«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Réplique à Michel David - « Joyeux anniversaire ! »

250 ans de refus

Nous fêterons 250 ans de lutte contre l’assimilation, 250 ans de refus, 250 ans de souveraine existence

Tribune libre de Vigile
jeudi 8 janvier 2009
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Le Devoir-2009 01 08-Michel David- Joyeux
anniversaire !
- (
Vigile )

Cher Michel,

Voici ici-bas ce que m’inspire ton texte publié aujourd’hui dans Le
Devoir.

En somme... Toi tu souhaites un joyeux anniversaire ironique à celles et
ceux qui fêteront la défaite des Armées du Roi de France, moi je souhaite
un vrai joyeux anniversaire au peuple souverain du Québec né de la
pénétration des fortifications de l’amère patrie par les Armées
britanniques. Une maculé conception qui, et c’est le mystère de la foi, le
jour même de cette effroyable copulation, donne lieu en ce lieu de mort
funeste, dans la douleur et le sang versé, à un obscène enfantement, c’est
la naissance d’un peuple distinct du peuple de France. Un peuple né de
l’abdication de fait de son Souverain Louis XV, né de son abdication à son
devoir premier à l’égard de son peuple, celui qui consiste à le protéger
contre l’envahisseur.

Il est question de faire ici ce que notre très chrétienne culture a
toujours fait, recycler les fêtes païennes pour en faire des fêtes
sacrées... Il est né le divin enfant sur les bases de la célébration
païenne du solstice d’hiver. D’autant qu’il est question de naissance dans
les deux cas. Pour les uns c’était la naissance d’un sauveur, pour nous ce
sera notre propre naissance de peuple distinct du peuple de France, ce sera
notre naissance de peuple sans Souverain, trente ans avant la Révolution
française, donc, il sera question de notre naissance de peuple souverain du
Québec, un peuple mineur et orphelin, sous tutelle, mais bien vivant 250
ans plus tard alors que notre tuteur nous a voulu assimilés à sa propre
souche. Ce qui bien sûr et d’évidence n’a pas été et n’est toujours plus le
cas. À majorité, nous pourrons, nous les sans-papiers que nous sommes,
fonder librement un État qui émane de nous. Ce qui n’est bien sûr pas le
cas de l’actuel État unilatéral du Canada, jamais nommément soumis à
l’approbation du peuple souverain du Québec.

2000 souhaits de bel an tout neuf à toi et à tes proches

Luc A.

_________________________________

À détournement de sens, détournement et demi

Les canadianisateurs ont détourné en 2008 le sens des fêtes du 400e
de Québec. En 2009 ce sera le peuple souverain du Québec qui fera des
commémorations de la victoire des Armées britanniques sur celles du Roi de
France, la célébration de sa naissance à titre de peuple souverain,
distinct du peuple de France et distinct de tout autre peuple, un peuple
sans Souverain, un peuple souverain donc, 30 ans avant la Révolution
française.

La naissance dans la douleur et dans le sang versé d’un peuple distinct

La naissance d’un peuple sans Souverain

La naissance du peuple souverain du Québec

Le 13 septembre 1759, Louis XV, le Souverain du peuple de France dont nous
étions partie, la charnelle et personnelle incarnation de la souveraineté
du peuple, abdique de son trône, manquant à son devoir premier de protéger
son peuple de l’envahisseur. Cette partie du peuple de France se trouve dès
lors, 30 ans avant la Révolution française, sans Souverain, à se
réapproprier sa souveraineté de peuple souverain désormais séparé du peuple
de France. C’est la naissance dans la douleur et dans le sang versé du
peuple souverain du Québec, distinct du peuple de France. Un peuple sans
Souverain, donc souverain, qui n’a jamais reconnu d’autres Souverains comme
étant l’incarnation de sa souveraineté, et certainement pas les Souverains
et Souveraines britanniques qui n’ont jamais appelé ce peuple souverain du
Québec à les reconnaître comme tel.

Les États que ce Souverain britannique a imposés au peuple souverain du
Québec et qui se sont succédé depuis la Conquête, n’ont jamais appelé le
peuple du Québec à approuver leur Constitution. Ce défaut de légitimité
perdure aujourd’hui dans l’État du Canada qui n’émane pas du peuple
démocratique et souverain. C’est cet État démocratique du Canada qui
s’impose d’autorité en vertu des lois d’un Empire autocratique de droit
divin que vante M. Ignatieff ? C’est cet État qui n’émane pas du peuple
démocratique et souverain du Québec et qui n’a jamais été nommément soumis
à la démocratique approbation du peuple du Québec que vante cet historien
de pacotille ?

Ce peuple démocratique et souverain du Québec, né le 13 septembre 1759
n’adhère pas à cet État du Canada unilatéral et imposé de force et
d’autorité sans nommément soumettre aux voix du peuple souverain l’Acte qui
le fonde, le constitue et le gouverne. Cet État du Canada actuel fondé sur
la Conquête et jamais soumis aux voix du peuple est répudié par le peuple
souverain du Québec.

