«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

Indépendance nationale du Québec

1er Juillet 2014

L’indépendance du Québec revisitée

Chronique de Bruno Deshaies
mardi 1er juillet 2014
1 239 visites 9 messages

Après la cuisante défaite du 7 avril dernier du PQ et celle du Bloc à l’élection fédérale du 2 mai 2011, le changement de direction des souverainistes québécois devrait leur permettre de rebondir en reprenant de l’intensité sur des idées qui s’appuieraient dorénavant sur les fondements de l’indépendance nationale du Québec.

Depuis 1976, les idées confédéralistes demeurent toujours sur la brèche ainsi que toutes les études, les enquêtes, les commissions, les discours, les études innombrables sur les comparaisons entre les pays indépendants ou les nations qui cherchent à y parvenir ou même celles qui y sont parvenus depuis les années 1950.

La carapace québécoise n’a pas encore été percée par tout ce flot d’idées aussi ingénieuses que disparates. Il y a nécessairement des raisons qui expliquent cette faiblesse dans la pensée souverainiste. Les expressions d’opinion par notre élite nationaliste demeurent toujours timorées. Car elle est imprégnée par la tradition fédéraliste qui se cherche une voie à travers des significations confuses du terme de nation.

En ce moment, c’est encore la réforme autour de l’État-Nation et de la démocratie. Le plus bel exemple, la rediffusion de l’entrevue à l’émission de Michel Lacombe, samedi 28 juin 2014 de celle de la fin de mai 2011 avec Gilles Duceppe(voir autour de la 42e minute d’une entrevue d’une heure). Il se dit ex-cathedra : souverainiste en premier, démocratique, pragmatique, progressiste plutôt que l’appellation social-démocratie.

Cette entrevue reflète très bien la position traditionnelle canadienne-français dans ses idées et dans ses mots. En cette journée de la fête du Canada, il serait important de connaître la position traditionnelle du Canada anglais.

La Banque Royale du Canada a édité, en 1967, à l’occasion du Centenaire de la Confédération une brochure intitulée Panorama Canadien (190 p. + une carte des chemins de fer (principaux et d’accès aux ressources), des routes aériennes (canadiennes et étrangères), puis de navigation.

Voici quelques extraits de cette brochure.

Les mots sont significatifs dans la Table des matières : « La Province de Québec » et « L’Ontario ». L’entrée en matière pour chacun de ces deux chapitres s’inspire de clichés mais elle les dépasse en termes symboliques. C’est le « Panorama Canadien » de « sa culture et son peuple ».

Le Québec est une province. Pourquoi ? Parce que « le Canada a entrepris la tâche sans précédent d’unir deux peuples en une seule nation. (p. 13) »

Commentaires

  • Bruno Deshaies, 5 juillet 16h01

    2017-07-05 15:59

    Pour obtenir la version complète de cette chronique, veuillez cliquer sur l’adresse Internet qui suit : http://www.rond-point.qc.ca/premier-juillet-2014-lindependance-du-quebec-revisitee/ ainsi que cette autre chronique au sujet des partis politiques au Québec en 2017 et du défi des indépendantistes (Chronique du 2017-07-05. VOIR http://vigile.quebec/Le-PQ-jusqu-en-2022-et-82795 ).

    S’il est important de déloger les Libéraux du pouvoir à Québec, il n’est pas moins important, par ailleurs, d’animer le peuple au concept d’indépendance.

    La réponse des libéraux aux souverainistes est dans ce texte de Jean-Marc Fournier. Et vous savez à quel point ce ministre du gouvernement Couillard peut être pugnace. Les purs et durs du fédéralisme ont cette foi aveugle du rapports entre les nations dans le respect du « vrai » fédéralisme. L’histoire est de leur côté.

    N’oubliez pas d’aller lire « Le mot du ministre ». Il est fiers d’être à « sa façon Canadien » avec son Premier Ministre Philippe Couillard qui en a fait sa « Politique d’affirmation du Québec et des relations canadiennes proactives. »

    Les partis qui veulent se libérer des libéraux ont un gros mandat sur les bras pour les 18 prochains mois.

    Aller consulter les deux commentaires de Ouhgo (Hugues) St-Pierre du 8 juillet 2014 sur cette chronique.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 8 juillet 2014 09h42

    addendum : Le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, Poëti déclare péremptoirement : Je ne peux vous dire combien ça va coûter, mais on va le faire !

