«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Les bons offices de Brian Mulroney se seront révélés vains

ALENA : Washington envisage un retrait imminent

mercredi 26 avril

(Ottawa) L’administration de Donald Trump envisagerait de se retirer de l’Accord de libre-échange nord-américain d’ici quelques jours, rapporte la chaîne CNN.

Selon deux sources officielles citées par CNN, le président pourrait signer un décret qui déclencherait une procédure de sortie de l’ALENA dans un délai de 90 jours.

Ce décret pourrait marquer la fin de l’ALENA, qui englobe le Canada, les États-Unis et le Mexique. La manoeuvre pourrait aussi constituer un outil de négociation de Washington en vue d’édicter des termes commerciaux plus favorables pour les Américains, ajoutent les sources de CNN.

À Ottawa, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a tenu à calmer le jeu avec une brève déclaration au sujet des nouveaux développements.

« Ce que je peux dire au sujet de l’ALENA, c’est qu’il est important que nous gardions tous en tête qu’à l’heure actuelle, les négociations n’ont pas encore commencé, a indiqué la ministre dans un courriel à La Presse. Le Canada est prêt à amorcer des discussions à tout moment. »

Selon le site Politico, une version préliminaire du décret présidentiel a été rédigée par Peter Navarro, directeur du National Trade Council, en collaboration avec le stratège en chef Steve Bannon. Le document final pourrait être déposé à la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine, ajoute-t-on.

Beaucoup de choses pourraient encore bouger au cours des prochains jours, ajoutent les officiels. Donald Trump et son équipe en seraient encore à jongler avec divers scénarios.

Cas extrême

Le cas le plus extrême, déjà évoqué par M. Trump pendant sa campagne électorale, implique un retrait pur et simple de l’ALENA en vertu de l’article 2205 du traité en vigueur depuis 1994.

Une fois la procédure enclenchée, les États-Unis auraient six mois pour se retirer de façon définitive de l’ALENA. Un « flou juridique » persiste toutefois pour déterminer si le président Trump pourrait agir seul, ou s’il devrait plutôt obtenir l’assentiment du Congrès, indiquent des experts consultés par La Presse.

Si Washington choisit d’aller de l’avant avec ce retrait, l’Accord de libre-échange (ALE), conclu en 1988 entre le Canada et les États-Unis, reprendrait automatiquement du service. Le traité est « en veilleuse » depuis la mise en oeuvre de l’ALENA.

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