«Non quia timemus non audemus, sed quia non audemus, timemus»
-(Sénèque)
«Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur».

1000 $ contre un diplôme d’études secondaires

Tribune libre de Vigile
mardi 13 juin
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Pour tenter de contrer le décrochage scolaire, l’homme d’affaires Mitch Garber propose de remettre 1000 $ aux diplômés des écoles secondaires publiques, une proposition pour le moins originale qui a fait couler beaucoup d’encre.

En argumentaire à sa proposition, M. Garber évoque le fait que cette récompense ne couterait que 60 millions par année, à savoir l’équivalent de 0,3 % du budget annuel de 18 milliards du ministère de l’Éducation du Québec. En revanche, le décrochage scolaire coûte plus de 1,9 milliard par année au Québec, selon les participants réunis aux Journées de la persévérance scolaire, l’an dernier, en plus d’entraîner de graves répercussions, notamment au niveau de la délinquance, de l’aide sociale et du chômage.

À mon sens, une telle « gratification » monétaire rate la cible contre le décrochage scolaire même si Mitch Garber allègue « que l’argent est une réalité pour tout le monde ». Une réalité, certes, mais qui transgresse de plein fouet les véritables objectifs reliés au succès scolaire, notamment la valorisation de soi.

En réalité, les quelque 60 millions que coûterait cette mesure devraient, selon moi, être investis plutôt en amont par l’engagement de personnels spécialisés et compétents dont l’expertise contribuerait à pallier à la source les raisons reliées au décrochage scolaire.

Henri Marineau
Québec

Commentaires

  • Marc Lapierre, 16 juin 19h40

    Cette solution du 1000$ est farfelue, mais venant de lui, elle ne m’étonne pas.

    Car quoi qu’en pense cet être lumineux issu du peuple élu, peuple qui est le "trésor de Dieu" dixit Bernard-Henri Lévy, tous n’ont pas la même fascination pour le veau d’or, la luxure et le matérialisme primé par ses copains prédateurs mondialistes.

    Mais quelle chutzpah quand même. Maudit baveux ! Colonialiste à marde qui pense qu’il peut fourrer nos enfants avec une poignée de change ’stie. Alouette je te ploumeray !

    Les conditions pour la réussite scolaire de nos enfants sont bien connues, mais pour les appliquer il faudrait autre chose que des pleutres. Parce que pour réussir, il faudra s’attaquer aux privilèges de nos maitres et démonter un ingénieux système de détournement de fonds qui fait passer les impôts des travailleurs québécois des régions vers le système d’éducation en or de la soi-disant minorité anglaise. Et Dieu sait que s’il y a un sujet tabou au PQ c’est bien le surfinancement des systèmes parallèles anglophones d’éducation et de santé. Que voulez-vous : "On n’aime pas ça la confrontation nous autres au PQ". Misère !

    Pour que nos jeunes réussissent mieux à l’école, les solutions sont relativement simples pourtant.

    Premièrement, financement du système scolaire anglophone au prorata de sa population. 8% d’anglos = 8% du financement. À l’heure actuelle le système anglophone récolte 16% du financement au primaire, 25% au secondaire et 36%, oui, vous avez bien lus, 36% au niveau universitaire. C’est un système colonial qui ne dit pas son nom (le même phénomène existe en santé d’ailleurs). Si on met fin au surfinancement des systèmes anglophones parallèles, on sera soudainement multimilliardaire. Imaginez combien on en repeint des écoles avec deux milliards de plus par année !

    Deuxièmement, cesser de financer les écoles privées, illégales et/ou religieuses. Les riches veulent envoyer leurs enfants à l’école privée ? Fort bien, qu’ils payent le prix RÉEL. En Ontario, si un parent francophone veut envoyer son fils dans une école privée francophone, il paye le plein prix et le gouvernement ne mets pas cinq cents dans le "pot". Pourquoi ici nous le faisons ? Réponse : Un système d’apartheid colonial subtil et bien rodé.

    Troisièmement, ramener nos taux d’immigration à ceux des autres pays de l’OCDE, voire moins. Actuellement nous recevons de trois à quatre fois trop d’immigrants. Nous savons que ce sont essentiellement pour des raisons politiques et la question étant sensible, les universitaires osent rarement évaluer ce que nous coûte cette immigration de masse. Il y a eu l’excellent ouvrage de Dubreuil et Marois "Le remède imaginaire" et plus récemment, l’institut Fraser qui a chiffré à 4 milliards par année pour le Québec les frais de cette immigration totalement inutile au plan économique et démographique en plus de poser des problèmes de cohésion sociale.

    Nous ignorons encore précisément quelle pression cet afflux massif de personnes fait peser sur nos systèmes de voirie, transports en commun, files et listes d’attente dans le domaine de santé. Mais je sais en tant que père d’une élève du secondaire à Montréal que ses professeurs peinent à enseigner à des élèves qui n’ont pas le niveau requis et qui retardent les autres avec des carences au niveau de la langue française en particulier et ce même s’ils étudient en français depuis déjà sept ans. Que voulez-vous, quand ils arrivent à la maison c’est l’anglais avec les parents, The Gazette pour l’information et la télé américaine pour les distractions ! Mais Jean-Marc Fournier s’inquiète pour eux !