John Saul affirme qu’il n’y a pas eu Conquête, mais bien Cession. Comme si
un peuple pouvait être objet de Cession. Comme si un Souverain était
propriétaire du son peuple, comme s’il pouvait en disposer à volonté. S’il
a cédé ses territoires, il ne pouvait en aucun cas céder le peuple. Ce
peuple orphelin de Souverain est un peuple qui vit depuis hors l’État.
Aucun État ne le reconnaît comme existant et souverain, et lui, ne
reconnaît comme valide aucun État. Pire, il refuse l’État actuel du Canada
qui n’émane pas de lui, aucun des États qui se sont succédé depuis la
Conquête n’a reçu l’adhésion du peuple souverain du Québec. Surtout pas le
Canada actuel rapatrié unilatéralement et répudié par la députation du
Québec. Ne reste qu’à appeler le peuple à se prononcer à cet égard. Ça, le
Canada s’en garde bien.

Le 13 septembre 2009, alors que sur les plaines d’Abraham d’autres
fêteront la pantomime de la défaite des armées de Louis XV, Roi du peuple
de France dont nous étions partie, nous le peuple souverain du Québec,
peuple sans Souverain et sans État valide, nous fêterons la naissance de ce
que nous sommes en tant que peuple distinct du peuple de France, dont
l’abdication du Roi de France nous sépare. Nous fêterons notre douloureuse
naissance de sans versé, en tant que peuple sans Souverain, en tant que
peuple orphelin sous tutelle d’un Souverain qui n’est pas le nôtre. Le
nôtre ayant abdiqué ses primordiaux devoirs à notre égard en refusant de
nous protéger contre les assauts d’un Souverain d’un Empire concurrent.
Nous fêterons en tant que peuple sans État, en tant que peuple résilient,
bien vivant notre naissance déjouant les calculs qui vouaient ce rejeton
supposé de faible constitution à l’assimilation voulue par l’envahisseur,
Durham en tête. D’autres fêteront leur victoire, nous nous fêterons la
faillite de leurs souhaits, nous fêterons notre naissance en tant que
peuple fort, capable de faire mentir l’Histoire des civilisations dont ils
se croyaient les dignes héritiers en espérant notre dissolution dans leur
tout civilisateur. Il n’on pas compris qu’un peuple peut vivre
sans-papiers, hors l’État, nous les « sans culture et sans histoire », les
sans-papiers de l’Histoire. Nous fêterons 250 ans de lutte contre
l’assimilation, 250 ans de refus, 250 ans de souveraine existence, hors
l’État qui s’impose à nous sans se nommément soumettre à notre démocratique
volonté de peuple démocratique, pacifiste et souverain.

Les États passent, les peuples restent

En vingt minutes, se jouera le 13 septembre 2009 un jeu de rôle d’une
grande Histoire mettant en scène les Armées du Souverain d’un Empire
pénétrant fièrement les fortifications de l’amère patrie de France. C’est
cette copulation inattendue et non protégée dans l’éjaculation de sang de
la mère patrie, qui la fera mettra bas dans l’instant un rejeton inattendu.
C’est l’inespérée et maculé conception, dans la douleur et dans le sang
versé, jambes écartées et vaincues par les cris et les larmes de
l’enfantement, donnant dans l’espace-temps comprimé de notre conception,
naissance à un peuple nouveau, distinct de tout autre et dont nous sommes
les vaillants survivants et héritier, un peuple sans Souverain, un peuple
donc, souverain, distinct du peuple de France.

Pendant que d’autres fêteront la défaite de la France, nous nous fêterons
notre douloureuse et difficile naissance à même les forceps imprévus de
l’Histoire. Peu importe la douleur de la naissance, maintenant que nous
pouvons, bien vivants que nous sommes, en fêter le 250e anniversaire en
agitant bien haut le drap de notre maculé conception encore taché de sang.

L’orphelin que nous étions, toujours aujourd’hui sous tutelle abusive et
sans-papiers, pourra bientôt à majorité venue, se donner les moyens de
librement et sans menace de représailles choisir son destin, libre de
fonder un État qui émane de lui, le peuple démocratique et souverain du
Québec. Un État qui en cela, sera le seul en mesure d’être légitime et
valide, parce que nommément et clairement soumis à sa souveraine,
démocratique, libre et légitime approbation. Ce qui n’est pas le cas de
l’État actuel du Canada.

Il faudra en grand nombre, parés de nos couleurs de peuple démocratique et
souverain du Québec, assister sur les Plaines d’Abraham le 13 septembre
2009, à l’obscène copulation des Empires qui nous ont donné naissance, ce
jour même du 13 septembre 1759. D’autres pourront fêter la défaite des
armées de l’amère patrie, nous nous fêterons fièrement son accouchement qui
nous a fait naître en tant que peuple souverain et distinct de tout autre
et toujours bien portant malgré les conditions adverses qui nous
confrontent depuis ce jour de notre primale naissance, qui nous arrache
encore aujourd’hui 250 ans plus tard, des larmes et des cris mêlés de
douleur et de joie.

Il est né le divin enfant

Si les chrétiens ont pu faire de la païenne célébration du solstice
d’hiver une fête sacrée de la naissance, de la renaissance, nous pouvons,
nous le peuple démocratique et souverain du Québec faire de ces honteuses
et obscènes célébrations de la défaite des armées du Roi de France, la fête
de son abdication, 30 ans avant la Révolution française, la fête de notre
naissance en tant que peuple sans Souverain, en tant que peuple
démocratique, pacifiste, anti-impérialiste et souverain du Québec. Une
occasion de dénoncer un État du Canada avatar abuseur d’un Empire
monarchique de droit divin qui s’impose d’autorité et qui se croit toujours
propriétaire et tuteur d’un peuple souverain supposé cédé, alors qu’il
s’abstient de nommément soumettre son illégitime invalide autorité légale à
la claire, directe et démocratique approbation du peuple souverain du
Québec.

