«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Dans le déni depuis 4 ans.

Allume Gilles Duceppe !

Tribune libre de Vigile
lundi 14 septembre 2015
797 visites 11 messages

C’est lui, Gilles Duceppe, qui a pavé la voie au N.P.D. ici même au Québec. Ce n’est pas la gang à Couillard ni la gang à Charest qui ont fait cela, ni Pauline Marois non plus. Ni Péladeau, ni Legault, ni même la gang de zozos derrière Amir Khadir. C’est Gilles Duceppe tout seul qui a ouvert un front politique. C’est lui le responsable de cette stratégie de merde qui s’est retournée contre le Bloc : le fameux front « anti-Harper » au Québec.

Cette insistance, cette persistance, cette inconscience, cette arrogance parfois, avec lesquelles Gilles Duceppe s’est appliqué à dénoncer le gouvernement Harper, eh ben, son appel a finalement été entendu par l’électorat québécois. À ce point de croire, cet électorat, que s’il se laissait aller à une « vague » au Québec, ben oui, quelque chose comme une vague « nationale », le gouvernement Harper serait éventuellement bloqué puis défait. Eh ben, la « vague nationale » est venue… s’échouer avec quelques échoués du Bloc, aux pieds des stratèges d’Harper et d’Ottawa.

L’électorat québécois en a le soupçon, mais n’arrive pas à prendre la mesure de son propre isolement au Canada. Et ce n’est pas la gang de zozos derrière Amir Khadir, lui-même derrière Thomas Mulcair, ce n’est pas cette gauche-là qui va Nous le révéler. Il n’y a pas de vague bleue au Canada. Cette vague n’existe pas.Ou plutôt cette vague n’existe plus : elle s’est échouée en même temps que le dollar canadien. Mais il y a une vague orange encore gonflée au Québec. Et une tentation rouge mortelle qui ressurgit…

Dans la réalité électorale canadienne, mieux, dans la réalité politique du Canada, tout un électorat peut se donner un gouvernement à Ottawa sans le moindre concours de l’électorat du Québec. Gilles Duceppe lui-même, mais avant lui Lucien Bouchard, ont amplement démontré que le Québec comptait pour peu dorénavant.

Mais prétendre, comme l’a fait Gilles Duceppe récemment, que le Bloc pouvait stopper Harper d’aussi bonne façon que le N.P.D. relève du plus mauvais calcul politique qui puisse se faire, parce qu’il envoie ainsi le plus mauvais message qui soit possible de faire au seul électorat disponible au Bloc. Le seul électorat « disponible », certes, mais qui rêve encore cependant de sa puissance perdue… et à qui l’infâme N.P.D. peut faire miroiter, lui, qu’il pourrait être au gouvernement en remplacement de la gang à Harper, ce qui est bien plus scintillant que de seulement stopper les conservateurs d’Harper. Le Bloc ne peut rien faire miroiter à l’égard du Pouvoir. L’Électorat d’ici en est parfaitement conscient. Dès lors, c’est très facile aux ennemis de l’Indépendance de suggérer à l’électorat québécois que le Bloc ne peut rien bloquer ni rien stopper.

L’indépendantiste Gilles Duceppe est donc en train de s’engloutir lui-même dans une deuxième vague anti-Harper. Cette maudite stratégie ne le mènera pas plus loin que la première...

L’électorat québécois n’est plus l’électorat incontournable qu’il a déjà été au Canada. C’est cela la réalité électorale la plus claire et la plus dure qu’il faut assimiler. Parce qu’il rêve d’une puissance politique perdue, l’électorat québécois se trouve ainsi à miser sur du vent en croyant miser sur une vague. C’est à tort, hélas, que cet électorat croit — mais hélas, mille fois hélas, il suffit en démocratie que l’électorat le croit – l’électorat québécois croit à tort, mais il le croit, que Gilles Duceppe et le Bloc font désormais partie du problème, mais qu’ils ne font ni l’un ni l’autre, en aucun temps, partie de la solution.

Temps durs à venir pour le Bloc. Méchant mal de bloc en prévision pour Gilles Duceppe… Mais à qui la faute ?

On en appelle maintenant aux indépendantistes, les plus fidèles à la Cause, alors pourtant que Gilles Duceppe n’en a toujours appelé qu’aux souverainistes et aux chouverainistes, les moins fidèles … Il continue d’ailleurs, contre tout bon sens et selon son expression, d’en appeler à « tous les québécois et toutes les québécoises », en pure perte évidemment, comme si le Bloc avait déjà reçu naguère le vote du très québécois West Island.

