ fait désormais lui-même partie du problème.

Aussi, puisse la direction prendre pleinement conscience de la dynamique malsaine qu’elle aura initiée en procédant, ainsi qu’il fut montré, en vertu de paramètres indéfendables eu égard, tout en un, au respect, à la promotion, à la défense et à la primauté absolue de la langue française sur le territoire québécois.

Car le déni manière Éric Therrien ne saurait que gonfler plus encore la bulle de l’aveuglement volontaire. Et ainsi provoquer plus de dégâts encore, s’il est possible, lorsqu’elle explosera. Dans les médias d’abord, dans les arcanes politiques ensuite.

Cordialement mais non moins franchement à vous,

Nota : Peut-être connaissez-vous d’ores et déjà (bien que je ne me souvienne pas vous en avoir déjà parlé) un certain nombre de mes interventions publiques, au fil des ans, sur la question linguistique québécoise (au Devoir, à l’Action nationale, chez Vigile ou ailleurs). Aussi, à tout hasard, je glisse sous pièce jointe un banal feuillet qui rappelle, parmi d’innombrables depuis plus de vingt-cinq ans, quelques-unes (une petite douzaine tout au plus) de ces prestations. Ne serait-ce que pour bien signaler à vos collègues combien le présent dossier se révèle sérieux à l’entendement du soussigné.

Commentaires

  • Marianne, 7 décembre 2014 19h58

    Ayant écrit à madame Hélène David il y a peu, ministre québécoise de la Culture et responsable de la Charte de la Langue française, pour dénoncer cette anglicisation tout azimut du réseau des bibliothèques de la ville de Québec, voici, ci-joint, la lettre qui m’a été acheminée en réponse.

    Je laisse les lecteurs se faire leur propre idée sur la situation.

    Environ 85 à 90% des CDs que la Bibliothèque de Québec acquiert pour son catalogue sont anglais. Et ce, depuis longtemps.

    Désormais, c’est environ 75 à 80 % des DVDs alimentant en continu son catalogue qui sont anglais.

    Peu de films d’expression française ou en version française. Idem pour les téléséries de toutes sortes. À la rigueur, on aura de temps à autre, exceptionnellement, des versions... sous-titrées en français.

    On se croirait à Toronto, Chicago ou Londres.

    Nos taxes et impôts, à l’échelle de l’État du Québec aussi bien qu’à l’échelle de sa Capitale, sous administration de M. Régis Labeaume, sont largement utilisés à des fins d’anglaisement systématique de l’offre culturelle en territoire québécois.

    Mais madame la ministre Hélène David n’y voit aucun problème. Absolument aucun problème.

    Pour ce qui regarde la citoyenne québécoise que je suis, je n’ai qu’un court commentaire à formuler :

    Madame la ministre Hélène David, à l’instar de la direction de la Bibliothèque de Québec (les Marie-Pierre Lévesque et autres Éric Therrien et Marie Goyette, ainsi que l’Institut canadien de manière générale), vous êtes profondément indigne(s) d’occuper les fonctions qui sont les vôtres.

    Marianne Chenonceau,
    Québec, le 7 décembre 2014

  • Louis Jacques, 24 octobre 2014 21h01

    ENGLISH FIRST AND FOREMOST

    Madame Morgane a su résumer adéquatement cette situation absolument déplorable. En quelques lignes. Et que monsieur Gouin avait su décrire au préalable, dans le détail.

    C’est aberrant qu’une institution publique québécoise, vouée à la culture de surcroît, puisse ainsi angliciser systématiquement son fonds audio et audio-visuel.

    Je suis également un résidant de Québec. Et je me félicite de ne pas être le seul à m’indigner de cette « politique » absolument révoltante de la Bibliothèque de Québec. Et que je qualifierais de meurtrière de notre langue et de notre culture, française/québécoise. Bibliothèque aussi nommée Réseau des bibliothèques de la ville de Québec. Ou RBVQ.

    VERSION FRANÇAISE NON DISPONIBLE ou VERSION FRANÇAISE EN SOUS-TITRAGES…  : Inscriptions devenues effectivement systématiques dans les bibliothèques de ce grand territoire de la Capitale.

    Or je ne constate aucune, mais vraiment aucune réaction (après avoir pris contact auprès de quelques intervenants) au sein des personnes responsables (honteusement responsables) de cet état de fait.

    Pas plus chez mesdames Marie-Claire Lévesque et Marie Goyette que chez le maire Régis Labeaume. Ni d’ailleurs de la part de Mme Maltais, députée de Taschereau dont les bureaux, je le rappelle, sont localisés dans le même édifice que le vaisseau amiral du réseau, j’ai nommé : la Bibliothèque Gabrielle-Roy.