Bonne et souveraine année
2009

Tribune libre de Vigile - Luc ARCHAMBAULT 31 décembre 2008

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

Commentaires

  • Luc Duranleau, 11 janvier 2009 14h51

    Monsieur Archambault,

    Soyons très clair. Au nom du Parti indépendantiste et en mon nom personnel, nous demandons l’annulation de tout événement qui perpétue l’humiliation et l’assujettissement du peuple québécois. Tout comme j’ai été le seul dans la Capitale à demander formellement l’annulation du Sommet des Amériques et le seul à distribuer des tracts à cet effet. En 2001, toutes les instances n’ont pas tenu compte de ma demande et nous savons ce qui s’est passé. Le même résultat qu’à Seattle en 1998. Plusieurs Québécois ont été blessés grièvement par ce que les soi-disants défenseurs du peuple québécois n’ont pas eu le courage d’affonter les usurpateurs.

    Aujourd’hui, le Parti indépendantiste demande à l’ensemble de l’intellegentsia indépendantiste de se lever ensemble et d’exiger l’annulation de cet événement. Je ne verse nullement dans la glorification en disant qu’il y’aura potentiellement des blessés et des morts en septembre. C’est la nature même de la guerre lorsqu’un groupe tente d’humilier l’autre, qui lui impose sa volonté par la force en se servant de ses impôts pour le financer. Sans respect, nous sommes rien d’autre que des minables aux belles paroles de compromission. Sans respect, nous ne serons jamais un peuple libre. À jamais vaincu dans l’âme même de notre nature.

    D’avancer comme prétexte que cet événement aurait des retombés économiques pour la ville, pour en justifier sa tenu, est entièrement fausse et n’est qu’un insulte de plus. Serions-nous disposés à agir comme de putains et d’accepter l’humiliation pour une poignée de dollars à l’effigie de la reine ? NON MERCI !!! Cet événement sera un désastre financier puisque le gouvernement aura à mater une émeute avec l’armée. Voilà le résultat de 10 années continues de propagandes canadiennes sur le sol québécois.

    Je ne me baigne ni dans le rêve d’une gloire illusoire du héro ni dans la réalite d’une soumission servile à la monarchie canadienne. Si j’investis tant d’effort avant l’événement c’est pour mobiliser les indépendantistes et ainsi éviter un carnage.

    Luc Duranleau
    Candidat du PI
    Jean-Talon et Montmorency

  • Luc Archambault, 11 janvier 2009 13h28

    Merci pour votre réponse,

    Entre-nous, votre arguement n’est pas sans pertinence.

    «  Toute glorification de la guerre est inacceptable.  »

    Or quand on lit M. Georges-Étienne Cartier qui parle de 5000 manifestants dotés de cannes et de roches dans les poches...

    1759-2009
    Quel joyeux bordel en perspective !

    Quand vous faites référence aux « émeutes » entourant la venue de la Reine en 1964, quand vous parlez de «  bain de sang au mois de septembre prochain », que faites-vous sinon glorifier la guerre, à coup de roches et de cannes, quand ce ne sera pas des cocktail molotov comme au « Sommet des Amériques » que vous évoquez ?

    Et,qu’aurez-vous obtenu en annulant l’événement ? Québec frustré parce que privée de retombées économiques par « des extrémistes souverainistes qui auront menacés de violence et de jet de pierre » des invités pacifiques qui se passionnent pour les reconstitutions de batailles partout dans le monde !?

    N’est-ce pas ce qui sera dit... par des canadianisateurs et leurs médias de masse partisans et propagandiste qui en profiteront pour encore faire passer le nationalisme québécois pour ethnique, incapable de se hisser à la hauteur de ce que représentent les reconstitutions historiques de grandes batailles partout dans le monde. On reconstitue bien la scène d’un crime, il n’y a pas là offense à la victime de l’assassinat. Au contraire, cela permet de bien comprendre comment le crime a été commis, avec quelles armes elle a été tuée, ici, vaincue.

    Nous serions dans l’État du peuple souverain du Québec, fêtant le 300e anniversaire de la naissance du peuple souverain du Québec le 13 septembre 1759, que nous inviterions le monde pour montrer comment deux Empires concurrents se sont fait la guerre pour nous posséder, pour nous « céder » par dessus notre tête sans jamais nous nommément consulter dans un État qui aujourd’hui encore en 2008, 250 ans après la Bataille, n’émane pas du peuple et est refusé par le peuple souverain du Québec. Le Canada ne passe pas, certainement pas tel qu’il est... Nous pourrions à cette occasion bien montrer comment s’est préparé la bataille et pas seulement la bataille elle-même...