    On le devinait en train de giguer sur le tapis qui recouvre "l’entente de la St-Jean au Saguenay". Harper et Couillard faisant mine d’inventer un nouveau lapin de 7,5 milliards à distribuer aux municipalités pour tout projet prioritaire.

    Montréalais, qui allons bientôt être consultés par Coderre sur le projet couvercle Ville-Marie, souvenons-nous que notre 375ième est aussi leur 150ième ! Exigeons que la marque de Maisonneuve/Jeanne-Mance y supplante le drapeau rouge ! Que le Canada ne vienne pas s’en faire une autre Place du Canada avec la statue Harper !

    Demeurons vigilants !

  • Bruno Deshaies, 7 juillet 2014 23h02

    À l’objection : « Mais le Canada est un beau pays. »

    Bernard Frappier a conçu le syllogisme qui suit :

    Nous avons résisté (survivance)
    Nous avons insisté (partenariat)
    Nous allons exister (indépendance)

    Pastichons le texte de Bernard Frappier :

    Nous avons résisté Nous sommes devenus muets.
    Nous avons insisté Mais le Canada est un beau pays.
    Nous allons exister Décrets du P.M. : pas de péage, pas de pont !

    Ce pastiche du syllogisme de Frappier ne tient pas la route !

    Maurice Séguin écrivait, en 1961-1962, dans Les Normes  :

    « Être lucide, constater la réalité de la provincialisation,
    ce n’est pas se décourager…
    au contraire : c’est une source de dynamisme. »

    VOIR :
    INDÉPENDANCE DU QUÉBEC 355
    LES NORMES EN HISTOIRE (15/20) 5 mars 2009
    « …est-ce une délivrance que d’être, grâce à l’annexion, libéré …de l’indépendance ? »
    Présentation : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-15-20 et Chronique :
    http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CBwQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.vigile.net%2FIMG%2Fdoc%2F4-Vigile-355-05-03-2009.doc&ei=kPS6U6bjJo61yASrloLQBw&usg=AFQjCNFixJ2OA-9oxrkeVTkCnmCueoujqw&sig2=fXJdojqlv47E55AaBEfrzg

    Cette source de dynamisme existe au Québec mais l’excitation, sinon l’agitation de nos élites pour la politique électoraliste, nuit à leur ambition et à celle de l’indépendance nationale du Québec. Que tous ces partisans politiques souverainistes (d’hier à aujourd’hui, êtes-vous là ?) de toutes les formations politiques dites souverainistes, sortez de votre cocon !

    Si vous ne savez pas ou n’avez pas encore conscience que la lutte sera rude, il faudra apprendre que ce ne sont pas des études et des graphiques ou des tableaux statistiques sur les sondages depuis quarante ans qui vont nous donner la réponse. Il faut plus que faire plaisir à l’opinion publique pour faire accepter l’idée d’indépendance du Québec. Branchez-vous sur les indépendantistes ! Toutefois, mettez des idées claires sur les fondements de l’indépendance d’une nation au plan politique d’abord. Les stratégies viendront par surcroît.

    Pour cela, que les politiques souverainistes de tout acabit relisent attentivement le syllogisme de Bernard Frappier.

    Quant au pastiche de ce syllogisme, il faut apprendre à le combattre en se fixant, entre autres comme objectif, de contrecarrer la célébration du 150e anniversaire de la Confédération en y opposant l’optique indépendantiste en fonction de la création de la nation indépendante du Québec.

    Est-ce que le concept de « nation indépendante » est trop nationaliste ? Il ne le sera jamais assez ! Car les adversaires fédéralistes ne se privent pas d’exercer avec force leur « propre » nationalisme à l’égard du Québec sous tous les genres de prétextes et sous toutes sortes de formes inimaginables et créatives pour s’affirmer comme nation canadian. L’exploitation des musées à des fins fédéralistes est incontestablement idéologique. C’est l’idéologie de l’unité canadian et du nationalisme au Canada-Anglais.

