«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

La convergence des forces souverainistes...

À pas de tortue

Tribune libre de Vigile
mardi 22 novembre 2016
228 visites 4 messages

Le débat sur la convergence des forces souverainistes demeure un sujet délicat et fragile malgré l’extrême importance qu’il suscite sur la scène politique indépendantiste québécoise. En effet, à chaque occasion où le sujet apparaît à l’ordre du jour des assemblées de partis souverainistes, surgit une guéguerre de clocher qui menace la réalisation de la convergence.

Ainsi en est-il du dernier Conseil national de Québec solidaire (QS) durant lequel les délégués se sont entendus sur l’objectif visant à se débarrasser des libéraux lors du prochain scrutin en 2018, un objectif qui, bien sûr, fait l’unanimité chez le PQ et ON.

Toutefois, dès que le mode d’accession à l’indépendance et le moment choisi pour lancer la consultation visant au référendum sont abordés, des différences fondamentales ressurgissent lorsque, entre autres, QS et ON préconisent la tenue d’un référendum au cours du premier mandat d’un parti indépendantiste, une position rejetée par le PQ de Jean-François Lisée.

En bref, oui à la convergence mais à pas de tortue, chaque parti demeurant sur ses positions sur des dossiers cruciaux…Conséquemment, je demeure fort sceptique par rapport au chemin raboteux sur lequel cette « ouverture » à la convergence est engagée !

Commentaires

  • Michel Blondin, 23 novembre 2016 09h24

    La convergence n’est possible que dans deux situations.

    1- La première, en élection de multipartisme, dans une intention prévisible de phagocytose de l’un par l’autre. Il en restera qu’un seul.

    2- Le deuxième, en polarité référendaire fondamentale qui se décrypte en un seul mot en réponse à la question de l’indépendance.

    Plus que cela, c’est le mur des Lamentations du plus faible et le silence indifférent du plus fort.

    Nous ne devons jamais perdre de vu que les élections sont des moyens démocratiques du nombre qui remplacent les guerres et diminuent ainsi les dommages collatéraux. La victoire des batailles est remplacée par l’addition ou la soustraction de votes pour déterminer ....la victoire à celui qui a le plus nombreux votes d’électeurs .

    Et le principe millénaire enseigné en situation de guerre est le paradoxe de "qui veut la paix prépare la guerre". C’est un fondement dans les "War room" de toutes élections. Même les équipes de sports font une utilisation de l’expression pour avoir l’air de dur des durs.

    S’en déduit de ce principe de guerre, qu’en élection, de préserver l’existence et la pérennité des partis obligent à mettre en évidence et promouvoir les différences, les avantages, être la seule vérité, la seule bonne solution et ne jamais souligner les affinités avec les autres partis. Toute tactique qui fait augmenter le nombre de partisans et soustraire les adversaires est essentielle.

    Avec ces fondements, la conclusion qui s’impose est que la présentation de candidat commun à deux partis est contre nature et inapplicable. C’est impossible, sauf exception.
    L’opération ne peut que soutirer des avantages tactiques possibles.

  • yves corbeil, 22 novembre 2016 16h06

    Message pour David,

    La carte électorale date de 2011, vous êtes due pour un changement avec l’immigration qui sévit à Mourial.

    Je vous suggère de séparer en deux les comtés de Gouin, Mercier et Sainte-Marie, Saint-Jacques. Du coup ça vous ferait 6 députés et puis vous auriez l’air de vrais séparatistes et ça fait moins têteux que de se mettre en couple avec l’élysée.

  • yves corbeil, 22 novembre 2016 15h53

    Une farce totale, voyons donc. Elle va lui demander combien de comté la solidaire des friperies. 10 ans a tourné en rond et maintenant tout ce qu’ils ont trouvé comme méthode c’est s’acheté des comtés en faisant une alliance. Y nous prennent pour des morons finis ou quoi.

  • François Ricard, 22 novembre 2016 15h33

    La convergence veut dire la disparition d’un ou de plus d’un parti.
    En notre système parlementaire, les gouvernements de coalition sont tout simplement impossibles. À brève échéance, ils conduisent à la disparition du parti le plus faible. QS et ON sont bien conscients de cela. On y parle de convergence pour leurrer leur troupe. Le PQ perd et son temps et sa crédibilité à jouer à ce jeu avec eux.

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