    « toute la côte sud du fleuve est saccagée et brûlée. Un soldat qui a participé à ces opérations de terreur n’est pas peu fier de noter dans son journal : « Nous avons brûlé et détruit jusqu’à quatorze cents belles fermes, car, pendant le siège, nous étions les maîtres de leur pays, le long de la rive, et nous envoyions presque continuellement des groupes pour ravager la campagne, si bien que cela leur prendra un demi-siècle pour réparer les dégâts. »

    1759 la Conquête de Québec - FAUSSES PROMESSES - www.republiquelibre.org

    Voilà ce que nous pourrions faire, en 2009. Montrer partout autour de Québec, dans Québec le drame de la guerre, raconter la douleur et la mort, la désolation et la bombarde, le pillage et le saccage. En somme, faire comme nous pourrions faire pour le 300e anniversaire de notre naissance en tant que peuple souverain distinct du peuple de France, dans un État qui émane du peuple, profiter de l’occasion pour vraiment « reconstituer » la guerre et pas seulement la Bataille.

    On veut nous parler de reconstitution. Soit !

    Accueillons donc ces férus d’Histoire qui parcourent le monde pour s’informer de l’Histoire entourant les grandes batailles, ces événements qui nous permettent de mieux comprendre comment s’est construit le monde dans lequel nous vivons, ces reconstitutions filmées de Waterloo, ou de la Bataille des Ardennes, ou de celle de la Révolution française ou américaine, quand ce n’est pas la guerre de sécession. Nous pourrions justement, hors la glorification de la guerre, hors toute glorification de la guerre, y compris celle à laquelle vous vous préparez fébrilement, profiter de cette occasion qui nous fera recevoir à nouveau le monde entier, pour que ces visiteurs en apprennent plus sur nous et nous de même. Notamment pour leur montrer, nous montrer à nous même, les horreurs de cette guerre et ce qui en a résulté, non pas seulement sur les Plaines mais partout autour de Québec, et dans Québec. Ce qui en a résulté aussi pour nous, le peuple souverain du Québec, toujours vivant dans un État qui n’émane pas du peuple et qui n’a jamais été nommément approuvé par le peuple souverain. Une occasion pacifique de mieux connaître notre histoire.

    Ainsi, s’il est question de manifestation. de rassemblement du peuple souverain du Québec, des indépendantistes prenant fait et cause pour la libération pacifiste de ce peuple démocratique, cela pourrait commencer les 11 et 12 septembre par un parcours manifestif sur toute la côte-sud de Québec, pour visiter les lieux où des fermes ont été incendiées, pour constater ce qu’il y a maintenant à la place que ce qui serait aujourd’hui un bâtiment patrimonial. Un parcours pareil sur l’Île d’Orléans, toutes colonnes convergeant vers Québec manifestant la douleur et le deuil de cette douloureuse naissance dans le sang du peuple souverain du Québec. Pour dénoncer, énoncer et informer, nos visiteurs en costumes d’époque, et le monde entier, et nous-mêmes, pour nous reconstituer, nous constituer dans la reconstitution, dans une véritable reconstitution... Pour nous constituer justement, pour faire valoir le bien-fondé d’une Constitution émanant du peuple, pas seulement une re-constitution de pacotille... Non pas en annulant la chose, non pas en faisant la guerre et des émeutes, mais bien en exigeant des budgets conséquent pour faire une véritable re-constitution de ces semaines, de ces mois, de ces journées terribles qui ne sauraient se résumer au 20 minutes de cette bataille perdue par les Armées du Roi de France, cette bataille que nous menons depuis 250 ans contre la Cession d’un peuple, qui dure toujours, car un peuple ne saurait être objet de Cession.

    Voilà ce qui nous permettrait de vraiment ne pas glorifier la guerre, parce que nous nous serions vraiment servi de la reconstitution pour l’éducation, l’information et l’édification des visiteurs et du monde entier quant à ce qui a entouré cette bataille et ce qui aujourd’hui encore nous fait vivre sous la tutelle d’un État invalide, illégitime, parce jamais nommément endossé par le peuple souverain du Québec. Nous pourrions être sur place en grand nombre pour par exemple, nu, dans l’immobilité de la mort, couché(e)s dans les rues et les abords du Champs de Bataille, démontrer, reconstituer le champ de la mort, des corps et des âmes d’un peuple qui nait à lui-même de la pénétration d’armées étrangères dans les fortifications de notre amère patrie. Né d’un viol, violent et armé. Une violence qui se perpétue dans un État actuel qui ne se soumet pas nommément à la volonté du peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec. Nous pourrions en faire une oeuvre d’art mondialement reconnue. Une image forte immortalisée par le photographe Spencer Tunick spécialiste de telles « manifestations ».

    Tout cela pourrait être entourer de tout ce que l’on voudra imaginer pour défendre et illustrer notre fierté de peuple distinct de tout autre, aspirant à la liberté qui fera de ce peuple souverain du Québec, un peuple libre de choisir son destin.

    Nous aurons gagné la bataille de l’information. Nous aurons montré un visage ouvert, pacifiste, démocratique et manifestif, ce que nous sommes vraiment et majoritairement.

  • Luc Duranleau, 11 janvier 2009 09h22

    Monsieur Archambault,

    Toute glorification de la guerre est inacceptable. La guerre c’est la mort, la souffrance et le désespoir. Rien à célébrer ni à reconstituer. La reconstitution de 1759 n’est pas un spectacle mais une mise en scène macabre des méthodes de propagande du militarisme canadien. Pendant que la guerre fait rage en Israël, ces imbéciles du CCBN veulent la glorifier.

    C’est une honte cet événement. Un geste profondément irrespectueux envers notre peuple. Les Plaines d’Abraham est un cimitière. Laissons les morts dormir en paix.