    La grande Gabrielle, incidemment, qui doit bien se retourner dans sa tombe !

    Quant à Mme Hélène David, ministre de la Culture et des Communications du Québec, y a-t-il un seul citoyen au Québec qui croit encore que ce gouvernement, de manière générale, s’intéresse à l’âme québécoise ? C’est-à-dire à ce qui construit et incarne l’identité et la personnalité du peuple québécois (ceci explique d’ailleurs peut-être cela).

    À savoir, bien sûr, sa langue.

    C’est vraiment dégoûtant ce qui se passe actuellement dans notre Bibliothèque. Comme si celle-ci était la propriété non pas des citoyens, mais de quelques personnes à conscience culturelle Zéro.

    M. Labeaume, en particulier, votre incurie en pareil dossier me révolte. Car c’est vous en dernier ressort qui êtes le « grand patron » (i.e. le premier notable imputable... élu) de cette belle réalisation (un véritable joyau, à l’origine) de la capitale du Québec.

  • Marie-Louise Morgane, 13 octobre 2014 21h33

    Version française non disponible / Version française en sous-titres seulement...

    Ça n’en finit plus depuis plusieurs mois. En effet. Dans le réseau des bibliothèques de Québec.

    Et pourtant, la plupart du temps il s’agit de films, de téléséries, etc. qui ont été présentés au préalable — en français — dans les salles de cinéma, pour les uns, à « notre » télévision québécoise, pour les autres.

    Il est clair que se joue dans ce phénomène une PUISSANTE VOLONTÉ D’ANGLICISATION (ou d’« anglaisement ») du Québec. À force de se faire offrir des biens culturels non-français, il y a quelqu’un, quelque part, qui se dit que ça deviendra la norme. Progressivement. Insensiblement.

    Comme... avant la Révolution tranquille...

    Et que les Québécois(e)s ne se plaindront pas, ne se plaindront plus - enfin ! - d’être traités comme un sous-peuple : « L’homme est si lâche, écrivait Dostoievski, qu’il finit par s’habituer à tout ».

    Je ne prétends pas que la direction du RBVQ agit sciemment en ce sens. À vrai dire, je n’en sais rien.

    Mais il est certain, en revanche, que l’aveuglement volontaire de cette direction (Mme Lévesque, Mme Goyette, M. Therrien..., voire le maire Labeaume ???) constitue — dans le meilleur (sic) des cas — une caution objective à cette inféodation à grande échelle à la langue anglaise.

    Je ne suis pas née de la dernière pluie. Et pourtant je ne me souviens pas d’avoir été témoin d’une attaque aussi frontale à l’égard de la culture d’expression française au Québec.

    Et si ça se passe en plein coeur du coeur de la Capitale nationale du Québec, et de la Francophonie de toutes les Amériques, du même coup, qu’est-ce que ça doit être, maintenant, partout sur le territoire québécois...?

    Mesdames les directrices, monsieur le directeur, monsieur le maire de Québec également, cessez de vous comporter en sous-tapis face à l’offre anglo-américaine.

    Et sachez dire NON à des produits qui nous ramènent au moins soixante ans en arrière ! Rien, absolument rien, tout au contraire, ne vous oblige à dépenser des sommes colossales pour nous « insignifier » collectivement de la sorte. Rien.

    Il est quand même symptomatique de notre temps que de simples citoyen(ne)s doivent se battre pour « contrer » des responsables d’institutions publiques importantes qui semblent oublier ce que signifie le vocable : Dignité.

    Il faut dire que l’exemple vient de haut.
    N’est-ce pas, monsieur le premier ministre Couillard ?

    Et il est vrai que ce n’est plus Madame Louise Beaudoin, et ce depuis trop longtemps, qui détient le portefeuille du Ministère de la Culture et des Communications du Québec.

    On se fait littéralement empaler vivant. Mais il y a toujours un Éric Therrien, quelque part, pour affirmer haut et fort qu’il n’y a pas de problème.

    Allons-nous nous réveiller, à la fin, avant d’être bel et bien mort.

    Comme Peuple et comme Nation.

  • O, 11 octobre 2014 23h11

    À première vue, on pourrait dire qu’une lettre de plainte aussi longue ne sera pas lue. Ou en diagonale, et mènera à une réponse cavalière.

    Les gens en place ne lisent pas un "mémoire". Il faut savoir résumer pour plus d’efficacité. Surtout pour une cause capitale comme celle du français au Québec.

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