    La réalité de l’école montréalaise aujourd’hui c’est un Simard, un Tremblay, une Gagnon et 25 immigrants. Nous sommes depuis longtemps déjà en minorité chez nous. Cela peut sembler difficile à croire pour un résident de Québec ou de Roberval, mais à Montréal, ce sont les p’tits Fortin qui sont victimes de racisme à l’école. Ils se font traités de fils et filles de putes puisque les manuels d’histoire concoctés par des ignorants anonymes à Québec enseignent aux fils d’immigrants que tous les Québécois descendent des Filles du Roi et que celle-ci étaient tous des putains sans exception (ce qui est évidemment faux et calomnieux). Les dysfonctionnaires du Ministère de l’Éducation dépensent beaucoup d’énergie à nous dépeindre comme des méchants alcooliques paresseux, car cela est très important voyez-vous, mais la français...bof !

    La preuve ? La moyenne de groupe en français dans la classe de ma fille en secondaire un est de 63% et elle est dans une école publique relativement "prestigieuse" dans un des derniers quartiers encore "assez francophone". Après on essaie de nous faire croire que ces jeunes immigrants vont devenir des francophiles aguerris ? Tout ce qu’ils espèrent c’est d’enfin finir leur secondaire pour aller s’inscrire dans un collège anglophone, faisant par le fait même gonfler les budgets de ces institutions. On n’en sort pas : nous sommes dans une colonie et nous disparaitrons comme peuple à moins qu’un coup de barre inédit soit donné. Inutile de mentionner qu’être professeur dans ces conditions relève plus de la vocation que d’un besoin de transmission du savoir. Il faut donc aussi soutenir les profs par l’ajout de professionnels d’appoint (orthopédagogue, TS, etc.).

    Donc, réduction drastique de l’immigration (35% des immigrants sont au BS, mais évidemment le PLQ et QS diront que c’est de la faute des méchants Québécois racistes) afin de désengorger les classes, retrouver une cohésion sociale et ainsi mettre fin à cet apport massif d’individus souvent carencés qui a un effet délétère sur l’ensemble du corps étudiant. Autrement dit, nos jeunes payent et sont pénalisés dans leur droit d’obtenir une éducation de qualité et cela seulement parce que les fédéralistes au pouvoir augmentent sans cesse les seuils d’immigration alors que la science dit qu’il faut pourtant faire le contraire. Leurs lubies vont détruire des générations des nôtres.

    Déjà qu’ils nous volent par toute sorte de stratagèmes depuis 2003, voilà qu’en plus ils s’attaquent à ce que nous avons de plus cher, soit nos enfants. Une chose est sûre : tout le monde chiale que les routes sont défoncées, que le métro est toujours plein ou brisé, que les urgences débordent, que les signalements à la DPJ augmentent, mais personne ne se demande s’il est normal d’ajouter un quart de millions d’individus du tiers monde à chaque cinq ans dans une ville comme Montréal sans que nos services et infrastructures croulent sous la pression. Pas le droit de parler de ça. Sinon c’est la fatwa politico-médiatique.

    Enfin quatrièmement, sortir les apprentis sorciers du ministère de l’Éducation et virer tous ces pleutres de dysfonctionnaires trotsko-LGBTX2XW45RTbzzz2X-le-mâle-blanc-hétéro-est-un-monstre-à-castrer et redonner la parole aux enseignants dans la construction des programmes scolaires. Redonner une fierté aux jeunes en enseignant une histoire non culpabilisante et positive et laisser les garçons être des garçons (courir, se chamailler et jouer à qui pisse le plus loin).

    En voilà quatre solutions. On n’a pas besoin d’un maudit colonialiste de Westmount pour venir se mêler de nos affaires. Si il aime ça coloniser et détruire des peuples il n’a qu’a allé en Israël. Ils sont passés maitres dans l’art de faire danser des goys pour des "peanuts".

    C’est pas un chèque de BS qu’on veut. Nous voulons des nations cohérentes plutôt que la tour de Babel que les multiculturalistes à la Soros et son caniche Trudeau nous concoctent pour notre plus grand malheur. Ce que nous voulons, M. Garber, c’est un pays à nous et débarrassé de votre clique de sangsues qui nous volent depuis 254 ans en essayant de nous faire croire que c’est pour notre bien.

  • Jean Lespérance, 15 juin 00h22

    Tout le monde ou presque veut avoir un permis de conduire le plus vite possible. Or en reliant l’obtention du permis de conduire à la réussite scolaire, en motivant les jeunes, les chances de réussites scolaires seraient beaucoup plus grandes que sans aucune incitation.

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