    En ce qui concerne l’article de monsieur Boivin du Soleil, c’est toujours pareil avec les médias. Ils servent les intérêts de l’ordre établi. En 2000 et 2001, les médias ont fait exactement pareil avec le Sommet des Amériques. Ils ont tout fait pour dépeindre un événement international qui aura des répercussions favorables à la Capitale. Pendant ce temps, les sbires du gouvernement fédéral ont envahi le conseil municipal afin de les séduire avec de l’argent et de la gloire pour ensuite les rassurer tant qu’à la nature paisible de l’activité. Entre temps, le gouvernement provincial de monsieur Landry, ce parti qui clame être le défenseur du peuple québécois, a tout simplement laissé faire.

    Donc l’histoire se répète, encore et encore ; sans cesse à nous marteler notre condition de vaincu. Les soi-disants représentants provinciaux de notre peuple agissent en collaborateurs silencieux de ces ignominies et les médias servent les intérêts de ces usurpateurs en cautionnant leurs basses oeuvres en soufflant un nuage d’information anesthésiante.

    Tout compromis est inacceptable. Les indépendantistes se mobilisent en ce moment même. Plusieurs groupes ont déjà exigé par communiqué que l’événement soit annulé. Le RRQ a envoyé lui un ultimatum. Lors de la soirée du Conseil de la Souveraineté qui aura lieu en février, le Parti indépendantiste exigera formellement que le BQ, le PQ et QS se prononcent officiellement contre la tenu de cet événement. Nous verrons à ce moment qui défend véritablement la dignité du peuple québécois et qui sont les faux prophètes.

    Advenant, la tenu de l’événement, il est absolument clair que nous allons revivre les épisodes de 1964 lors de la visite de la reine à Québec.

    Travaillons ensemble pour annuler l’événement et ainsi éviter un bain de sang au mois de septembre prochain.

    Ralliez-vous à l’indépendance. Préservons notre dignité. Exigeons le respect.

    Luc Duranleau

    Candidat du Parti Indépendantiste

    Jean-Talon et Montmorency

  • Luc Archambault, 10 janvier 2009 01h19

    @ M. Luc Duranleau

    Votre fougue vous honore ! J’adhère à tout ce que vous dites. Il faut dénoncer les « célébrations » de la défaite des armées du Roi de France et énoncer l’annexion de la Nouvelle-France à l’Empire britannique... Cela parce que l’Histoire des Empires concurrents ne s’embarrasse pas des peuples collatéraux. Cela parce que nous sommes un peuple. Cela parce que nous sommes le peuple démocratique et souverain du Québec. Cela parce que ce peuple souverain vit sous l’emprise d’un État qui n’émane pas du peuple et qui s’impose d’autorité, qui s’impose par la contrainte, par la menace de représailles.

    Le problème c’est qu’on nous répondra qu’on ne « célèbrera »... rien... on ne fera que présenter un « spectacle ». On ne fera que convier le bon peuple à une palpitante « reconstitution de batailles », comme on peut le lire dans Le Soleil d’aujourd’hui ( 2009 01 09 ) sous la plume de Simon Boivin au titre « Commémoration du 250e de la bataille des plaines : Ottawa est « craintif » »

    « André Juneau, de la CCBN, assure que la rigueur historique sera de mise et qu’il n’est pas question d’une « célébration ». Mais la bataille a une importance historique indéniable, et elle s’est déroulée à Québec, dit-il.

    Le président s’attend à devoir se défendre de « tourner le fer dans la plaie ». « C’est ça qu’il va falloir défaire, dit-il. Je pense que c’est un défi. Il faut la regarder en face la bataille. Elle sera toujours là. Jamais on va faire gagner Montcalm. Il a perdu. Mais il en avait gagné bien d’autres. » »

    « J’étais à Ottawa il y a trois semaines, eux aussi ils sont craintifs, souligne M. Juneau. lls veulent qu’on se concentre sur le fait historique, pas sur une fête. On ne fait pas de chorales ou de feux d’artifice, là. C’est une reconstitution. »

    On en fera pas de « célébration »... on ne fera qu’une « commémoration » qu’un spectacle distrayant de reconstitution de batailles historiques...

    On aura beau faire, difficile de dénoncer une célébration qui n’en sera pas

    Cela dit... On pourra dénoncer de telles « commémorations », comme vous nous invitez à le faire, cela tant et aussi longtemps que ce peuple conquis et toujours sous tutelle est privé d’État qui émane de lui. Tant et aussi longtemps que l’État actuel ne sera qu’un avatar indigne et illégitime de l’Empire qui a par les armes et de force, dans la bombarde et le sang versé, pris possession de nos terres, pris possession de nous dans la Cession, sans jamais nommément soumettre à la démocratique approbation du peuple souverain du Québec nous sommes, les États qui se sont succédé pour nous gouverner depuis que cet état de Guerre de sept ans a mis en place une occupation qui n’a jamais cessé. L’État du Canada unilatéral actuel, celui de 1982, répudié par le peuple souverain du Québec, et par sa députation, n’est qu’un semblable Impérial et monarchique État imposé de force et d’autorité, sans jamais consulter le peuple démocratique et souverain du Québec, un semblant d’État légitime, légalisé par quelques juges de Cour, de Cour suprême. Un État de pacotille qui s’impose à un peuple sans-papiers.