    Le chef péquiste de l’Opposition à l’Assemblé nationale devrait sortir maintenant de sa bulle ou de sa maison de verre. Il a un rôle important à jouer auprès des citoyens lucides qui mettent de l’avant le concept de la nation indépendante avant les aléas et les entourloupettes souverainistes que nous connaissons par cœur. Il doit se mettre sérieusement à l’écoute pour se réveiller de sa torpeur. S’il se sent seul ou enfermer dans son cocon, il en est LE seul responsable et les péquistes avec lui. Il faut donner un ton à la lutte nationale et le faire avec des idées claires et nettes.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre, 7 juillet 2014 10h27

    "Les souverainistes sérieux doivent faire face aux impératifs du fédéralisme canadian comme tous les autres pays indépendants qui ont résisté à l’impérialisme de la nation plus forte qui les superposait et les provincialisait."

    Tous les mots sont importants : Les souverainistes (sont muets)
    ...comme tous les autres pays indép. ont résisté (Canada est un beau pays)
    ...à l’impérialisme de la nation plus forte (démographiquement, militairement, historiquement...)
    ...qui les superposait et les provincialisait (territoire, médias, décrets du P.M. : pas de péage, pas de pont !)

  • Pierre Daviau, 5 juillet 2014 14h25

    « Quiconque désire lire tout le contenu du texte doit se référer à http://blogscienceshumaines.blogspot.ca/2014/07/1er-juillet-2014-lindependance-du.html »
    Comment expliquer que depuis un certain temps Vigile omet des textes et modifie les titres choisis par les auteurs ? Une réponse s.v.p.

  • Bruno Deshaies, 5 juillet 2014 11h46

    5 juillet 2014

    « Doit-on conclure que si un référendum sur l’indépendance des USA face à l’Angleterre se faisait aujourd’hui, Obama ferait parti des opposants à l’indépendance américaine ? » (Laurent Desbois)

    Cette question, bien hypothétique en histoire, est tout simplement anachronique et erronée. Le passé est ce qu’il est. Déjà le comprendre comme tel est assez compliqué et encore plus difficile de l’expliquer.

    Cette chronique voulait surtout montrer que les souverainistes québécois ne peuvent pas se détacher de leur histoire collective ou nationale comme groupe humain pour conduire le combat qu’ils veulent faire. L’agitation dans le Présent ne garantit pas l’atteinte de l’objectif désiré dans la tourmente de l’action partisane seulement. La population s’attend à beaucoup plus de leurs leaders souverainistes. Or, ce discours tarde à voir le jour.

    S’imaginer que les Québécois pourront réaliser l’indépendance nationale du Québec sans analyser méthodiquement l’affrontement national entre la nation québécoise et la nation canadian serait se méprendre sur la volonté du Canada-Anglais de maintenir l’unité canadienne coûte que coûte.

    En contrepartie, les Québécois soucieux de leur avenir collectif national soutiennent que l’unité québécoise vaut autant que l’unité canadienne. Ils veulent se doter d’un État souverain tout en reconnaissant les inévitables relations interétatiques entre des nations officiellement indépendantes, c’est-à-dire « agir (par soi) collectivement ». Autrement dit : « Vivre avec les autres, mais par soi. » Être présent au monde, mais distinct de lui et dans la collaboration selon ses fins propres. C’est ce que les Colonies britanniques en Amérique du Nord ont réussi à faire le 4 juillet 1776 mais qui ne fut confirmée internationalement qu’en 1783 par la signature du Traité de Paris.

    Les souverainistes sérieux doivent faire face aux impératifs du fédéralisme canadian comme tous les autres pays indépendants qui ont résisté à l’impérialisme de la nation plus forte qui les superposait et les provincialisait.

    C’est toute la société civile qui doit être appelée à « bouger ». Les volontés de chacun et de tous s’imposent en adhérant à un discours cohérent au plan des idées dans l’optique indépendantiste. Le courant indépendantiste ne passera pas sans cette concertation nationale des Québécois. Les partis politiques souverainistes doivent s’aligner autrement qu’ils ne le font en ce moment.

  • Laurent Desbois, 4 juillet 2014 16h53

    Il y a 238 ans aujourd’hui, les États-Unis ont déclaré l’indépendance à la tyrannie ! Et pourquoi pas le Québec ?

    238 years ago today, America declared independance from tyrany.
    Happy 4th of July !