Dans le déni le plus certain de la réalité la plus évidente, Gilles Duceppe fait comme si ce n’était pas Nous seuls qui avions été au cœur de la première vague orange, (quel déni, en effet !) comme si ce n’était pas Nous seuls, maintenant encore, qui Nous laissions abuser par la même gang de zozos, la même gang de menteurs et d’anti-Nous habilement fédérés par Thomas Mulcair.

J’en appelle aussi en faveur du Bloc : faut voter Bloc en bloc de toutes les forces qui nous restent. Si on veut simplement éviter qu’un gâchis se transforme en désastre : réveille Gilles Duceppe !

Bloc en bloc !

Commentaires

  • Marcel Haché, 17 septembre 2015 11h01

    @ Ouhgo

    Je ne chipote pas à propos de Gilles Duceppe. Je ne dénigre pas non plus l’électorat québécois. Je déplore simplement que Gilles Duceppe ne s’adresse pas suffisamment à « Nous-autres ». Défendre les « intérêts » et surtout, surtout, les « valeurs » québécoises, cela n’a pas du tout le même impact que de défendre « nos » intérêts, « nos » valeurs. Évidemment, cela suppose qu’on ne soit pas gêné par le « Nous ».

    Un exemple ? Les grands médias ont boudé Gilles Duceppe jusqu’à ce que le « ciment soit pris » en faveur des partis fédéralistes. C’est ce que les sondages révèlent maintenant à propos du Bloc. Arrive la crise des faux-réfugiés politiques en Europe, en Hongrie en particulier. Tous les partis nationaux fédéraux se lamentent à qui va recevoir le plus de ces faux-réfugiés. Très prévisible, le gouvernement québécois s’en mêle et Couillard en redemande de ces faux réfugiés politiques. Que fait Gilles Duceppe ? Pour employer au langage sportif : clisse, il se débarrasse du ballon…C’est cela se défier de Nous. Puisque c’est Nous, eh oui, c’est « Nous-autres », si peu nombreux en Amérique du Nord, c’est Nous autres itou que devrons payer pour l’accueil de gens indéniablement mal-pris.

    Évidemment, si Nous-mêmes Nous n’existons pas, Nous ne sommes pas mal-pris…Et si Nous-mêmes ne sommes pas mal-pris, pourquoi faire l’Indépendance du Québec ?

    On jase Ouhgo.

  • Marcel Haché, 17 septembre 2015 10h38

    @ m. Lachapelle

    J’ai les idées assez claires. Le Nous signifie le très large électorat des Tremblay d’Amérique, cela est suffisamment inclusif pour entendre les Blackburn, les Pierre ( haiti) ou même les Haché ( d’origine acadienne). Le Nous, c’est Nous autres qui savons qu’il existe un autre électorat qui ne se réclame pas de Nous. S’il ne se réclame pas de Nous, ce dernier électorat ne peut pas se réclamer de nous, les indépendantistes. C’est cela parler net.C’est précisément ce que ne font pas les progressistes péquistes et bloquistes qui président au déclin de notre Cause. On jase...

  • ssauve, 17 septembre 2015 07h21

    Encore une fois ici, pourquoi ma réponse d’hier n’a pas été publiée par Vigile ?

    Haché a raison, Duceppe se tire dans les pieds depuis 2011.

    Si le Québec était un pays, il interviendrait militairement en Syrie comme le fait le Canada, c’est du moins ce qu’avance Duceppe. Trouvez l’erreur.

    C’est à en perdre son latin...

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 16 septembre 2015 23h07

    M. Lachapelle,

    Depuis longtemps, je me considère comme de la ligue du vieux poêle, avec vous et M. Haché. Je répugne donc à contredire les écrits de l’un ou de l’autre. Or, vous osez un petit rappel à votre allié : "Vous devez mettre de l’ordre dans vos idées pour être utile à vos lecteurs." Ce n’est pas pour fomenter une mutinerie, mais j’observe aussi, à l’occasion, que notre ami réfléchit un moment à une opinion qui le contrarie, puis relance le débat dans un tout autre sens. Ici, comme plusieurs lui rappellent que Duceppe joue le combat de sa vie pour ramener à Ottawa quelques députés Québécois capables de confronter les canadians sur leur mépris de notre nation, il chipote sur les manques de jugement passés du vieux politicien jadis trop proche de ses collègues des Communes. Pourtant, Duceppe semble regretter l’épisode des nounous et se rachète amplement par ses exhortations aux Conservateurs de ne pas laisser passer le jugement de Cour sur les votes à visage voilé.