    Voilà ce qui est un scandale !

    Par contre, rien ne nous empêche de voir l’exact contraire de ce négationnisme assimilateur, qui jusqu’à ce jour, a été tenu par l’envahisseur comme vérité Historique. Nous nous soumettons à sa Loi du Conquérant, à sa compréhension de l’Histoire qui le fait vainqueur, si nous ne pouvons opposer que la dénonciation de sa superbe. L’exact contraire de son arrogance n’est pas la dénonciation de ses prétentions, mais bien l’affirmation d’une prétention à la hauteur de laquelle nous nous hissons en quand nous affirmons être né là même où il nous a toujours tenu pour mort, ou mort en instance. Lui qui a cru notre défaite comme la négation même de notre sentiment d’être, de notre existence même en tant que peuple libre, rebelle à sa Loi et à son Souverain. Un peuple distinct, capable de « culture et d’histoire », même hors l’État et sans Souverain.

    Ce que j’affirme est l’exact contraire des prétentions du Conquérant. Pour le Conquérant, hier comme aujourd’hui comme l’affirme John Saul, la fleur de la nation canadianisatrice, Louis XV ayant perdu la bataille, ayant signé un Acte de Cession de « ses » territoires en Nouvelle-France, s’est trouvé à céder en même temps la population habitant ses territoires. Une population qui dès lors n’est rien d’autre que matière à digestion assimilable par le peuple britannique accédant à « ses » nouveaux territoires. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession.

    Ce que je propose est un renversement paradigmatique radical de l’Ordre et de la Loi du Canada. Un renversement qui change la donne à cet égard politique qui est le nôtre, dans la Loi du vainqueur. Il est question d’affirmer que cette population n’était pas une population, mais bel et bien un peuple, un peuple à part entière, distinct de tout autre, comme nous le sommes aujourd’hui. Un peuple né de la séparation d’avec le peuple de France dont nous étions partie intégrante, une naissance à part entière et distincte. Ce qui nous fait être aujourd’hui le peuple souverain du Québec. Un peuple à part, à part entière, démocratique et souverain, jamais consulté quant à la validité des États qui se sont succédé depuis la Conquête et qui lui ont toujours été imposés d’autorité et de force.

    Nous l’affirmerions haut et fort. Je l’affirme haut et fort, même seul de ma race. Je suis partie distincte du peuple de France. Je suis né distinct dans le sang versé par ma mère, ma mère patrie. Cette bataille perdue par la France, consacre, sacre, notre naissance en tant que peuple distinct et souverain, en tant que peuple souverain du Québec.

    Ce n’est pas un scandale que de le dire, que de l’affirmer, voire de le célébrer. Sauf pour le Conquérant, sauf pour les canadianisateurs qui nous refusent encore le droit de nous prononcer à l’égard de la validité d’un État qui s’impose sans même nommément consulter le peuple. Voilà le scandale !

    En somme, l’un n’empêche pas l’autre...

    Vous pouvez dénoncer haut et fort la célébration, voire la commémoration de l’arrogance britannique canadianisatrice qui osera fêter la reconstitution de sa victoire contre les armées du peuple de France dont nous étions partie. Divertissant et innocent spectacle...

    Mais nous pouvons aussi, célébrer notre naissance en tant que peuple souverain du Québec, un peuple ce jour du 13 septembre 1759 né distinct du peuple de France parce qu’abandonné par son Souverain aux mains de l’envahisseur.

    Nous ne sommes pas par là et à cause de cela des « citoyens de deuxième classe ». Si nous ne le sommes pas, c’est parce que nous ne sommes pas que des citoyens, nous sommes un peuple. Nous sommes un peuple souverain. Nous le sommes parce que nous ne sommes plus partie du peuple de France. Les Québécois ne sont plus des Français. Il a bien fallu qu’une transformation s’opère. J’opine qu’elle s’est opérée le 13 septembre 1759. Nous ne le sommes plus partie du peuple de France, parce que notre Souverain a abandonné cette partie du peuple de France que nous étions. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession, comme s’il lui appartenait, comme si un peuple appartient à son Souverain. Ce n’est pas le cas.

    C’est ce que nous dirions haut et fort en affirmant que ce Souverain n’a plus été le nôtre dès lors qu’il nous abandonnait au feu et au sabre de l’envahisseur. Il a abdiqué son devoir premier. Il abdique donc de fait, par-devers nous. Ce qui fait de nous forcément un peuple sans Souverain, un peuple souverain donc, un peuple à part entière dont la souveraineté ne peut plus être incarnée par tel Souverain indigne, ni aucun autre que nous n’ayons nommément désigné pour être la charnelle et personnelle incarnation de ce que nous sommes. Ce 13 septembre 1759 nous étions un peuple répudié par l’amère patrie.

    Voilà ce que veut dire ce que je dis. Tout le contraire de l’inféodation dont vous m’affublez dans la hâte de votre guerre à l’ennemi.

    Le renversement paradigmatique dont je parle nous fait nous rapproprier notre fierté perdue. Nous fait être... nous fait naître, nous donne une date de naissance. Puisque nous existons, puisque nous sommes un peuple, il nous bien a fallu naître en tant que peuple québécois, en tant que peuple distinct de tout autre, en tant que peuple distinct du peuple de France, nous qui étions partie du peuple de France... nous qui ne le sommes plus, il a bien fallu que nous naissions à autre chose. Je prétends que nous sommes nés ce jour-là, nous sommes-nés à nous-mêmes, ce jour du 13 septembre 1759.