    From the Brits...//Down with King & Queen.Up to the Liberty.
    National Republican Congressional Committee
    Happy Independence Day !

    https://www.facebook.com/#!/NRCC/photos/a.61029924473.66235.46093654473/10152609482839474/?type=1&theater

  • Laurent Desbois, 4 juillet 2014 16h52

    Réflexion…En ce jour du 4 juillet aux USA…
    Commentaire typique écossais ; « D’accord, alors le USA va célébrer le Jour de la Séparation ou de l’indépendance, lors de leur fête nationale du 4 juillet ? »
    Obama a dit que c’est au peuple écossais de décider lors du référendum en septembre, même s’il a indiqué qu’il ne veut pas que le Royaume-Uni se sépare.
    Doit-on conclure que si un référendum sur l’indépendance des USA face à l’Angleterre se faisait aujourd’hui, Obama ferait parti des opposants à l’indépendance américaine ?

    Typical Scottish response : “Right - so the USA will be celebrating Separation Day on July 4th then ?”
    Obama Sticks His Oar Into Scottish Independence Debate
    Speaking during a press conference with Cameron at the G7 summit Belgium on Thursday, Obama said it was up to the people of Scotland how to vote in September’s referendum, but indicated he did not want to see the UK break-up.
    The Huffington Post UK 05/06/2014
    http://www.huffingtonpost.co.uk/2014/06/05/obama-scottish-independence-european-union_n_5452502.html
    Laurent Desbois : Petite histoire vécue…
    Typical Scottish response : “Right - so the USA will be celebrating Separation Day on July 4th then ?”
    A few years ago, I was on a business trip to Africa, where I met a retired general from the New Zealand army.
    -  How is the Québec separation issue doing ?
    -  Did New Zealand separate from the UK ?
    That was the end of that discussion, and we have become good friends and he now asks me “How is the Québec independence situation coming along ?”
    I must say that I was very proud when he confided to me that a hand full of our very best, The Van Doos, saved his butt during a mission in Uganda… when the British High tailed it and left him high and dry ! LOL
    http://en.wikipedia.org/wiki/Royal_22nd_Regiment

  • Bruno Deshaies, 1er juillet 2014 22h59

    1er juillet 2014 22:54

    Les célébrations des 150 ans de la Confédération

    D’ici trois ans, le Canada va fêter son 150e anniversaire. Cette fête nationale est déjà en préparation. Le thème de l’UNITÉ CANADIENNE occupe déjà l’esprit de ceux et celles qui le prépare.

    Les célébrations des 150 ans de la Confédération s’orientent dans le sens de la présence de l’histoire canadienne par le biais de la revalorisation du rôle des musées à l’échelle canadienne.

    CHAPITRE 5 : LA CONTRIBUTION DES MUSÉES À LA CÉLÉBRATION DU 150E Anniversaire

    L’étude du Comité concernant le 150e anniversaire du Canada a porté en partie sur la contribution des musées. Le Comité a reçu les témoignages de représentants de six musées nationaux et de neuf musées de moindre envergure, ainsi que les témoignages de l’Association des musées canadiens et de l’Association des musées québécois. Dans le présent chapitre, nous examinons les témoignages qui portaient sur la participation des musées à la célébration du 150e anniversaire du Canada, sur les moyens proposés pour amener les gens à se rendre dans les musées en 2017 et sur le rôle possible du gouvernement fédéral en ce qui concerne les musées et le 150e anniversaire.

    Que pensent présenter les souverainistes aux Québécois sur cet enjeu d’ici 2017 ?

    La phrase de Tolstoï, je l’avais mise en exergue dans la conclusion de ma thèse de doctorat en 1973. Plus de quarante ans plus tard, elle demeure toujours d’actualité. Supposons un pastiche de cette phrase. Dixit :

    « Les Québécois traînent l’idée d’indépendance,
    chacun exprime son avis sur la façon de bâtir un pays
    et la fin souhaitée qui serait la bonne. »

    L’histoire qui suit porte sur le fédéralisme canadien dont les indépendantistes désirent se libérer totalement. Cette base est essentielle à la préparation d’une action éclairée par l’élite des indépendantistes auprès de la population québécoise. Les stratégies des politiques au Québec ont besoin d’assises conceptuelles différentes de celles qui les ont guidés jusqu’à ce jour.

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