  • François A. Lachapelle, 16 septembre 2015 11h26

    @ Marcel Hachez
    Vous devez mettre de l’ordre dans vos idées pour être utile à vos lecteurs.

    Le NOUS dont vous parlez dans votre dernier commentaire est ambigu. Il y a le NOUS indépendantiste qui appuie le Bloc Québécois.

    Je ne crois pas que ce soit le même NOUS qui a voté pour PET en 1970 et après.

    Avez-vous eu la chance d’écouter l’interview donnée par Gilles Duceppe sur les ondes de Radio-Canada à Sherbrooke hier ou avant-hier ? C’était excellent. À l’évidence, c’est un politicien d’expérience. Il a du vécu et parle avec sincérité.

    Comme disait bien Gilles Duceppe durant l’interview, au soir du 19 octobre 2015, 2 chefs de parti sur trois se retrouveront dans l’opposition comme le chef du Bloc Québécois. Ce n’est pas une honte que de se retrouver dans l’opposition.

    Pour les indépendantistes du Québec, connaissant la puissance de l’organisation des fonctionnaires fédéraux contre le Québec, Harper, Trudeau et Mulcair sont tous pareils. C’est notre identité, notre fierté et notre liberté qui doivent nous pousser à aller voter.

  • Marcel Haché, 16 septembre 2015 08h48

    Il n’y a qu’un seul électorat qui peut s’intéresser au Bloc, à l’Indépendance. Cet électorat, c’est Nous. Hélas, à l’égard du « Nous », le déni de Gilles Duceppe remonte à bien plus loin que la « vague orange ».
    N’a pas manqué souvent l’occasion, Gilles Duceppe, de bien marquer qu’il se dissocie des « nounous ». Se trouve drôle. C’est sa manière maniérée de se moquer d’une approche politique qui lui répugne, alors pourtant que la sienne, toute progressiste et syndicaliste qu’elle soit, ne lui a pas évité une vague supposément « progressiste » elle aussi.

    À une élection fédérale, si le Bloc jase et bavasse comme le N.P.D., l’électorat québécois va voter pour le N.P.D. ce n’est pas plus compliqué que cela. Si la politique consiste souvent (hélas…) à choisir ses adversaires, c’est quoi le problème de Gilles Duceppe de choisir S. Harper, un ennemi bien imaginaire, alors que nos ennemis bien réels se sont fait élire partout au Québec ?

    C’est bel et bien Nous qui avions propulsé P.E.T. à Ottawa il y a longtemps. S’il se défie autant de Nous, pourquoi n’aurions-Nous pas encore été capables de retirer à Gilles Duceppe le mandat que Nous lui avions déjà donné ?

    La hargne de l’un, naguère, à notre égard, la défiance de l’autre récemment, l’électorat québécois le ressent… C’est Nous, cela, l’électorat québécois, qui le ressentons. L’autre électorat, celui du West Island, c’est un électorat canadian qui n’a jamais voté Bloc. Si ça se trouve, c’est plutôt en bloc qu’il a voté contre le Bloc et contre Gilles Duceppe. W.U !

  • Claude Richard, 15 septembre 2015 13h07

    Est-ce le temps de chipoter sur les bonnes ou les moins bonnes actions passées de Gilles Duceppe ? Il y a une élection en cours et Gilles Duceppe a accepté courageusement de monter au front pour donner une voix au Québec à Ottawa. Bravo pour l’exhortation à voter Bloc, mais le faire après être tombé à bras raccourcis sur le chef n’est peut-être pas la meilleure façon de le faire. Est-ce que les failles énormes de la plate-forme électorale du NPD pour le Québec ne vaillent pas la peine qu’on les dénonce en reportant plus tard la question du chef du BQ ?

    Quand Gilles Duceppe dit que le Bloc peut faire barrage à Harper autant que le NPD, il a mathématiquement raison. Et, en plus, il nous fournit un moyen de défense contre les politiques anti-Québec des Libéraux ou du NPD. Que demander de mieux ?

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 15 septembre 2015 11h21

    M. Haché,

    Vous nommez 10 fois "l’électorat québécois", et le plus souvent pour le dénigrer. En précisant "...comme si ce n’était pas Nous seuls, maintenant encore, qui Nous laissions abuser par la même gang de zozos", vous compatissez donc avec l’infatigable Duceppe qui doit Nous expliquer sans cesse qu’il vaut mieux passer le ballon à celui qui court dans le même sens que nous !