    Cela dit. Ce n’est peut-être que de la poésie, comme on l’a dit...

    Et, j’en suis fier, et je l’oppose à la poésie du vainqueur, je l’oppose au récit de grandeur dont il se pare, je l’oppose à la poésie du vaincu, je l’oppose à la poésie de l’insulte dont vous m’abreuvez.

    Cela dit, vous êtes libre de le faire, on est ici pour ça, pour discuter et présenter ce qui en soi se forme dans l’intime de soi-même, au meilleur de ce qui surgit en nous, pour le présenter aux autres. À chacun de voir ce qui le touche ou ne l’effleure même pas...

    Bonne année 2009

    Si on ne s’occupe pas de la fête, c’est comme la politique, d’autres s’en occuperont à notre place. Maintenant, on pourra passer l’année à s’opposer à la fête des autres, mais on pourra aussi, ou de plus, nous aussi trouver quelque raison de fêter, des raisons qui soient les nôtres, et non pas celles des autres.

    Pour ma part, je prétends que nous formons un peuple. Je prétends que nous formons le peuple souverain du Québec, je prétends que ce peuple souverain du Québec est né distinct du peuple de France, pour ce qu’il est toujours aujourd’hui, un peuple souverain, le peuple souverain du Québec. Soumis toujours à la Loi d’un État usurpateur qui n’a jamais nommément soumis l’Acte qui le fonde, le constitue et le gouverne à la directe et démocratique approbation du peuple souverain.

    Mais vous pouvez être en désaccord... Mais vous ne pouvez m’empêcher ni de penser, ni de parler.

    Ça suffit ! Comme vous dites. Suffit les insultes... J’ose penser librement comme il me plait, comme il plait à un esprit libre et sans complexe, ne vous en déplaise.

    Je ne propose pas de fêter l’Événement de la Conquête, ni bataille qui sera « célébré » ou commémoré sur les Plaines cet été à Québec. Je propose de célébrer ce qui en a résulté, c’est à dire nous. Ce qui dénonce la célébration des canadianisateurs. Je propose de le célébrer cette fière nation, d’en célébrer la naissance, là-même où ce peuple est né, dans la douleur et dans le sang versé.

    Nous le peuple souverain du Québec, toujours vivant !

    Nous, nous pouvons célébrer. Les canadianisateurs eux, ne pourront que « commémorer », leur propre embarras, leur propre honte. Celle de nous offrir le spectacle d’un État qui n’émane pas du peuple. Le spectacle d’un État qui ne survit que par la contrainte, la manipulation, la menace, parce qu’il n’a encore pas rompu les liens d’avec son passé de Conquérant.

    Nous, nous pourrons célébrer. Nous pourrons célébrer en dénonçant sa honte. En dénonçant haut et fort la naissance d’un État de contrainte qui perdure dans les menaces de représailles. Nous nous pourrons dénoncer sa honte, en vertu de ce que nous sommes. Un peuple démocratique et souverain, «  libre d’assumer son destin ». Un peuple distinct né dans les contractions de la bombarde, les entrailles jaillissantes d’un sang neuf, celui qui coule dans nos veines françaises métamorphosées par de jour funeste de la défaite de notre mère patrie. L’amer est morte. Vive l’enfant que nous sommes, peuple souverain bientôt à majorité capable de se gouverner lui-même hors la tutelle sinistre des vainqueurs commémorateurs de pastiches batailles. Nous ne serons pas que des dénonciateurs parce que nous serons ce que nous sommes. Non pas contre l’autre, contre l’envahisseur, mais pour ce que nous sommes, en vertu de ce que nous sommes. Ce que nous sommes est la dénonciation ultime d’un État qui nie ce que nous sommes. Il le nie en se Constituant hors le peuple démocratique et souverain. D’autorité. Sans le nommément consulter.

    Nous pouvons faire ce que vous dites, dénoncer « sans réserve la tenu de cet évènement ». Nous pouvons le faire en vertu justement de ce que nous sommes, nous le peuple souverain du Québec, né distinct du peuple de France le 13 septembre 1759, il y aura 250 ans le 13 septembre 2009.

  • Luc Duranleau, 9 janvier 2009 13h23

    Ça suffit !

    Comment osez-vous véhiculer de tels propos dont le cynisme ne fait que rappeler votre profond complexe de peuple inféodé ?
    Quand les fonds publics des Québécois servent à financer une célébration dont l’objectif ultime est de sans cesse nous rappeler notre statut de citoyen de deuxième classe, incapable de faire autre chose que de ridiculiser ceux qui nous humilient sans vergogne. Un rappel incessant, d’un peuple vaincu à jamais, que vous venez cautionner en agissant comme des colporteurs de bonnes nouvelles concoctées pour vous convaincre que cet événement représenterait une occasion de célébrer notre existence. Foutaise !

    Alors que notre capitale a été agressée militairement par le gouvernement canadien en avril 2001 lors du Sommet des Amériques, alors que ce même gouvernement a utilisé nos fonds publics pour usurper les fêtes du 400e anniversaire de notre capitale, voilà qu’en septembre 2009, vous proposez de célébrer l’événement ?

