«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La culpabilisation sordide se poursuit

Accusés, levez-vous !

Le gouvernement Couillard lancera bientôt un grand exercice pour débusquer le racisme et la discrimination systémique au Québec.

Y a-t-il du racisme et de la discrimination au Québec ? Oui, bien sûr, mais est-ce « systémique » ? Que veut dire ce mot ?

Né dans le contexte de la lutte des Noirs américains des années 1960, le concept a été lancé à l’origine par Stokely­­ Carmichael et Charles Hamilton, affiliés au mouvement Black Power.

À l’époque, on parlait de racisme « institutionnel ».

Critique

Essentiellement, on veut dire qu’en plus du racisme d’une personne à l’égard d’une autre, les institutions et le système social au complet reposeraient sur des procédures, des normes, des habitudes, voire des politiques ayant intégré la discrimination dans leur fonctionnement usuel.

Le cas type est celui, indéniable, du régime de l’apartheid en Afrique du Sud.

On commencera par se demander si un concept né dans le contexte de la question raciale aux États-Unis dans les années 1960, s’applique bien au Québec de 2017.

La notion est aussi sévèrement critiquée par plusieurs spécialistes qui y voient un fourre-tout.

Si une personne issue d’une minorité visible n’obtient pas l’emploi convoité, cela peut être parce qu’elle maîtrise mal la langue, parce que ses diplômes posent problème, parce qu’un employeur ne pourra pas vérifier une expérience de travail acquise dans un autre pays, parce qu’il est humain d’être plus porté à embaucher quelqu’un qui nous ressemble, etc.

Le mot « systémique » permet de tout mettre dans le même panier.

Si vous êtes un militant déguisé en chercheur, qui veut faire le procès de toute une société, c’est un concept formidable : comme personne n’est précisément identifié, tout le monde peut être accu­sé.

C’est de la peinture au rouleau.

C’est aussi un pseudo-raisonnement circulaire, de type la poule et l’œuf.

Qui fait de la discrimination ? La socié­té « raciste ». Pourquoi la société agit-elle ainsi ? Parce qu’elle est « raciste ».

Arme

Cette consultation sera supervisée par un comité-conseil. On y trouve des militants, des chercheurs et des gens dont on ne sait pas s’ils sont mili­tants, chercheurs ou les deux.

Que voulez-vous, quand un univer­sitaire est lourdement subventionné pour débusquer le racisme, il a un puis­sant incitatif à en voir le plus possible.

S’il disait que le problème existe, qu’il est regrettable, mais qu’il n’est ni virulent ni systémique, il pourrait donner à ses bailleurs de fonds l’idée de mettre leur fric ailleurs.

Dans ce comité-conseil, on trouve également des individus qui lancent le mot « islamophobie » comme on jette du sel sur nos routes. Très généreu­sement.

Ce mot, on devrait l’avoir compris, est une arme visant à disqualifier toute critique de l’islam, tant de la part des non-musulmans que des musulmans qui voudraient réformer leur religion.

Comme par hasard, le gouvernement Couillard lance cet exercice dans la foulée du « reportage » de l’émission Enquête associant le PQ au Front National et du sondage CROP.

Comme disait Woody Allen, même les paranoïaques peuvent avoir de vrais ennemis.

 


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Islam politique
Allahou akbar ? Peut-être. Mais pas dans l’espace public

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