«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Corruption serait-elle synonyme de construction ?

37 ingénieurs du Groupe SM mis à l’amende pour financement politique illégal

vendredi 18 novembre 2016

Trente-sept ingénieurs de la firme de génie-conseil Groupe SM ont accepté de payer des amendes à leur ordre professionnel pour avoir servi de prête-noms dans le cadre de dons politiques pendant plus d’une décennie.

Selon des enquêtes de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), les ingénieurs et ex-ingénieurs de l’entreprise ont fait, entre 1998 et 2010, plusieurs contributions politiques qui leur ont ensuite été remboursées par leur employeur.

« La participation des ingénieurs en cause à une démarche de financement des partis politiques impliquant une contribution de leur employeur constitue [...] un acte dérogatoire à l’honneur et à la dignité de la profession », peut-on lire dans le communiqué diffusé par l’Ordre. Celui-ci précise que les compétences des ingénieurs ne sont pas en jeu.

Le nom du président du Groupe SM, Bernard Poulin, a fait les manchettes à plusieurs reprises au cours des dernières années. Il a notamment été lié au scandale du Faubourg Contrecoeur, à Montréal.

Bernard Trépanier, l’ex-argentier d’Union Montréal et aussi connu comme « monsieur 3 %», a également témoigné devant la commission Charbonneau avoir reçu plusieurs milliers de dollars en honoraires de la part de l’entreprise.

Les enquêteurs de l’UPAC ont également perquisitionné les bureaux de l’entreprise l’an dernier en lien avec une enquête sur le scandale des compteurs d’eau, à Montréal.

La firme a d’ailleurs admis avoir obtenu des contrats publics de manière frauduleuse à Montréal et Longueuil et a offert de rembourser les deux villes via le Programme de remboursement volontaire mis sur pied par Québec.

Minimum de 1000 $

Les modalités de la conciliation sont confidentielles, mais l’amende minimale pour ce type d’infraction est de 1000 $ et augmente selon le nombre de dons politiques illégaux, selon l’OIQ. De plus, l’infraction va dans les dossiers des ingénieurs au cas où il y aurait d’autres enquêtes à leur sujet à l’avenir.

La confidentialité de l’entente fait qu’il est toutefois impossible de savoir qui sont les ingénieurs qui ont accepté de payer une amende et à quel parti ils ont fait des dons.

À ce jour, 169 ingénieurs ont accepté de payer des amendes en lien avec du financement politique illégal. En mai dernier, 107 ingénieurs chez SNC-Lavalin ont accepté de payer une somme confidentielle après avoir été remboursés par leur employeur pour des dons à différents partis.

Deux mois plus tôt, l’OIQ avait également mis à l’amende 25 ingénieurs de la firme de génie-conseil Axor pour financement illégal, principalement auprès du Parti libéral du Québec.


 


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