    C’est franchement scandaleux !

    Cessons d’accepter cette humiliation qui illustre le profond mépris que l’autre nous témoigne sans cesse afin de glorifier son pouvoir sur nous et l’enchasser à jamais dans l’histoire.

    Le Parti indépendantiste dénonce sans réserve la tenu de cet évènement. Il n’y a rien à célébrer ! Ses membres demandent officiellement que cet événement soit annulé dès maintenant et exigent que les fonds publics servent plutôt à appuyer les Québécois à affronter la crise économique qui s’abattera cette année.

    Advenant l’arrogance du gouvernement fédéral à vouloir tenir cette masquarade glorificatrice du militarisme canadien, le Parti indépendantiste organisera une grande marche pour l’indépendance afin de mettre un terme définitif à ce symbole de notre humiliation. J’invite tous les indépendantistes de tous les horizons politiques à se joindre à nous.

    Ralliez-vous à l’indépendance. Dénoncez cet événement. Et militer pour son annulation sans compris.

    Voilà la seule chose à faire pour faire respecter notre dignité et notre peuple.

    Luc Duranleau
    Candidat du Parti indépendantiste
    Jean-Talon et Montmorency

  • Luc Archambault, 9 janvier 2009 10h49

    @ André Vincent

    Vous avez bien compris, la Conquête britannique, la victoire britannique sur les armées du Roi de France, nous qui étions partie du peuple de France, nous a fait peuple distinct du peuple de France, hors le peuple de France. Nous a fait devenir en 20 minutes un peuple distinct du peuple de France, nous a fait peuple souverain sans Souverain, le peuple souverain du Québec.

    Je veux bien croire que cette vision des choses soit inédite, mais je ne vois pas en quoi elle est tordue. Ce qui est inédit et nouveau nous apparaît parfois tordu... il est vrai, l’est-ce pour autant, pour peu qu’on se donne le temps de s’apprivoiser à une vision nouvelle ? À vous de voir...

    Ce qui vous fait cependant tordre ensuite ce qui en découle. Il ne s’agit pas de fêter « notre défaite »... Qui se trouve en fait à n’être pas « la nôtre », c’est celle des armées du Roi de France.

    Il s’agit de célébrer notre naissance à titre de peuple distinct du peuple de France. De fêter notre naissance à titre de peuple souverain du Québec, distinct de tout autre. Nous étions le peuple de France en Nouvelle-France, aujourd’hui nous sommes peuple souverain du Québec. Il y a un moment où il y a eu une transformation. Bien sûr elle n’a jamais été identifiée comme s’étant opérée à une date précise. Ma proposition met en évidence à la fois ce que nous étions et ce que nous sommes devenu en mettant une date sur la transformation qui a dû s’opérer, forcément pour que nous ne soyons plus des Français, pour que nous n’ayons pas davantage été assimilés par les Britanniques, que nous soyons partie du peuple souverain du Québec. Ce changement de nature me semble s’être opéré au moment de la défaite des armées du Roi de France, c’est à ce moment que l’évidence nous est apparue. Nous avons dit que nous avions été abandonné. Je dis que notre Souverain a ainsi abdiqué. Cette abdication, nous fait être hors le peuple de France, nous fait peuple sans Souverain, nous fait peuple souverain.

    Je n’ai rien contre la poésie. Même que j’ai «  toute pour ». Quel est le problème ?

  • André Vincent, 9 janvier 2009 08h45

    Si j’ai bien compris, de la conquète Anglaise sur les Français d’Amérique est né le peuple souverain du Québec. J’ai vu et entendu dans ma vie plusieurs interprétations plus ou moins tordues de notre histoire, mais la vôtre les surpasse toutes.

    Un peuple conquis qui fête sa défaite en se faisant accroire qu’elle est fondatrice du peuple souverain du québec !!!

    Rendu là, c’est de la poésie.

  • Jean-François-le-Québécois, 9 janvier 2009 02h21

    C’est intéressant, cette possibilité de fêter, au fond, ce que nous voudrions bien fêter, en cette occasion.

    Et il est vrai qu’avec ce qu’on a fait, espérant nous assimiler, sur un continent où l’anglais et l’espagnol sont tellement plus importants, en termes du nombre de personnes qui les parlent... La survie de notre culture a quelque chose d’héroïque, oui ! Félicitons-nous !

    Le problème, c’est notamment, que le temps et la démographie, ne sont pas de notre côté. La menace est grande.

    Mais il y a aussi, que nous sommes nombreux, à en avoir plus qu’assez, de toujours en être réduits à jouer ce rôle de ceux qui se félicitent de ne pas avoir disparus... Nous préférerions fêter la naissance de notre pays, nous sentir maître chez nous, et savoir que nous avons un avenir assuré, au lieu de toujours être en situation de dure lutte pour la survie, comme une espèce en voie de disparition...

  • 8 janvier 2009 22h19

    Original, imaginatif et juste.

    Mon cher Luc, bonne et heureuse année 2009.

    (La même chose aux Frappier père et fils ainsi qu’à tous les participants de Vigile.)

    Personne ne sera capable de nous faire croire que l’armée israélienne a raison de faire ce qu’elle fait aux Palestiniens de la bande de Gaza. Si Vigneault a chanté : Tous les humains sont de ma race, les Palestiniens sont des humains.

    Robert Barberis-Gervais

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