«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Nos achats Québécois variés = succès !

À chacun son vin Québécois

Un levier économique fort efficace

Tribune libre de Vigile
mardi 6 décembre 2016
307 visites 7 messages

À chacun son vin

Un soupir de soulagement s’est fait entendre chez les vignerons du Québec lorsque, le 2 décembre 2015, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a déposé son projet de loi autorisant la vente des vins québécois, des hydromels, du cidre et du vin de glace sur les tablettes des épiceries du Québec. Enfin, diront certains ! Il était grand temps.

Cette loi devenait systématiquement un levier efficace pour développer notre industrie vinicole provinciale qui, pour notre bonheur, produit des trésors de vin québécois, parfois des élixirs. Le tout en profitant d’une vision exceptionnelle et d’une opportunité d’affaires dans nos épiceries qui, avouons-le, vivent confortablement de nos achats. Voilà un juste retour des convenances commerciales ; Bacchus jubile. Maintenant, à nous de boire « notre » vin jusqu’à la lie !

Cela n’est pas tout !

J’ai été frappé par la déclaration suivante : Achetons localement. Je sais, ce n’est rien de nouveau, mais si nous portons attention à tout ce que nous voyons autour de nous on peut se poser la question suivante : quel objet est donc fabriqué au Québec ?
Il n’est pas rare de voir plusieurs personnes entrer dans un des nombreux Café Starbucks ( siège social basé à Seattle) vêtus de vêtements griffés « The North Face » ( compagnie américaine) pour acheter, inconsciemment, un café dont les profits seront dirigés vers les USA.
Mais pourquoi ne pas encourager un des nombreux autres commerces du même type sur la même rue arborant une bannière locale ou provinciale ?

La souveraineté dans les produits, sans être idéologiquement à 100%, pourrait nettement devenir plus avantagée ou bonifiée qu’elle ne l’est présentement. Mais le citoyen du Québec n’a pas encore cette prise de conscience économique assez développée.

Dommage, très dommage ! L’aura-t-il un jour ?

En chacun de nous se trouve un consommateur qui, prudemment, doit faire des choix face à des concepts variées et du marketing agressif. Les niveaux de qualité, le prix et la provenance du produit influenceront le consommateur. Dans un autre angle, l’acheteur sérieux possède une conscience qui s’intéresse au côté politique, acheter local et encourager les bannières d’ici ; d’autres s’en foutent éperdument !

Acheter local c’est contribuer à la prospérité, endiguer l’écoulement de fonds vers l’étranger, créer des emplois, une volonté d’accroître les revenus des travailleurs, participer à la rétention des jeunes et de la main-d’oeuvre qualifiée et le maintien des infrastructures. N’oublions jamais qu’acheter c’est voter. Achetez-vous avec vos yeux, vos impulsions, votre logique ou votre portefeuille ? Le québécois possède la responsabilité de son impact socio-économique, achetons local.

Pourtant, le Québec possède la main-d’oeuvre ainsi que les connaissances pour palier à de nombreuses invasions commerciales étrangères. Mais sommes-nous assez investis de la fibre entrepreneuriale ? Bonne réflexion ! Tout part d’une idée, disait-on !

Ah oui ! Bon vin Québécois.

Commentaires

  • Gaston Carmichael, 8 décembre 2016 13h13

    Il y a longtemps, très longtemps, le gouvernement du Québec lançait régulièrement des campagnes publicitaires avec pour thème "L’achat chez-nous".

    Les accords de libre-échange ont rendu cette pratique illégale. Cela est maintenant considéré comme de la concurrence déloyale envers nos pauvres petites multinationales.

  • Michel Beaumont, 8 décembre 2016 06h43

    @ Jade Déziel

    Merci de me lire.

    En passant, je me fous de M. Leitao. Je mettais plutôt l’emphase sur l’aide apportée aux vignerons Québécois. On fait vivre la SAQ et les épiceries alors ceux-ci SE DOIVENT OBLIGATOIREMENT d’aider nos vignerons et producteurs d’ici. N’allons pas plus loin que ça.

  • Jade Déziel, 7 décembre 2016 13h53

    Bien, acheter localement, je veux bien. Le marché du vin québécois devient accessible aux Québécois ! Quelle surprise, personne n’aurait pensé avant à consommer nos propres produits. Une chance qu’on a Leitao... manger nos tomates, nos oeufs, nos patates, nos fraises, nos fromages et boire nos vins, alouette ! quelle étonnante initiative. Mais, bravo, il était temps.

    Vous dites : « ...le prix et la provenance du produit influenceront le consommateur. ..., l’acheteur sérieux possède une conscience qui s’intéresse au côté politique, acheter local et encourager les bannières d’ici ; ... »

    Quant au vin, toutefois, je veux savoir d’abord lequel provient du vignoble de Jacques Daoust et fiston ...afin que je n’en boive pas. L’ayant collectivement pré-payé, ce serait là,consentir à« boire le vin jusqu’à la lie. »

  • Yves Corbeil, 7 décembre 2016 09h24

    Une petite dernière,

    Comment se fait-il que la SAQ qui nous appartient ne fait pas la promotion de tout ce qu’il se fait au Québec et qu’une grande section avec tous ces produits et des explications claires comme on voit pour les produits étrangers n’existe pas dans toute les succursales. Après une année ou deux la sélection naturelle serait faite et ceux qui ne passe pas la rampe devrait s’amélioré pour revenir sur les tablettes. J’en ai bu de très bon vins fabriqué ici mais on ne les retrouvent nulle part sauf chez le fabricants et c’est trop loin. Pas tous le monde qui peut acheté à la caisse.

  • Yves Corbeil, 6 décembre 2016 20h59

    C’est drôle mais j’ai comme une forte impression que la génération qui s’en vient les Y ou millénaires pour d’autres, celle-là va faire un retour au source et consommer différemment. Je pense qu’ils vont prendre le temps de vivre pas mal plus tout en partant avec 2 prises contre eux. Mais l’argent, le succès qui se mesure en fonction de la bagnole, la cabane et tous les autres trucs qui servent à étaler son succès sans que personnes ne voit la grosseur du crédit sauf qu’on en entends parler avec les stats et graphiques.

    Bien pour eux je crois que ça va être différent réussir sa vie et élever sa famille. J’espère vivre assez vieux pour les voir prendre le pouvoir de la république du Québec et virer tout ça à l’envers.

  • Yves Corbeil, 6 décembre 2016 20h49

    Difficile d’appliquer ces bons principes dans les grands centres urbains mais en région avec des initiatives comme la monnaie locale ça semble être un excellent incitatif pour vivre en harmonie avec ces semblables, consommer avec modération et profiter de la vie autrement qu’en magasinant.

    Les Colocs avec le regretter Dédé Fortin avait sorti une belle parodie qui explique le phénomène de la modernisation qui passe par la dénaturation d’un mode de vie plus humain entre humains.

    https://www.youtube.com/watch?v=y2o4HSzd-wY

  • Richard Dancause, 6 décembre 2016 15h56

    Les indicateurs économiques sont très centrés sur les exportations. C’est bien, car chaque bien ou service exporté génèrent une entrée de $ qui se transforment en salaire ou en achat local.
    La réduction des importations provoque exactement le même effet à la différence que le citoyen a tout le pouvoir entre ses mains pour y contribuer.
    C’est différent pour les exportations car à chaque transaction, il nous faut convaincre un client d’ailleurs.
    Utilisons notre pouvoir et diminuons nos achats de produits importés.

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