«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Des promoteurs immobiliers liés à la mafia italienne ? Humm... De qui diable peut-il s’agir ?

Allégations visant deux élus libéraux : Yves Francoeur a rencontré la SQ

mercredi 6 septembre

L’enquête de la Sûreté du Québec (SQ) au sujet de révélations-chocs formulées en avril par le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal (FPPM), Yves Francoeur, est au beau fixe.

Le corps de police n’a « pas de nouvelles informations », autres que celles qu’il a en main depuis le 2 mai, date à laquelle le ministère de la Sécurité publique l’a chargé d’enquêter sur des allégations d’entrave à la justice visant des membres de l’équipe du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Ces allégations ont été formulées par Yves Francoeur, qui prétend n’avoir rencontré les enquêteurs de la SQ qu’une seule fois, quelques jours après avoir lancé des allégations fracassantes sur les ondes du 98,5 FM.

« Le 15 mai, ils sont passés prendre ma déclaration au bureau de mon avocate », a-t-il affirmé au Devoir. Depuis, c’est le silence radio.

« L’enquête est toujours en cours. Il n’y a pas de nouveau depuis le 2 mai », affirme aussi la SQ, par le biais de son porte-parole Stéphane Tremblay.

Le 26 avril dernier, Yves Francoeur a déclaré que des procureurs aux poursuites criminelles et pénales n’ont pu porter d’accusations de fraude et de trafic d’influence contre deux élus libéraux, dont un siège actuellement à l’Assemblée nationale.

Selon le président de la FPPM, les deux députés auraient milité, durant l’ère Charest, en faveur de « modifications législatives en retour de contributions [de promoteurs immobiliers liés à la mafia italienne] au Parti libéral [du Québec] ».

Ses déclarations ont placé le DPCP sous haute tension et contraint sa dirigeante, Annick Murphy, à enjoindre au ministère de la Sécurité publique de déclencher une « enquête policière de nature criminelle pour faire la lumière sur les allégations ».

Trois mois après l’onde de choc qu’il a créée, Yves Francoeur doit se présenter à l’Assemblée nationale, mercredi matin, dans le cadre des consultations et audiences sur le projet de loi 133, qui oblige le port de l’uniforme par les policiers et les constables spéciaux dans l’exercice de leurs fonctions. « C’est inconstitutionnel, selon nous, et on va le contester, c’est certain, a déjà annoncé Yves Francoeur. On a très bon espoir de gagner notre bataille. »


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