    Votre titre, comme votre conclusion, qui accable Duceppe apparaît comme celui qui tire sur l’ambulance. Ce peuple réduit à la pauvreté économique et intellectuelle par un autre peuple dominant ... "L’électorat québécois en a le soupçon, mais n’arrive pas à prendre la mesure de son propre isolement au Canada. "... ce peuple ne comprend plus que par les métaphores sportives : y’en aura pas de facile, pas fini tant que... Près de la moitié d’entre Nous ne comprend de la lecture du journal que le grand titre, souvent mensonger. Peu écoutent les émissions d’information où Duceppe tente de déjouer les clips de désinfo canadian.

    Pendant qu’on tire à boulet rouge sur PKP parce qu’il ferait la promotion de "son option séparatisss", tous les médias s’allient pour Nous imposer un choix électoral entre trois chefs qui s’arrachent notre chemise, notre pantalon ou nos souliersdebeux. Le nouveau cycle politique que peut comprendre facilement cet "électorat québécois", c’est l’alliance sportive que vivent ensemble PKP et Duceppe en roulant à vélo de grands pans du territoire. Tirer sur Duceppe, c’est s’assurer de tuer une victoire québécoise à Ottawa, qui donnerait de l’énergie à la voiture électrique du prochain chef indépendantiste là où ça compte, à QUÉBEC ! future république française d’Amérique.

  • Henri Marineau, 15 septembre 2015 09h01

    "Parce qu’il rêve d’une puissance politique perdue, l’électorat québécois se trouve ainsi à miser sur du vent en croyant miser sur une vague"...Une image percutante mais combien révélatrice !

  • Estelle Tremblay, 14 septembre 2015 22h48

    En 2011, quelques jours avant l’élection, La Presse avait sorti en gros titre des dépenses du Bloc qu’elle disait illégales car elle avaient été faites pour le bureau. Il me semblait que c’avait été le coup fatal pour ce parti d’autant plus que ces dites dépenses s’étaient avérées légales après l’élection ratée.
    Mais on a peu parlé de ce coup des Desmarais et du tort causé au Bloc.
    Suis-je dans l’erreur ?

  • François A. Lachapelle, 14 septembre 2015 22h47

    Marcel Haché, ton style avec "du cran, de la drive" ne fait pas dans les nuances. OK, malgré tes nombreuses déceptions électorales générées par ton peuple les Québécois, tes reproches à Gilles Duceppe, tu invites à voter pour le Bloc Québécois dans un cri de désespoir. Tu écris : " ... avec toutes les forces qui nous restent."

    Pour bien des Québécois, observateurs de la scène politique depuis longtemps, toi, moi, Gilles Duceppe, Mme Lise Payette, les choix électoraux des Québécois relèvent d’un grand mystère : nous assistons à un concours de popularité.

    Et ce concours de popularité est alimenté par une série de promesses qui au premier mur rencontré, est annulée, oubliée, transformée par les stratèges des partis pour faire oublier une folie de campagne. Cette promesse est irréalisable parce que les conditions ont changé...

    Finalement, les élus feront partie d’un cirque, d’une foire alors que le vrai pouvoir sera exercé par le Gouvernement des Juges et par les hauts fonctionnaires qui empêcheront le navire du Canada de couler. Cet exploit sera sans doute bénéfique pour le peuple qui ne demande que du pain et des jeux.

    Dans sa chronique du 11 septembre 2015 dans Le Devoir, Mme Lise Payette écrit son diagnostique de l’électorat du Québec selon le texte qui suit.

    « ... hélas, au Québec, sans que personne ait jamais réussi à l’expliquer totalement, nous sommes peut-être des analphabètes politiques ? J’ai entendu récemment des spécialistes en la matière expliquer qu’en raison de notre statut de peuple vaincu, de peuple soumis ensuite, toujours inquiets de poser un geste qui pourrait déplaire au reste du Canada, nous subissons tout sans vraiment nous révolter et tendons l’autre joue comme on nous a appris à le faire.  »

    Marcel, imagine que tu es en face d’une classe de 25 analphabètes politiques. Ta mission : les convaincre d’aller voter en saine démocratie. Bonne chance.

    La situation est pire que cela au prochain scrutin fédéral : les analphabètes se font dire par les candidats qu’ils ne sont pas analphabètes, qu’ils sont intelligents et qu’ils doivent voter pour Madame ou pour Monsieur. Et le meilleur argument : "si tu votes pour moins, tu conserveras ton job" — " si tu votes pour mon chef, on va amener des jobs icitte dans ta ville pour toi, ton frère, tes enfants". L’élection est gagnée d’avance.

    Même si le job de Gilles Duceppe est titanesque, je l’appuie et j’espère que son expérience fera la différence. Il faut se rappeler que tous les votes comptent et qu’un vote de plus peut sceller le résultat dans un comté.

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